Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Calexico - Get well soon
La Cigale  (Paris)  mardi 14 octobre 2008

C’est  à 19h30 pétantes  que le premier concert débute dans une Cigale déjà très largement remplie (logique lorsqu’on sait que la soirée est complète depuis déjà bien longtemps et que le placement est libre). Et si la première partie commence si tôt ce n’est pas que à cause du fait que les concerts parisiens se finissent de plus en plus tôt, mais aussi parce que le groupe que tout e monde attend  ce soir a pour habitude d’être généreux avec son public et le set de Calexico frôlera effectivement les 2 heures.

Mais pour l’heure la scène est occupée par Get Well Soon, nouvelle sensation musicale allemande.  Mené par son leader et unique membre du groupe déclaré (Myspace faisant foi),  Konstantin Gropper.

Mélant guitares, basse, batteries à des violons et des trompettes, la formation n’est pas sans rappeler le cortège de groupes dans le sillage de Arcade Fire. Pourtant si le melting pot musical est bien là, la comparaison ne va pas plus loin. On pensera assez rapidement à Radiohead , période The bends, voire OK Computer sur des titres comme "We are safe inside while they burn down our house" faits de  lentes progressions sonores sur lesquelles se superpose une voix digne d’un "Street Spirit".

Mais Konstantin Gropper, avec son faux air de poupon et sa mêche rebelle, sait faire bien des choses avec sa voix et sur des titres plus rock, elle devient plus grave et noire, à la croisée des chemins d’un Nick Cave ou d’un Matt Berninger (The National).

Les titres sont denses et riches  et aucun ne ressemblent vraiment à un autre. De trompettes en violons, de cymbales en guitares électriques, presque noisy, le répertoire du groupe est vaste et son savoir faire à la hauteur.

Une vraie première partie qui aurait même mériter un plateau pour lui tout seul et un groupe à l’avenir prometteur à ne surtout pas louper. L’album est déjà disponible et le prochain concert parisien sera à nouveau à la Cigale, avec Franz Ferdinand le 13 novembre 2008. Précipitez vous, tant pis pour Franz Ferdinand.

Le changement de scène s’avère relativement rapide.  La cigale est cette fois ci archi pleine pour accueillir Calexico, trop peut être tant il doit être bien difficile de voir quelque chose quand on se retrouve sur les cotés, contre le mur des toilettes … mais c’est une autre histoire.

Alors que la lumière n’est pas encore vraiment en configuration concert" Joey Burns arrive sur scène, un peut à l’improviste,seul avec sa guitare. Il entame une petit ballade folk aux airs d’improvisations. Il y est question des élections américaines bien entendu et de quelques bons mots pour saluer le public et le remercier d’être aussi nombreux.
Il est vrai que le précédent passage du groupe en France avait "seulement" et inexplicablement rempli la Maroquinerie ce qui était une aubaine pour les fans de pouvoir approcher le groupe d’aussi  prêt mais certainement une grosse erreur d’un producteur frileux d’avoir imaginé un seul instant que le groupe ne pourrait pas remplir plus !

Quoi qu’il en soit ce soir la Cigale est largement acquise à la cause du groupe de Tucson et lorsque le reste de la troupe arrive sur scène c’est déjà sous les ovations du public. Joey Burns et John Convertino sont donc bien entendu présent, entouré ce soir d’un bassiste/contrebassiste, d’un guitariste qui joue également de la steel guitare, cet instrument disposé comme un clavier et qui se joue avec des bottleneck métallique, de deux mariachi, évidemment, qui manieront la trompette, l’harmonica, le xylophone, les claviers,  mais également le chant et d’un second guitariste, avec une chemise très … originale !

L’ambiance est déjà posée avant même la première note, même si les mariachi n’ont pas chaussés leur sombrero et leur costume de lumière ce soir et chacun est tout sourire et visiblement heureux de jouer ce soir. Et cela se ressent dans la musique, vive et festive comme jamais, sans aucun temps mort, dans un parfait équilibre entre les titres anciens et désormais incontournables, et ceux du nouvelle album.

