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Success is never enough  (Luxembourg)  octobre 2003

C'est sur "Success is never Enough" que démarre ce EP du même nom d'un nouveau groupe d'outre manche du nom de Luxembourg. Titre évocateur qui affiche directement les prétentions du groupe : le succès certes mais de toute façon on fera toujours mieux la prochaine fois (enfin c'est une lecture parmi d'autres, j'espère avoir la réponse dans une prochaine interview ...).

Ce nouveau groupe, pas encore distribué dans nos contrées hostiles, remet vite les pendules à l'heure avec ces quatre titres. A savoir que l'Angleterre c'est encore pour un bon moment le pays de la pop musique, et de la bonne qu'on se le dise.

Alors bien sûr je vous entend déjà me susurer à gorge déployée dans l'oreille que les Smiths, cela fait belle lurette qu'ils sont rangés dans notre boîte à souvenirs, que Suede vient de rendre les armes, que Strangelove n'est plus qu'un groupe culte à ranger au panthéon des superstars défuntes comme Gene et ses quelques chansons indispensables. Certes, factuellement vous avez raison mais LA pop est un phénix et c'est sans compter sur Luxembourg qui réussit sur quatre titres un parcours sans faute pour incarner un de ses nouveaux avatars.

Tout commence sur "Success is never enough", qui démarre sur une intro de tube disco/pop (si si ca existe maintenant) imparable, mélodie parfaite, rythme endiablé, guitares incisives et un duo basse/batterie percutant souligné par une ligne de synthé omniprésente sans être dévorante. Et puis une voix très prégnante, chaleureuse, ample et troublante de la famille de celle de Morrissey mais aussi, par sa grande amplitude, de celle de Jimmy Summerville (rien à voir avec le genre, juste les intonations dans les aigus).

"(I need) a little bit more (than you can give me)" nous emmène du côté de Love and Other Demons de Strangelove avec une plus belle tessiture de voix.

En revanche sur "Making Progress" David, le chanteur, "parle" dans un registrre stylistique proche de Divine Comedy et My life story et plus précisément de celui d'un groupe américain (presque) oublié The Blue aeroplane, avec cette musique très péchue et ce texte parlé d'une voix parfaitement ferme et assurée. Une réussite, que dis je un tube, voire même déjà un classique.

"Raised" termine ce disque dans un relatif apaisement. Titre sur lequel la part belle est faite une fois encore à la voix, superbe dans ses couleurs de Morrissey crooner.

On pourra bien entendu regretter un peu la production, le son est assez faible et un peu "étouffé" mais cette critique disparait dès qu'on pousse un peu le volume. Et puis si à la première écoute on regrette un peu l'omniprésence des synthétiseurs, il faut reconnaitre que cela participe grandement à l'ambiance générale sans les conséquences musiennes dommageables. Luxembourg possède un potentiel non négligeable, manifestement du talent et une voix charismatique qui devrait les mener loin.

De la passion, de la douceur, de la hargne et de la sensualité chez Luxembourg, voilà qui laisse décidément présager de bien beaux jours à la pop anglaise.

A part réécouter ce disque en boucle, il ne nous reste qu'àespérer une distribution rapide sur un vrai label et surtout un album qui, s'il est à la hauteur de ce 4 titres devrait compter dans les albums de l'année... 2004.

Luxembourg serait-il visionnaire quand il annonce au verso de la pochette, à la fin d'un court texte sur la ville qui devient un alien : "Meanwhile, noses pressed up against the glass, Luxembourg write and perform apocalytically good pop (Thank fuck)" ?

Suede is dead, viva Luxembourg !

 

David         
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Du côté de la musique :

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"Tone of musette" de Le Balluche de la Saugrenue
"Symi" de Symi
Une autre interview de Inspector Clouzo à Terre de sons, après notre rencontre avec The Inspector Clouzo lors de leur passage à Foreztival
et toujours :
"Onda" de Jambinai
"Fire" de Part Time Friends
"Simon Chouf & le Hardcordes trio" de Simon Chouf
"EP n°1" de The Reed Conservation Society

Au théâtre :

une nouveauté :
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Cinéma avec :

"Roubaix, une lumière" de Arnaud Desplechin
"Thalasso" de Guillaume Nicloux
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Lecture avec :

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"Back up" de Paul Colize
"La grande escapade" de Jean Philippe Blondel
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"Une bête au paradis" de Cécile Coulon
"Une joie féroce" de Sorj Chalandon

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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