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Interview  (Paris)  10 septembre 2008

Rencontre avec Cornflakes Heroes, placée sous le signe de la bonne humeur, ces quatre musiciens se sont prêtés à l'exercice de questions réponses avec humour et générosité.

Questions autour de leur deuxième album, Dear Mr Painkillers, sorti le jour même chez Greed Recordings.

Pouvez-vous nous résumer l'histoire du groupe en deux mots ?

Claire : Amitié, bières, musique. Thomas et David on commencé très jeunes, ils étaient à l'école ensemble, ils étaient trop mignons à l'époque. (rires)

Ils ne le sont plus ?

Claire : Si, mais ils étaient plus mignons à l'époque, ils avaient le même pull, trop mignons. (rires)

Thomas : Mais qu'est-ce que tu racontes ?

Claire : Ben, c'est l'histoire du groupe !

Thomas : Non, ça c'est la pré-histoire du groupe...

Claire : Au collège, ils ont monté un groupe, avec un batteur qui jouait sur des cartons, c'était très tendance à l'époque, maintenant un peu moins. Puis Thomas est parti faire d'autres choses. David a joué dans un autre groupe, avec moi. Ils se sont remis à travailler des morceaux ensemble, en acoustique. Ils ont décidé de faire ça électrifiés, ils ont fait des essais avec différentes personnes. Finalement, Vincent, qui jouait dans le groupe de Thomas, est venu faire la batterie, et moi qui jouais dans le groupe de David, je suis venue jouer de la basse.

Qui est à l'origine du nom du groupe et de la signification que vous lui donnez ?

Thomas : C'est moi, en fait. C'est parti d'un morceau qu'on avait composé, qu'on a jamais sorti d'ailleurs, on cherchait un nom de groupe et on a gardé celui-là.

Pas facile de trouver un nom de groupes.

Thomas : Non, pas facile, mais on trouvait que ça sonnait bien. Avec tous les noms qui ont déjà été pris... on pensait à Cure, Sonic Youth et, en cherchant sur internet, on a vu qu'il y avait des petits groupes qui avaient déjà ces noms là. (rires)

Comment définiriez-vous votre musique et votre "chapelle" musicale ?

Claire : Personnellement, je suis agnostique, donc pas de chapelle musicale.

Thomas : Pas de chapelle !

Vincent : Question suivante, s'il vous plait !

David : Un mélange de Rock, de Pop et de Folk.

Thomas : On n'essaie pas de composer dans un style particulier, on fait de la Pop, du Rock...

David : Folk ! Un mélange des trois.

Claire : Moi je suis nulle à mettre des étiquettes, je n'aime pas ça en plus.

Vincent : C'est pour ça qu'il pose la question...

Claire : C'est ça, c'est pour montrer qu'on est nul en musique, en fait.

Non, juste pour vous embêter. Quand on lit des choses sur les groupes, il y a toujours quelqu'un pour mettre des étiquettes et j'aime bien avoir l'avis des groupes sur ces choses.

David : D'un autre coté, on n'a pas écrit beaucoup de trucs sur nous.

Thomas : Si, quelqu'un a dit qu'on ressemblait à Radiohead, des mecs du Metal je crois.

David : Ah oui, c'est pas du Metal, donc c'est de la Pop ! (rires)

Deuxième album, racontez-nous l'enregistrement. Où et avec qui ?

David : On l'a enregistré au Minipop Studio, à Paris, pas très loin d'ici.

Thomas : Avec Bastien Lemoine, enregistré en une semaine, on s'est bien amusé. Ça nous changeait du précédent. Il avait été enregistré à la roots dans une salle aménagée, là ça faisait plus conditions studio, il y avait plein de beaux instruments disponibles, c'était très sympa.

Claire : C'était bien de pouvoir faire venir des gens, des amis, pouvoir leur faire enregistrer des pistes, des improvisations. Avoir le temps d'improviser, par rapport au premier enregistrement, c'était vraiment bien.

Quels changements avez-vous ressentis, artistiquement depuis le premier ?

Claire : On a pris le melon. (rires)

David : La bonne ambiance est retombée... Non, l'album est plus sombre, plus réfléchi aussi.

Claire : On jouait les morceaux de Dear Mr Painkillers depuis longtemps en concert, on les avait beaucoup joués et on avait une idée précise de la façon de les faire sonner. C'est Thomas qui écrit les morceaux en acoustique, et les textes, et j'ai trouvé que les textes étaient plus sombres. Un peu moins second degré.

Thomas : J'ai passé une grosse période de déprime, j'ai fait quatre tentatives de suicide. (rires)

Pourquoi chanter en anglais ?

Thomas : Parce que plus naturel. Ayant écouté énormément de groupes qui chantent en anglais, ça me paraît naturel de chanter comme ça. On te dira que c'est l'occasion de dire n'importe quoi, parce que les gens ne vont pas comprendre mais non, c'est pas le cas.

Vincent : Est-ce qu'on serait capable d'écrire en français ?

Thomas : Oui, voilà, ça viendra peut-être plus tard.

Claire : Pour faire swinger le français, il faut écrire très, très bien. L'anglais, il y a un rythme naturel, c'est plus facile de le caser sur de la musique. Le français, c'est plat, les anglais appellent ça le "machine gun language", il y a pas de variations, pas d'intonations. Et puis, personnellement, je crois que je n'ai presque jamais écouté un groupe qui chante en français.