Tout a déjà été dit mille fois à propos des concerts de Calexico, d’une part par ceux qui détestent et qui trouvent cette musique trop exotique, trop local (Tucson borde le Mexique, oui, et alors ?)  et aussi par ceux qui adorent, fans inconditionnels (dont je suis) plus ou moins pour les mêmes raisons d’ailleurs. On adore aussi pour la sincérité, pour l’érudition musicale du groupe bien loin d’etre enfermé comme on peut le croire de prime abord dans le folklore hispano américain.

Calexico c’est avant tout un batteur fantastique qui semble chorégraphier chacun de ses gestes et jouer de son instrument avec la plus grande justesse et la plus heureuse délicatesse. C’est aussi Burns qui mene la danse, à la fois chanteur, guitariste et chef d’orchestre. C’est surtout des songwriter hors paire auteurs de quelques uns des titres qui resterons sans doute à nos côtés encore quelques décénies et le groupe ne s’y trompe pas en jouant, durant les 2 heures que durera le show, les classiques "Crystal frontier" ou l’incontournable reprise de Love "Alone again or" toujours aussi efficace et intelligement réinterprétée.

Seul mini regret  de ce concert, pas d’invité sur la scène de la Cigale ce soir, pas de Françoiz Breut, pas de Marianne Dissard (dont Burns à produit l’album) ni autre surprise potentiel (Meme si on sait que le temps n’est plus au beau fixe entre Murat t les Américains, on ne peut s’empécher d’espérer).

Quoi qu’il en soit, les 2 heures passerons bien trop vite, et sur une dernière pirouette toutes trompettes dehors, le groupe quitte la scène, un large sourire au lèvre, remerciant une dernière fois le public français. Pas grand-chose à ajouter à cette belle et touchante performance, si ce n’est  "Encore !".

D’ici là le superbe album Carried to dust devrait pouvoir vous tenir compagnie encore quelques temps, en attendant le retour, espérons le rapide, de nos cowboys préférés !

 

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Garden ruin de Calexico
La chronique de l'album Carried to dust de Calexico
La chronique de l'album Algiers de Calexico
La chronique de l'album Years to Burn de Calexico / Iron & Wine
Calexico en concert à l'Olympia (3 avril 2003)
Calexico en concert au Festival International de Benicassim 2003
Calexico en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2004
Calexico en concert à La Flèche d'Or (16 février 2006)
Calexico en concert à La Maroquinerie (4 avril 2006)
Calexico en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2006 (mercredi)
Calexico en concert au Festival La Route du Rock 2006 (vendredi)
Calexico en concert au Festival International Benicàssim #15 (2009)
Calexico en concert au Festival International Benicàssim #15 (2009) - 2ème
Calexico en concert à L'Aéronef (dimanche 24 février 2013)
La vidéo de World Drifts In - Live at the Barbican London par Calexico
La chronique de l'album Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon de Get Well Soon
La chronique de l'album Vexations de Get Well Soon
La chronique de l'album Get Well Soon de Sarabeth Tucek
La chronique de l'album The Scarlett Beast O'Seven Heads de Get Well Soon
La chronique de l'album Love de Get Well Soon
La chronique de l'album The Horror de Get Well Soon
Get Well Soon en concert au Festival Le Rock Dans Tous ses Etats 2008
Get Well Soon en concert au Festival des Inrocks iDTGV 2008
Get Well Soon en concert à L'Aéronef (samedi 13 mars 2010)
Get Well Soon en concert au Festival Rock en Seine 2012 - Programmation du vendredi
Get Well Soon en concert au Grand Mix (vendredi 2 novembre 2012)
Get Well Soon en concert au Festival Beauregard #8 (édition 2016) - samedi 2 juillet
Get Well Soon en concert au Festival Fnac Live #6 (édition 2016) - samedi 23 juillet

En savoir plus :
Le Myspace de Get Well Soon
Le site officiel de Calexico
Le Myspace de Calexico

Crédits photos : David Didier (Toute la série sur Taste of Indie)


        
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 17 novembre 2019 : 4 ans déjà

13 novembre 2015. inoubliable nuit de terreur dont on commémorait les 4 ans cette semaine. Un 13 novembre 2019 avec plein de concerts à Paris et un pincement au coeur pour beaucoup d'entre nous. Mais la vie continue, et elle doit continuer d'être culturelle et festive.

