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Comme Un Enfant  (Mercury)  septembre 2008

Surprenant. C'est peut-être l'adjectif qui le caractérise le mieux. Car depuis ses débuts, du moins depuis sa récente médiatisation, et le concours CQFD qu'il remporte en 2005, Spleen ne cesse d'étonner.

D'abord par ses prestations scéniques (toujours généreuses et festives), mais aussi par sa propension à s'entourer des bonnes personnes alors qu'il n'est encore qu'un inconnu. On le voit notamment aux côtés de Devandra Banhart lors d'un concert-happening place de la Bourse et sur la scène du Festival Indétendances. Là il chante, là il danse, là il joue. En tutu, ou torse-nu. Peu importent les conditions dans lequelles il évolue, il est là, il en impose. Allez, lâchons le mot : il en jette. Il donne tout, avec toujours autant d'entrain et de passion.

Mais assez parlé de la scène. Car ce qui nous intéresse ici est sa musique et elle seule. Le revoici donc, trois ans après le confidentiel et non moins brillant She was a girl, avec une petite perle, belle surprise de cette rentrée maussade : Comme Un Enfant.

Si de rares morceaux peuvent décevoir (le pourtant remarqué et second single "Love Dilemme"), la grande majorité de l'opus séduit. Et c'est peu de le dire. A son omniprésent beat box (répéré notamment sur "Tu l'aimeras" ou "Le roi"), il mêle balades nostalgiques et envolées lyriques (le magnifique "Peter Pan" avec Cocorosie), jazz groovy ("Yaoundé"), flow hip-hop, choeurs et mélodies.

L'album est ici encore hanté par l'amour (Cf. la première piste), que ce soit celui de l'écriture et plus généralement de la création ("Stylo et stereo"), de la mère ("Mama capella"), du pays ("Yaoundé") mais aussi par l'amour déchu ("Tu l'aimeras", premier single dans la veine d'un Arthur H, dont il faut absolument voir le clip, tout en stop-motion) ou encore l'enfance.

Son timbre se fait tantôt léger, tantôt profond, suave ou rugueux, rappelant parfois celui de Marco Prince (chanteur de FFF). Il jongle entre frivolité et balades maussades ("My lie.f"), atteignant des sommets de grâce avec le superbe "Don't look back".

Une maturité, une sensualité et un vrai brassage musical qui font toute la richesse d'un disque qu'on ne se lasse pas d'écouter. Spleen expérimente, mêle toutes les influences qui l'animent et, surtout, se fait plaisir. C'est peut-être ça la clé du succès ?

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Spleen et Ideal de Beni Snassen
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Spleen en concert au Festival Les Inrocks 2005
Spleen en concert au Festival FNAC Indétendances 2008
Spleen en concert à La Maroquinerie (28 octobre 2008)
Spleen en concert à Denfert Rochereau (dimanche 21 juin 2009)
L'interview de Spleen (8 septembre 2008)

En savoir plus :
Le site officiel de Spleen
Le Myspace de Spleen


MarieG         
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# 14 mars 2010 : blanket me sweet nurse

Ces premiers mots issus de la chanson "Saint Mary" de Sparklehorse viennent saluer celui qui avait survécu à un précédent suicide et qui avait dédié cette chanson à ses sauveurs. Cette fois ci, Mark Linkous n'écrira plus les chansons qui nous ont tant touché et ému. Paix à son âme maintenant qu'il va pouvoir jouer avec son ami Vic Chesnutt, lui aussi trop tôt disparu il y a peu. Hommage aussi à Jean Ferrat, père incontesté d'une certaine chanson française, poétique et militante qui vient de nous quitter, à 79 ans après une carrière exemplaire et intergénérationnelle.

The show must go on... alors voici le programme de la semaine :

Côté musique :

"Vexations" de Get Well Soon,
"The Law of Large Numbers" de Emma Pollock,
"Heart of my Own" de Basia Bulat,
"Youth" de Kissy Sell Out,
"Turn Ons" de The Hotrats, Gaz Coombes et Danny Goffey aka Supergrass nous ont à cette occasion accordé une interview,
le premier album de The Unwinding Hours,
"Hidden" de These New Puritans,
Efterklang en interview à l'occasion de la récente sortie de "Magic Chairs",
Bertrand Louis également en interview pour présenter "Le Centre Commercial", son nouvel album, le tout accompagné de 2 titres en Froggy's Session,
Interview également pour Mell qui a aussi fait sa Froggy's Session avec 4 titres dont une reprise de Hank Williams...
Froggy's Session également pour Turner Cody, qui se frotte quant à lui à Leonard Cohen.
Du live avec :
JP Nataf et Silvain Vanot au Grand Mix de Tourcoing,
TV Glory et Pony Pony Run Run à l'Aéronef de Lille,
Et enfin le Fil Eclectique #5 en direct du Fil de Saint-Etienne et en podcast sur Froggy's Delight, pour un tour de l'actualité culturelle ligérienne et plus généralement musicale, émission toujours aussi drôle et intéressante !

Au théâtre :

"Hobb story" au Théâtre Le Tarmac de La Villette
"RER" au Théâtre de la Tempête
"Stabat Mater " au Théâtre Le Lucernaire
"Le grenier " au Théâtre du Rond Point
"Elias Leister a disparu" au Théâtre 13
"Ode maritime " au Théâtre de la Ville
"La première gorgée de bière" au Théâtre du Rond Point"
la Master Classe de mars 2010 de Jean-Laurent Cochet
et une reprise à ne pas rater :
"Attila, reine des Belges" au Théâtre Le Lucernaire

Lecture avec :

"Hors d'atteinte" de Karin Slaughter
"Soins définitifs " de Karin Wahlter

Exposition avec :

"Patrick Jouin - La substance du design" au Centre Pompidou

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

 

           
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