Stiletto,
jeune et luxueuse revue fashion se veut le premier magazine
international de culture de mode pour mettre en scène
le beau en s'appuyant sur la créativité de jeunes
photographes tout en ne refusant pas la collaboration de photographes
reconnus.
Raison pour laquelle, Jean-Luc Monterosso,
le directeur de la Maison Européenne
de la Photographie, l'invite à y fêter son
5ème anniversaire en y célébrant le talent
sous la thématique de la beauté des objets de
mode vue à travers le regard obsessionnel de ses officiants.
"Obsessions by Stiletto"
revêt la forme d'une carte blanche illustrée tant
par des clichés qui ont illustré le magazine que
d'inédits réalisés pour l'occasion.
La photographie de mode peut exprimer, derrière l'image
sur papier glacé, de manière très personnelle
une vision du monde et depuis Steichen, nombre de grands photographes,
qui ont marqué leur époque et l'histoire de la
photographie contemporaine, tels William Klein et Peter Knapp,
pour ne citer qu'eux, y ont laissé leur empreinte.
Cette exposition permet de s'imprégner du style de la
génération montante avec Valérie Belin,
Douglas Gordon ou Yanai Toister, Raphaël Dellaporta et
But Sou Lai, qui soutiennent ici la comparaison avec leur aîné
Martin Parr.
L'avenir dira si, passé, justement, l'effet
de mode, ils ont quelque chose dans l'objectif.
Stiletto, qui est aussi le nom des escarpins à très
hauts et fins talons, inspire les créateurs et non seulement
de chaussures, avec une belle rétrospective de photographies
de souliers, mais aussi les stylistes et les couturiers qui
y déclinent leur vision du talon aiguille avec la personnalité
qu'on leur connaît.
Il n'est pas difficile de reconnaître, entre autres,
le coup de crayon hiératique et presque ascétique
de Karl Lagerfeld et et celui baroque et colloré de Christian
Lacroix.
Enfin, la petite cerise sur le gâteau sera sans doute
ces étonnantes ballerines à semelles transparentes
de la série "Fetish" nées des imaginaires
extravagants du chausseur Christian Louboutin en collaboration
avec David Lynch qui les met en scène à sa manière.
A voir... pour le plaisir des yeux.
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