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Roken Is Dodelijk - Elliot Brood - The Redwalls  (La Maroquinerie)  lundi 13 octobre 2008

C'est ce soir la dernière phase du festival Fargo All Stars à Paris et comme le dit Michel, patron du label Fargo, ça se passe pour ainsi dire à domicile puisque nous sommes à La Maroquinerie, à deux pas des bureaux du label Fargo, le plus américains des labels francais.

Sur le papier, cette soirée de clôture est la moins attirante des trois (après deux soirées à La Cigale qui ont vu passer Jessie Sykes, Clare and the Reasons ou encore la tête d'affichage de ce festival, Joseph Arthur) et de fait, la salle ne se remplit pas très vite et la Maroquinerie semble encore bien vide lorsque le premier groupe arrive sur scène, il est vrai qu'il est relativement tôt.

Le premier groupe est un groupe français, lillois, qui est allé emprunter son nom sur des paquets de cigarettes d'importation Roken Is Dodelijk signifiant comme chacun sait (ou pas) : fumer tue.

Chouette, un groupe qui prend soin de notre santé ! D'ailleurs, le chanteur lève plus tard tout suspens sur le contenu de son verre "du pur coca light", nous voilà rassuré, ce groupe ne nous veut que du bien.

Et il faut reconnaitre que les 5 musiciens font tout pour que l'on se sente bien. Blagues, participation du public sur certains morceaux (vous savez imiter le loup, vous ?) et un mélange de rock et de country/blues dynamique bien dosé qui n'est pas sans rappeler Moriarty, jusque dans le costume du chanteur.

Un chanteur assez charismatique dont les gesticulations apportent beaucoup de dynamisme dans le set, même si le reste du groupe semble plus détaché, bien que visiblement ravi d'être sur la scène de la Maroquinerie. La jeune fille au clavier et au chant montre d'ailleurs sa joie par une énergie débordante mais malheureusement moins bien canalisée que celle du bien plus charismatique chanteur.

Et ce fut bien là le seul bémol à ce concert. Ce côté trop. Festive, cette voix qui a du mal à s'imposer, pas toujours juste (le trac dans doute), cassait un peu l'ambiance folk rock entre deux eaux des compositions leur conférant un côté trop "fête de village", leur ôtant de la densité.

Il n'empêche que l'ensemble dégage quelque chose au niveau des compositions qui fait que l'on suivra l'évolution de ce groupe.

Rapide changement de scène tandis que la salle se remplit sensiblement, même si le public trop timide préfère s'installer dans les coins sombres de la salle plutôt que sur le devant de la scène qui reste vide.

Arrivent alors sur scène, ornée pour l'occasion d'une longue guirlande lumineuse, un trio à la drôle d'allure.

Un batteur chapeauté, un guitariste élégant et trapu et un guitariste/chanteur muni d'un drôle de pédalier (ressemblant à des pédales d'orgue) qui restera assis tout le long du concert. Assis mais expressif et charismatique, arcbouté sur sa guitare, il se redresse pour chanter en alternance avec le second guitariste rappelant en cela un certain David Eugene Edward.

Elliot Brood est un groupe qui vient de Toronto et on sent dans leur musique l'influence de la ville comme on la ressent par exemple chez Broken Social Scene, c'est-à-dire une musique dense et riche de multiples racines, tant blues que rock et pop.

Le groupe est très à l'aise sur scène et avec son accent anglo-québécois, le chanteur assure l'ambiance entre les morceaux. Aucun répit pendant ce set qui passe vraiment trop vite tant la prestation est captivante. Entre banjo, guitares et hukulélé, entre blues et rock, la musique déborde d'énergie et si nombre d'entre nous était venu pour le groupe suivant, il y a fort à parier que Elliot Brood laissera un des meilleurs souvenirs de ces 3 jours de festival.

Énorme claque qui laisse la salle un peu sonnée tandis que les teenagers au look décidément 70's de The Redwalls s'installent sur scène avec décontraction et bonne humeur.

The Redwalls, c'est peut-être le groupe le plus attendu (au tournant) de ce festival, suite à la récente parution de leur premier album en France, Universal Blues. Du haut de leur ... 20 ans avec leurs jeans serrés, leur cheveux en pétard, leur superbes guitares et leur rouflaquettes, The Redwalls vivent dans des années pendant lesquelles leur parents étaient encore enfants. 65-70. Le rock bat son plein, le Velvet n'est plus ce qu'il était, les Who ont le vent en poupe, les Stones sont des stars interplanétaires et les Beatles ne sont plus. Les Kinks et les Small Faces n'ont pas dit leur dernier mot.

Quoi qu'il soit, ce soir, sur la scène de La Maroquinerie, ce sont tous ces groupes qui se trouvent là. Une sorte de grand messe, de célébration, avec de bien jeunes maitres de cérémonies.

Hilares, les Redwalls ne tardent pas à faire parler la poudre, sans complexe. Si le set est fait d'une partie de titres encore inconnus à nos oreilles, les morceaux issus de Universal Blues viennent poser quelques repères tantôt franchement rock, le groupe vient quand même de Chigaco, et à d'autres moments, très nettement plus anglais, comme tous les groupes cités plus haut et qui ont forcément bercer la tendre enfance d'au moins deux générations de Redwalls !

