Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Black Lips - Cheveu - Mark Sultan
La Boule Noire  (Paris)  24 septembre 2008

Les trois Cheveu débutent la soirée, eux qui ont l’habitude de tourner avec les Black Lips. Ils n’entraînent pas de gros mouvements de foule, comme s’ils n’étaient perçus que comme des amuse-bouche. Pourtant, le chanteur épileptique est toujours aussi ouf, et est fort bien servi par un Jean-François Stévenin très en verve ce soir à la guitare (bon, ok, c’est pas lui, mais c’est pas loin). En tout cas, Cheveu nous sert un bon psychogarageinduscore (oui, je n’arrive toujours pas à les classer), assaisonné d’une voix saccadée gueularde multi-effectisée sur son coulis de boite à rythme au son dégueulassement cool. Personnellement, il me fait toujours autant flipper ce chanteur, tellement il a l’air barge ; je reste loin de la scène, brrr…

C’est au tour du one-man band canadien de Mark Sultan aka BBQ, de chanter, assis, ses morceaux rockab-vénère. Grosse caisse, caisse claire, tambourin aux pieds, guitare dans les mains, il est accompagné sur certains morceaux par un autre guitariste et un bassiste. Ca sonne bien gras mais c’est pas encore la teuf dans le public, peut-être un peu trop djeuns. A mon avis, à réserver plutôt pour ceux qui aiment les Français Fredovitch (présent en spectateur) ou Magnetix.

Les quatre coquins de Black Lips entrent en scène dans une ambiance sombre et des spotlights psychédéliques : Jared, le bassiste-chanteur, est toujours fidéle à sa moustache style brigades du tigre ; Ian, le gratteux aux dents en ferraille, arbore un t-shirt de leur ville, Atlanta ; Cole, l’autre guitariste, est une nouvelle fois déguisé (cette fois-ci on dirait Harry Potter, avec son grand chapeau pointu rigolo) ; Joe, le batteur, semble à peu près humain.

D’entrée, le public gueule pas mal mais l’ambiance n’est pas encore des plus folles. Trois ou quatre morceaux seront nécessaires pour que le concert prenne la tournure qu’en fait tout le monde attendait.

Les premières notes à la basse de "O Katrina !" déclenchent ce qui va maintenant être, comme on dit dans le jargon technique, "un beau bordel".

Non pas que le groupe se laisse aller à jouer punk n’importe comment, mais il subit désormais les multiples assauts d’un public désireux de foutre le boxon et de s’emparer de cette soirée.

Les Black Lips sont maintenant devancés par leur réputation de fouteurs de merde et semblent même être déçus du comportement de certains spectateurs plus que provocateurs (ce n’est pas sans rappeler une certaine époque récente du Brian Jonestown Massacre…). Autre tube pogoïsant très attendu : "Bad Kids" ; pogos et slams à gogo depuis la scène sont légion, tout comme les fans improvisés gogo-dancers hurlant dans les micros à la place des chanteurs toutefois assez enclins à accepter ces chœurs improvisés.

On ne compte plus les gobelets de bière s’envolant telles des colombes de la paix dans le public, mais ça reste traditionnel pour un concert du genre.

En parlant des traditions ancestrales du garage-punk, les musiciens ont un peu moins craché qu’à l’accoutumée et Jared a parfois fait lui-même la sécurité pour vider certains malotrus de la scène. L’un d’eux a même montré son gros cul dégueulasse ; j’en suis encore fort choqué.

Parmi les bonnes blagues du public, on pourra citer celle du pied de micro qui descend lentement dans les premiers rangs pendant que le bassiste chante, et qui remonte tranquillement à sa place mais sans micro. Le groupe s’arrête ensuite de jouer et demande qu’on rende l’objet du larcin sous peine d’arrêt du concert.

A noter : toujours un nombre incalculable de petites teenages à franges et à slims, mimant le mouvement des vagues avec leurs bras en avant, bref, pétassant juste devant la scène, voire dessus, histoire de se faire remarquer par les rockers car c’est extrêmement valorisant.

Question son et ambiance, on reste donc sur la même lignée que leur concert d’avril à la Maroquinerie, avec cette fois un envahissement total de la scène par le public vers la fin du set, sur "Cold Hands".

Les Black Lips finissent tout même le morceau comme ils peuvent, carrément noyés par le public. D’ailleurs, on ne voit même plus les musiciens.

Ah, au fait, à ce concert j’ai appris un nouveau mot : "slam policier". Définition : un membre de la sécurité déboule des loges et slame depuis la scène sur la foule pour choper un mec par le colback et le foutre dehors.