Les autres : Oh, arrête...

Claire : Non, jamais je n'écouterais du Gainsbourg ou du Noir Désir chez moi.

Thomas : C'est un gros débat entre nous.

Quel est l'accueil de ce deuxième disque ?

Thomas : Quelques chroniques plutôt bonnes, dont une sur un webzine américain. Ça fait plaisir de se lire en anglais. Et puis, comme la sortie du disque c'est aujourd'hui, on attend les chroniques.

Concilier un travail plus Cornflakes Heroes, ce n'est pas un peu compliqué pour organiser des concerts, une vie de groupe ?

David : Non pas vraiment.

Thomas : On s'organise.

Claire : On ne peut pas jouer trois fois dans la semaine sur Paris, je dis non !

Vincent : Ce n'est pas plus mal de rester amateurs et de faire la musique en ayant un boulot à côté.

David : Ce sont les perdants qui disent ça. (rires)

Vincent : De toute façon, je crois qu'il n'y a que trois pour cent des musiciens qui arrivent à en vivre. Faut pas rêver. C'est une liberté de pouvoir jouer en ayant un travail à côté.

Claire : L'enregistrement de l'album a été auto financé avec ce qu'on avait gagné en faisant des concerts. Si on peut continuer à fonctionner comme ça, ce serait super bien.

Thomas : Puis on fait de la musique pour nous, pas pour les autres. (rires)

David : Personnellement, je prends ça comme un luxe de pouvoir notre musique comme ça.

Qui a fait la pochette de Dear Mr Pain Killer ?

Vincent : Un artiste de Caen, qui s'appelle Gablé.

Claire : Il avait déjà fait la pochette du premier. Il est dessinateur et musicien, il est super bien dans les deux domaines d'ailleurs. Il vient d'ouvrir un atelier à Caen, où il expose ses peintures.

 

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La chronique de l'album Off with your heads de The Cornflakes Heroes
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Cornflakes Heroes en concert à Rigoletto (samedi 28 novembre 2009)

En savoir plus :
Le site officiel de Cornflakes Heroes
Le Myspace de Cornflakes Heroes

Crédits photos : Nicolas Rakotopare (la série complète sur Taste of Indie)


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Cornflakes Heroes (10 septembre 2008)


# 14 mars 2010 : blanket me sweet nurse

Ces premiers mots issus de la chanson "Saint Mary" de Sparklehorse viennent saluer celui qui avait survécu à un précédent suicide et qui avait dédié cette chanson à ses sauveurs. Cette fois ci, Mark Linkous n'écrira plus les chansons qui nous ont tant touché et ému. Paix à son âme maintenant qu'il va pouvoir jouer avec son ami Vic Chesnutt, lui aussi trop tôt disparu il y a peu. Hommage aussi à Jean Ferrat, père incontesté d'une certaine chanson française, poétique et militante qui vient de nous quitter, à 79 ans après une carrière exemplaire et intergénérationnelle.

The show must go on... alors voici le programme de la semaine :

Côté musique :

"Vexations" de Get Well Soon,
"The Law of Large Numbers" de Emma Pollock,
"Heart of my Own" de Basia Bulat,
"Youth" de Kissy Sell Out,
"Turn Ons" de The Hotrats, Gaz Coombes et Danny Goffey aka Supergrass nous ont à cette occasion accordé une interview,
le premier album de The Unwinding Hours,
"Hidden" de These New Puritans,
Efterklang en interview à l'occasion de la récente sortie de "Magic Chairs",
Bertrand Louis également en interview pour présenter "Le Centre Commercial", son nouvel album, le tout accompagné de 2 titres en Froggy's Session,
Interview également pour Mell qui a aussi fait sa Froggy's Session avec 4 titres dont une reprise de Hank Williams...
Froggy's Session également pour Turner Cody, qui se frotte quant à lui à Leonard Cohen.
Du live avec :
JP Nataf et Silvain Vanot au Grand Mix de Tourcoing,
TV Glory et Pony Pony Run Run à l'Aéronef de Lille,
Et enfin le Fil Eclectique #5 en direct du Fil de Saint-Etienne et en podcast sur Froggy's Delight, pour un tour de l'actualité culturelle ligérienne et plus généralement musicale, émission toujours aussi drôle et intéressante !

Au théâtre :

"Hobb story" au Théâtre Le Tarmac de La Villette
"RER" au Théâtre de la Tempête
"Stabat Mater " au Théâtre Le Lucernaire
"Le grenier " au Théâtre du Rond Point
"Elias Leister a disparu" au Théâtre 13
"Ode maritime " au Théâtre de la Ville
"La première gorgée de bière" au Théâtre du Rond Point"
la Master Classe de mars 2010 de Jean-Laurent Cochet
et une reprise à ne pas rater :
"Attila, reine des Belges" au Théâtre Le Lucernaire

Lecture avec :

"Hors d'atteinte" de Karin Slaughter
"Soins définitifs " de Karin Wahlter

Exposition avec :

"Patrick Jouin - La substance du design" au Centre Pompidou

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

 

           
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