En tout cas, le live sans être tonitruant porte plutôt bien les chansons de l'album malgré des voix peut-être trop en retrait.

Quoi qu'il en soit, le groupe est sincère et généreux et les titres s'enchainent sans lassitude. Une belle soirée dense et intense qui termine en beauté ce festival.

En attendant le prochain n'hésitez pas à decouvrir les artistes Fargo, la plupart en valent vraiment le coup !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

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Roken Is Dodelijk en concert au Festival Rock en Seine 2010 (vendredi 27 août 2010)
La chronique de l'album Universal Blues de The Redwalls

En savoir plus :
Le site officiel du festival Fargo All Stars
Le Myspace du Festival Fargo All Stars
Le Myspace de Roken Is Dodelijk
Le site officiel de Elliot Brood
Le Myspace de Elliot Brood
Le Myspace de The Redwalls

Crédits photos : Olivier Var (Toute la série sur Taste of Indie)


David         
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# 5 février 2012 : Enfin l'hiver

Alors voilà, cela fait des mois que tout le monde s'étonne que le climat est plutôt clément en ce dernier hiver avant la fin du monde et puis d'un seul coup, quand il se met à faire un temps... d'hiver, c'est la panique, la télé sort ses reportages, l'instagrameur guette le moindre flocon et surtout tout le monde se plaint du froid. En attendant, on risque de se retrouver avec un album de Mallaury Nataf avec ces conneries. D'ici là, voici le programme de la semaine.

Du côté des platines :

"Violent hearts" de Shimmering Stars,
"The night visitor" de Anna Ternheim,
"Have som faith in magic" de Errors,
"Breakers" de Gem Club,
"Hall music" de Loney Dear,
"Future this" de The Big Pink, retrouvez aussi The Big Pink en interview et en images,
"Le temps qu'il faut" de Bertrand Betsch, ainsi que la deuxième partie de son interview qui fait logiquement suite à la première,
Watine en Froggy's Session, après la sortie de son disque "Still grounds for love",
Ibrahim Maalouf en concert au Fil de Saint-Etienne, Ibrahim Maalouf nous a également accordé une interview,
Shaka Ponk à l'Aéronef de Lille,

Au théâtre :
Les nouveautés de la semaine :
"Mystère Poe" au Théâtre L'Atalante
"S'envoler" au Nouveau Théâtre de Montreuil
"L'heure d'après" au Théâtre du Petit Hébertot
"Sortir du corps" à la Maison des Métallos
"Jacques et son maître" à la Pépinière Théâtre
"La trilogie degli occhiali" au Théâtre du Rond-Point
"Urbik/Orbik à la ville comme à l'univers" au Monfort Théâtre
"Sade 2.0" au Théâtre Les Déchargeurs
"Etty" au Théâtre de l'Ouest Parisien
"Copines d'avant" au Théâtre des Blancs Manteaux
"Amour, action ou vérité" au Théâtre des Blancs Manteaux
et un spectacle jeune public : "Lancelot, le chevalier de Merlin" au Théâtre de la Porte Saint Martin
Les reprises à ne pas rater :
"A toi pour toujours, ta Marie-Lou" au Théâtre Essaïon
"L'or" au Théâtre La Bruyère
"Même si tu m'aimes" au Théâtre Michel
Toujours à l'affiche :
"Simpatico" au Théâtre Marigny
"Le désert des Tartares"au Théâtre du Petit Hébertot
"Le bourgeois gentilhomme" au Théâtre de la Porte Saint Martin
"F-X" au Théâtre Le Lucernaire
"Le système de Ponzi" au Théâtre des Abbesses
"L'envers du décor" au Théâtre Le Ranelagh
"La scaphandrière" au Théâtre André Malraux à Chevilly-Larue
"La trilogie de la villégiature" à la Comédie Française
"Rose" à la Pépinière Théâtre
"Naples millionnaire" au Théâtre de la Tempête
"Les Roches Noires" au Vingtième Théâtre
"Sur le chemin" à l'Auguste Théâtre
"Dialogues de sourds" à l'Auguste Théâtre
"Lo Speziale" au Théâtre des Artistic Athévains
"Richard III n'aura pas lieu" au Théâtre 13/Jardin
"Bronx" au Théâtre des Bouffes Parisiens

Exposition avec :

"Paint B.A.L." au Musée de la Poste

Lecture avec :

"Le refuge" de Niki Valentine

Cinéma avec :

La sélection de la semaine :
"Le Marin Masqué" de Sophie Letourneur
"Un monde sans femmes" de Guillaume Brac
"La taupe" de Tomas Alfredson
Les sorties récentes :
"Sur la planche" de Leïla Kilani
"Fleur de béton" de Stéphane Esse et Audrey Lange
"Tahrir, place de la Libération" de Stefano Savona
"Anonymous" de Roland Emmerich
"Le Printemps de Téhéran" de Ali Samadi Ahadi
"2018" de Quentin Théron
"Il n'y a pas de rapport sexuel" de Raphaël Siboni
"Let My People Go !" de Mikael Buch
"Les Nouveaux Chiens de garde" de Gilles Balbastre et Yann Kergoat

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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