Une bonne baston entre djeuns bourrés sortant du concert a lieu juste après celui-ci, devant la Boule Noire, au beau milieu du Boulevard de Rochechouart. Les flics raboulent et chopent un des protagonistes. Peu discret, la gueule pleine de sang, il hurle à la mort qu’il va tuer son adversaire ; ce dernier avait pourtant la tête toute gentille d’un "fils de" du 7ème allant danser aux Planches. Et à ce moment-là, Harry Potter débarque sur le boulevard, une bière à la main, et tape la discute avec la foule pas encore dispersée, puis se dirige vers les flics. Curieux tableau, entre totale loose et ambiance déglinguée. C’est peut-être aussi pour ça que j’aime les Black Lips…

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Good Bad Not Evil de Black Lips
La chronique de l'album 200 Million Thousand de Black Lips
Black Lips en concert au Festival International Benicàssim 2008
Black Lips en concert au Festival GéNéRiQ 2009
Black Lips en concert au Festival Les Inrocks tck tck tck 2009 (vendredi 6)
Black Lips en concert au Festival Les Inrocks tck tck tck 2009 (lundi 9)
L'interview de Black Lips (10 février 2009)
Cheveu en concert au Fil (vendredi 16 otobre 2009)
Cheveu en concert au Point Ephémère (mercredi 19 octobre 2011)

En savoir plus :
Le Myspace de Black Lips

Le site officiel de Black Lips
Le Myspace de Cheveu
Le site officiel de Cheveu
Le Myspace de Mark Sultan
Le site officiel de Mark Sultan

Crédits photos : Outini


Spud         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 5 février 2012 : Enfin l'hiver

Alors voilà, cela fait des mois que tout le monde s'étonne que le climat est plutôt clément en ce dernier hiver avant la fin du monde et puis d'un seul coup, quand il se met à faire un temps... d'hiver, c'est la panique, la télé sort ses reportages, l'instagrameur guette le moindre flocon et surtout tout le monde se plaint du froid. En attendant, on risque de se retrouver avec un album de Mallaury Nataf avec ces conneries. D'ici là, voici le programme de la semaine.

Du côté des platines :

"Violent hearts" de Shimmering Stars,
"The night visitor" de Anna Ternheim,
"Have som faith in magic" de Errors,
"Breakers" de Gem Club,
"Hall music" de Loney Dear,
"Future this" de The Big Pink, retrouvez aussi The Big Pink en interview et en images,
"Le temps qu'il faut" de Bertrand Betsch, ainsi que la deuxième partie de son interview qui fait logiquement suite à la première,
Watine en Froggy's Session, après la sortie de son disque "Still grounds for love",
Ibrahim Maalouf en concert au Fil de Saint-Etienne, Ibrahim Maalouf nous a également accordé une interview,
Shaka Ponk à l'Aéronef de Lille,

Au théâtre :
Les nouveautés de la semaine :
"Mystère Poe" au Théâtre L'Atalante
"S'envoler" au Nouveau Théâtre de Montreuil
"L'heure d'après" au Théâtre du Petit Hébertot
"Sortir du corps" à la Maison des Métallos
"Jacques et son maître" à la Pépinière Théâtre
"La trilogie degli occhiali" au Théâtre du Rond-Point
"Urbik/Orbik à la ville comme à l'univers" au Monfort Théâtre
"Sade 2.0" au Théâtre Les Déchargeurs
"Etty" au Théâtre de l'Ouest Parisien
"Copines d'avant" au Théâtre des Blancs Manteaux
"Amour, action ou vérité" au Théâtre des Blancs Manteaux
et un spectacle jeune public : "Lancelot, le chevalier de Merlin" au Théâtre de la Porte Saint Martin
Les reprises à ne pas rater :
"A toi pour toujours, ta Marie-Lou" au Théâtre Essaïon
"L'or" au Théâtre La Bruyère
"Même si tu m'aimes" au Théâtre Michel
Toujours à l'affiche :
"Simpatico" au Théâtre Marigny
"Le désert des Tartares"au Théâtre du Petit Hébertot
"Le bourgeois gentilhomme" au Théâtre de la Porte Saint Martin
"F-X" au Théâtre Le Lucernaire
"Le système de Ponzi" au Théâtre des Abbesses
"L'envers du décor" au Théâtre Le Ranelagh
"La scaphandrière" au Théâtre André Malraux à Chevilly-Larue
"La trilogie de la villégiature" à la Comédie Française
"Rose" à la Pépinière Théâtre
"Naples millionnaire" au Théâtre de la Tempête
"Les Roches Noires" au Vingtième Théâtre
"Sur le chemin" à l'Auguste Théâtre
"Dialogues de sourds" à l'Auguste Théâtre
"Lo Speziale" au Théâtre des Artistic Athévains
"Richard III n'aura pas lieu" au Théâtre 13/Jardin
"Bronx" au Théâtre des Bouffes Parisiens

Exposition avec :

"Paint B.A.L." au Musée de la Poste

Lecture avec :

"Le refuge" de Niki Valentine

Cinéma avec :

La sélection de la semaine :
"Le Marin Masqué" de Sophie Letourneur
"Un monde sans femmes" de Guillaume Brac
"La taupe" de Tomas Alfredson
Les sorties récentes :
"Sur la planche" de Leïla Kilani
"Fleur de béton" de Stéphane Esse et Audrey Lange
"Tahrir, place de la Libération" de Stefano Savona
"Anonymous" de Roland Emmerich
"Le Printemps de Téhéran" de Ali Samadi Ahadi
"2018" de Quentin Théron
"Il n'y a pas de rapport sexuel" de Raphaël Siboni
"Let My People Go !" de Mikael Buch
"Les Nouveaux Chiens de garde" de Gilles Balbastre et Yann Kergoat

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=