Comédie
historique de Georges Dupuis, mise en scène de Yves Pignot,
avec Pascal Ivancic, Philippe Ivancic, Valérie Karsenti,
Jean Hache, Rosalie Symon, Firmine richard et Laurent Benoît.
Dans son édito de rentrée, Colette
Nucci, directrice du Théâtre 13, prophétise,
tel un augure, en écrivant "quelque chose me dit
que les vents nous seront favorables pour le décollage
de cette nouvelle saison".
Termes judicieux pour introduire, une création, "Le
vol de Kitty Hawk" de Georges Dupuis, qui raconte l'épopée
aérienne des premiers fous volants que furent les méconnus
frères Wright.
Pièce d'actualité en cette période célébrant
le centenaire de l'aviation, elle mérite bien le sous-titre
de "comédie exaltée" tant par son sujet
que par la belle aventure théâtrale qu'elle a suscitée
depuis son atterrissage, par l'intermédiaire des ailes
de l'oiseau de La Poste sur le bureau de Colette Nucci.
Pour demeurer dans une métaphore aéronautique,
le sujet a fait décoller les comédiens Pascal
et Philippe Ivancic, frères jumeaux à la ville,
qui sont à l'origine du projet qu'ils voient aujourd'hui
concrétisé dans une aérienne mise en scène
de Yves Pignot.
"Le vol de Kitty Hawk" fait entrer dans l'intimité
de ces deux frères, le jovial Orville (Pascal Ivancic)
et le taciturne Wilbur (Philippe Ivancic) soutenus par une famille
amène - un père pasteur, prosaique et entreprenant
commerçant qui croit aux rêves de ses fils (Jean
Hache), et une soeur dévouée (Rosalie Symon) -
une voisine pétulante et circonspecte (Firmine Richard),
un scientifique (Laurent Benoît) et, surtout, une jeune
et jolie photographe qui ne révèle pas tout (Valérie
Karsenti).
Pièce en décor réaliste et en costumes
d'époque, bénéficiant d'une distribution
solide et homogène, "Le vol de Kitty Hawk"
est un spectacle tous publics qui enthousiasmera petits et grands
qui aiment les belles histoires d'humanité dans lesquelles,
de surcroît, les petites histoires des hommes font la
grande histoire de l'homme avec une majuscule. On lui souhaite
donc bon vent ! |