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Me and Armini  (Rough Trade)  septembre 2008

Découverte d'abord parce qu'elle fut la voix au sein de divers groupes, Emiliana Torrini sortit un premier disque en 1999, Love in the Time of Science, signé chez One Little Indian, notamment connu pour avoir accueilli en son sein Björk, aînée et compatriote de la jeune islandaise. Il n'y a pas de hasard.

Produit par Roland Orzabal (Tears for fears), ce premier album avait reçu un bel accueil, tout du moins des médias et d'un auditoire curieux de nouveautés à défaut d'avoir réussi à pénétrer comportement le foyer de la ménagère de moins de 50 ans.

Pourtant, quelques années plus tard, une chanson lui permettra de marquer les esprits. "Golum's Song" sur la B.O. du deuxième volet de la trilogie du Seigneur des Anneaux lui apportera, en effet, un petit succès.

Pourtant en 2005, lorsque sort Fisherman's Woman, son deuxième album, son éphémère succès n'est plus que du cinéma et l'accueil ressemble peu ou proue à celui réserver à son premier disque. Le disque est pourtant assez réussi, offrant quelques mélodies fragiles et dépouillées dans la droite lignée de ces filles du nord, Stina Nordenstam et l'inévitable Björk en tête.

Mais l'actualité de Torrini, c'est son troisième album, Me and Armini, qui continue de creuser le sillon de la folk intimiste, voire minimaliste, aperçue sur Fisherman's Woman. Piano effleuré, clochettes féériques, guitares légères comme l'air et une voix douce et sensuelle au service de mélodies tour à tour mélancoliques, enjouées ou poignantes sont les ingrédients (enfin) joliment dosés de cet album simple et touchant.

Si tout n'est pas parfait, force est de reconnaître que la jeune femme a su varier les plaisirs et évite certaines platitudes communes à de trop nombreux albums de folk dont les seuls talents vocaux ne suffîsent pas à susciter l'attention. Ici, les chansons ont du relief, les mélodies ne sont pas que prétexte à une déclamation sans fin.

Et c'est avec une grande liberté et un peu d'ingéniosité que Torrini passe avec délicatesse d'une ballade très islandaise (froid dehors et chaud dedans) comme "Birds" à une sorte de reggae sautillant ("Me and Armini", sur lequel flotte l'ombre de Sinead O Connor) ou un rock plus sombre ("Gun", aux faux airs de Björk) sur lequel la voix se voile d'une goutte d'acidité qui tranche agréablement avec le chant parfois un peu midinette de la demoiselle.

Mais c'est précisément cette diversité qui fait l'attrait de Me and Armini, sauvant ce disque d'une fosse commune dédiée au folk au profit d'une pop à la fois mélancolique et joueuse des plus sensuelles à défaut d'être totalement excitante.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Fisherman's woman de Emiliana Torrini

En savoir plus :
Le site officiel de Emiliana Torrini
Le Myspace de Emiliana Torrini


David         
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# 14 mars 2010 : blanket me sweet nurse

Ces premiers mots issus de la chanson "Saint Mary" de Sparklehorse viennent saluer celui qui avait survécu à un précédent suicide et qui avait dédié cette chanson à ses sauveurs. Cette fois ci, Mark Linkous n'écrira plus les chansons qui nous ont tant touché et ému. Paix à son âme maintenant qu'il va pouvoir jouer avec son ami Vic Chesnutt, lui aussi trop tôt disparu il y a peu. Hommage aussi à Jean Ferrat, père incontesté d'une certaine chanson française, poétique et militante qui vient de nous quitter, à 79 ans après une carrière exemplaire et intergénérationnelle.

The show must go on... alors voici le programme de la semaine :

Côté musique :

"Vexations" de Get Well Soon,
"The Law of Large Numbers" de Emma Pollock,
"Heart of my Own" de Basia Bulat,
"Youth" de Kissy Sell Out,
"Turn Ons" de The Hotrats, Gaz Coombes et Danny Goffey aka Supergrass nous ont à cette occasion accordé une interview,
le premier album de The Unwinding Hours,
"Hidden" de These New Puritans,
Efterklang en interview à l'occasion de la récente sortie de "Magic Chairs",
Bertrand Louis également en interview pour présenter "Le Centre Commercial", son nouvel album, le tout accompagné de 2 titres en Froggy's Session,
Interview également pour Mell qui a aussi fait sa Froggy's Session avec 4 titres dont une reprise de Hank Williams...
Froggy's Session également pour Turner Cody, qui se frotte quant à lui à Leonard Cohen.
Du live avec :
JP Nataf et Silvain Vanot au Grand Mix de Tourcoing,
TV Glory et Pony Pony Run Run à l'Aéronef de Lille,
Et enfin le Fil Eclectique #5 en direct du Fil de Saint-Etienne et en podcast sur Froggy's Delight, pour un tour de l'actualité culturelle ligérienne et plus généralement musicale, émission toujours aussi drôle et intéressante !

Au théâtre :

"Hobb story" au Théâtre Le Tarmac de La Villette
"RER" au Théâtre de la Tempête
"Stabat Mater " au Théâtre Le Lucernaire
"Le grenier " au Théâtre du Rond Point
"Elias Leister a disparu" au Théâtre 13
"Ode maritime " au Théâtre de la Ville
"La première gorgée de bière" au Théâtre du Rond Point"
la Master Classe de mars 2010 de Jean-Laurent Cochet
et une reprise à ne pas rater :
"Attila, reine des Belges" au Théâtre Le Lucernaire

Lecture avec :

"Hors d'atteinte" de Karin Slaughter
"Soins définitifs " de Karin Wahlter

Exposition avec :

"Patrick Jouin - La substance du design" au Centre Pompidou

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

 

           
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