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Brooklyn
Clandestine  (Ctrl Alt Del Records / Discograph)  octobre 2008

La musique fonctionne parfois un peu comme la gastronomie. Il arrive par exemple que le fameux Guide rouge fasse l'honneur de ses étoiles si convoitées à tel ou tel établissement à peine ouvert, voire pas encore ouvert si par hasard le chef jouissait déjà d'une belle reputation.

Et bien il en va de même en musique. Le buzz, comme il est de coutume d'appeler le phénomène pour avoir l'air dans le coup, décide plus sûrement du succès d'un album que l'album lui-même.

De Arctic Monkeys jusqu'à La Chanson du Dimanche, en passant par The Do, tout est affaire de buzz avec ses hauts et ses bas, ses réussites et ses échecs (mais toujours sans remord, le buzz ne peut pas avoir tort, il est seulement incompris). Le buzz est également un grand voyageur mais curieusement il préfère souvent le sens Londres (ou New York) vers Paris que le contraire, c'est le côté snob du buzz.

Mais cette fois, c'est (un peu) différent. Car en effet, si le buzz est bien anglosaxon, le groupe au coeur du cyclone (disons une petite tempête tropicale) est bien français. Amazing, indeed !

Ainsi donc, les français de Brooklyn (oui, je sais, c'est extrêmement drôle) ont été repérés par un groupe anglais dont je tairai le nom alors qu'ils jouaient dans un petit pub parisien (Brooklyn, pas Razorlight – oups je l'ai dit – dont l'histoire ne dit rien sur ce qu'ils pouvaient bien faire ici). Dès lors, Brooklyn n'eut de cesse d'assurer les premières parties des Razorlight mais aussi de vrais groupes, comme The Kooks ou les Wombats. Il n'en fallait pas plus pour qu'ils se fassent buzzer outre-Manche mais aussi (de source sûre) au Japon, comme Mireille Mathieu ou bien Fancy.

Tout cela pour dire que nos dynamiques compatriotes ont fait forte impression et que leur album sortira même là où seuls les trains ne roulent pas à l'envers avant la France, les ingrats !

Quoi qu'il en soit, les Brooklyn frappent fort avec Clandestine, véritable usine à tubes, mêlant joyeusement le rock de grand papa façon Happy Days, celui de papa avec leurs airs de Beatles ingénus et une pop énergique très anglo-saxonne avec des reprises de refrains à plusieurs voix, pleines de joie, qui fait penser aux tout aussi jeunes Pete and the Pirates ("Only Changing") ou encore à Placebo ("Heart Lies") lorsque la voix se fait plus rock.

Taillé pour la scène et les dance floor, cet album ne vous laissera pas de marbre. Néanmoins, sans surprise, il risque de lasser assez vite et une écoute de bout en bout peut révéler quelques moments sinon d'ennui au moins d'inattention, le manque d'aspérités en faisant un album à écouter d'une oreille distraite. Ceci dit, comment résister aux très sautillants "Volcanology" ou "Stay around" !

S'il n'est pas original pour un sous et qu'il ne restera sans doute pas dans les annales de la pop musique, Clandestine est tout de même frais et gai, de quoi amuser la galerie un moment. Et surtout, écoutez ce disque jusqu'au bout, le titre caché après l'inutile ballade "Clean" est peut-être bien le meilleur de l'album, en tout cas le plus drôle !

Quoi qu'il en soit, buzz ou pas, Brooklyn mérite tout autant son succès que ses grands frères anglo-saxons, comme quoi on peut se faire buzzer en beauté !

 

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En savoir plus :
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David         
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# 30 novembre 2008 : une pluie de nouveautés

Le temps est à la pluie et au froid, raison de plus pour écouter de la musique ou vous octroyez un moment lecture bien au chaud chez vous, ou aller au théâtre et au cinéma.

Côté musique :

"Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon" de Get Well Soon,
"Hurricane" de Grace Jones,
"Xoxo Panda and the new kid revival" de Her Space Holliday,
"How we became" de Jeremy Warmsley,
"Ciné Magique" de Lily Frost,
"L'entredeux" de Marianne Dissard qui nous fait partager 4 titres en Froggy's Session,
"Bits" de Oxford Collapse,
Thomas Tantrum, Eugene McGuinness, Mr B the gentleman rhymer et Baddies à la Flèche d'or pour Rock is Dead #2
The Bellrays, Kabu Ki Buddah, Raymonde Howard et Second Sex au Fil de Saint Etienne
Et une nouvelle émission du Morceau Caché intitulée La biographie en temps réel

Au théâtre :

"Le songe d'une nuit d'été" aux Ateliers Berthier
"Othello" au Théâtre National de l'Odéon
"Les bouts de bois de Dieu" au Théâtre de la Tempête
"Gombrowiczshow" au Théâtre National de Chaillot
"Devant la parole" à la Maison de la Poésie
"Le repas" à la Maison de la Poésie
"Diagnostic" au Théâtre Daniel Sorano à Vincennes
"Les muses orphelines" à l'Aktéon Théâtre
"Mangiare" au Théâtre du Soleil
"Audimat" au Trianon
"Vu duo c'est différent" au Point Virgule
"Michel Hermon - Compagnons d'enfer" à la Péniche Opéra
et des reprises à ne pas rater : le Molière 2008 du meilleur spectacle seul en scène "Un monde fou" au Petit Théâtre de Paris avec Eric Métayer et une version savoureuse de "La flûte enchantée" au Théâtre des Mathurins

Expositions avec :

"Pollock et le chamanisme" à la Pinacothèque de Paris
"De Miro à Warhol - La collection Berardo à Paris" au Musée du Luxembourg

Lecture avec :

"Des néons sous la mer" de Frédéric Ciriez
"La mesure du temps" de Helon Habila
et dans la catégorie "Beaux livres" le catalogue de l'exposition "Picasso et les maîtres"

et du cinéma :

Edward au main d'argent de Tim Burton
un portait de Jason Statham
"Mesrine : L'ennemi public N°1" de Jean François Richet
"The duchess" de Saul Dibb
et "Vilaine" de Jean Patrick Bene et Allan Mauduit

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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