Du côté de la musique :

"L'année du loup" de Alma Forrer
"Lucarne" de Cassagrande
"Air India" de David Sztanke
"Immanent fire" de Emily Jane White
"Bach, Liszt, Wido : Organ works at La Madeleine" de Jae Hyuck Cho
"What's in it for me ?" le Mix numéro 4 de Listen In Bed
"Femme idéale" de Ludiane Pivoine
et toujours :
"We were young when you left home" de Tim Linghaus
"Glam shots" de Rich Deluxe
"Imago" de Manuel Etienne
"Women" la 4ème émission de notre podcast radiophonique Listen In Bed
"Silent scream" de Holy Bones
"Stregata / stregato" de Gilia Girasole & Ray Borneo
"Révolution" de David Kadouch
"Jusqu'ici tout va bien" de Bazar Bellamy
Lysysrata, It It anita et The Eternal Youth au Normandy

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"On s'en va" au Théâtre national de Chaillotl
"Les guêpes de l'été nous piquent encore en novembre - L'Affaire de la rue de Lourcine" au Théâtre de la Tempête
"Pièce" au Théâtre des Abbesses
"La Vie est belle" au Théâtre 13/Jardin
"Adieu Ferdinand ! Le Casino de Namur II" au Théâtre du Rond-Point
"Adieu Ferdinand ! - La Baleine et le Camp naturiste" au Théâtre du Rond-Point
"Bartleby" au Théâtre Essaion
"Un Vers de Cid" au Théâtre Essaion
"Julien Cottereau - aaAhh Bibi" au Théâtre Le Lucernaire
"Pour ceux qui parlent tout seuls" au Théâtre Darius Milhaud
des reprises :
"Et si on ne se mentait plus ?" à la Scène Parisienne
"Berlin 33" au Théâtre L'Atalante
"La Magie lente" au Théâtre de la Reine Blanche
"Je ne me souviens pas" au Théâtre Les Déchargeurs
"La Magie de l'argent" au Théâtre Aleph
"La vie devant soi" au Théâtre de Sartrouville
"G.R.AI.N. - Histoire de fous" à la Manufacture des Abbesses
"Evita - Le destin fou d'Evita Peron" au Théâtre de Poche-Montparnasse
et la chronique des spectacles à l'affiche en novembre

Expositions avec :

"Kiki Smith" à la Monnaie de Paris

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
la chronique des films à l'affiche en octobre
et la chronique des films à l'affiche en novembre

Lecture avec :

"L'affaire Lord Spenser" de Flynn Berry
"La curée d'après le roman d'Emile Zola" de Cédric Simon & Eric Stainer
"Les faire taire" de Ronan Farrow
"Mondes en guerre tome 2, l'âge classique" de Hervé Drévillon
"Résistante" de Jacqueline Fleury Marié
"Une histoire de France tome 1, La dalle rouge" de Michel Onfray, Thomas Kotlarek & JEF
et toujours :
"Profession romancier" de Haruki Murakami
"Feel good" de Thomas Gunzig
"Histoire mondiale de la guerre froide (1890-1991)" de Odd Arne Westad
"L'avenir de la planète commence dans notre assiette" de Jonathan Safran Foer
"L'écho du temps" de Kevin Powers
"Psychotique" de Jacques Mathis & Sylvain Dorange
"Une famille presque normale" de M T Edvardsson

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=