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Le Fil  (Saint-Etienne)  17 octobre 2008

On le sait depuis peu, les banquiers se shootent au "Krach", et cela fait belle lurette que l'on ne se contente plus de simplement siffloter la Marseillaise... Que d'émotions dans l'actualité nationale et internationale, ces derniers temps ! Heureusement qu'on ne me demande pas de commenter toute cette morosité ambiante !

Ainsi, je me contenterai de vous narrer une bonne petite soirée musicale qu'il m'est arrivé de vivre récemment. Deux groupes à l'affiche, ce soir-là, à Saint-Etienne, dans l'enceinte du Fil : The Naked Man et Nouvelle Vague.

Aux alentours de 21 heures donc, débute le concert du duo assurant la première partie : The Naked Man.

Pour être franc, je dois vous avouer ne pas être très au courant de tout ce qui se crée actuellement dans le domaine de la musique dite "électronique". De ce fait, je n'ai pas tellement apprécié la prestation de cette formation (tout cela reste – bien entendu – très personnel). Et oui, je fais partie de ceux qui pensent (encore !) que la musique produite sur une scène, devant un public vivant, se doit de l'être, elle aussi... vivante ! Je ne parle pas uniquement du fait qu'il y ait ou non de "vrais" instruments avec de "vrais" musiciens au bout, mais bien de l'émotion que peut susciter un tel spectacle.

Et là, bien obligé de constater que ce couple ne m'a pas fait plus vibrer que si j'avais appris l'invention de l'Actimel en suppositoire. Tout cela manquait sérieusement d'entrain (tchou tchou!)...

Très peu de bavardages entre les morceaux. Tout juste un petit "merci" lancé, comme ça, à la hâte, de temps en temps entre les chansons. Mais pas de réelle envie affichée de communier avec les personnes venues écouter. Pire ! A un instant, alors que la musique tourne toute seule sur le "bidule électronique", les "zicos" discutent entre eux. "Hey ! Hey, oh oh !?... On est là !" Bon, on ne demande pas une gigantesque reconnaissance vis-à-vis du public, mais simplement un minimum de respect. On n'est pas venu pour se faire ignorer !

Passé sur ces quelques désagréments, je finirai par reconnaitre à ce groupe certaines qualités indéniables comme, par exemple, la voix très agréable de la chanteuse (malgré des réglages d'effets micro parfois chaotiques), l'utilisation sur quelques morceaux d'une guitare et d'une basse (les chansons les plus énergiques et communicatives à mon avis), ainsi que la présence d'un fan club très en forme pour mettre l'ambiance (heureusement qu'ils étaient là !) et jeter au chanteur une petite culotte dédicacée, à la fin du set !

Mais la soirée ne faisait que commencer...

Changement d'atmosphère pour le second groupe : Nouvelle Vague. Guitariste, violoncelliste-contrebassiste, batteur, claviers et chanteuses. Ils sont venus, ils sont tous là ! Reprenant des oeuvres musicales de la tendance New Wave-post Punk (!) à la "sauce" Bossa Nova, Nouvelle Vague nous gratifie d'une belle prestation appuyée par les deux impeccables voix des chanteuses.

Leur concert débute. Hormis quelques morceaux, je ne connais pas leur répertoire, ni même la recette musicale qu'ils appliquent à leurs reprises.

La musique est douce, les protagonistes semblent être bien "calés" entre eux. Ca commence bien ! On a spontanément envie de taper du pied pour marquer le clic (terme musical "pour s'la péter" qui signifie "rythme"), ainsi que de bouger la tête de manière chaloupée (rien à voir avec un minou râté !).

Les premières notes nous transportent dans une sorte d'ambiance cosy et chaleureuse, et tout semble être devenu plus "cotonneux" dans la salle. Les sons ne sont pas créés pour agresser, mais bel et bien pour apaiser.

Les voix des chanteuses sont complémentaires et justes. Quand soudain, c'est le drame...

En effet, j'étais là, dans mon coin, bien tranquillement en train (tchou tchou ! C'est abusé, de le faire deux fois ?!) de me délecter, tout en me prélassant, sans oublier de jouir (ben quoi ?!) de cette délicieuse musique que le groupe nous suggérait, lorsqu'une des interprètes s'est littéralement propulsée sur ma petite personne dans le but de me soumettre à une danse des plus endiablées ! (Tiens, au fait, c'est quoi le contraire d'endiablé ? "Enangé" ? "Enbondieusé" ? Une place de concert offerte à celle ou celui qui me rencardera sur le sujet !) Rassurez-vous, je ne me suis pas démonté car, à mes heures perdues, on peut dire que, dans mon genre, je suis un sacré boute-en-train! (tch... Non, ça suffit, maint'nant !).

Bref ! (Ne nous éparpillons pas trop !) Je me suis vu dans l'obligation de virevolter quelques instants avec la charmante Mélanie, alors que je n'avais pas bougé de la sorte depuis... Oh, et bien... Depuis la Libération, en 45, je dirai !

C'était chouette ! En fait, cela eut lieu lors de leur chanson "Too drunk to fuck" alors qu'au préalable, le groupe avait fait monter une partie de l'assistance sur la scène (une bonne vingtaine de personnes !). Au cours du morceau, les deux divas descendirent dans la salle pour venir gigoter avec nous. Avec seulement quelques uns d'entre nous. Et c'est tombé sur moi ! Ben tiens, pardi ! Il faut savoir que je ne danse pas beaucoup et que, par conséquent, j'ai senti mes oreilles s'empourprer durant une bonne quinzaine de minutes ! (Mais vous vous en foutez ! Pas vrai ?... Ben ouais !)

Mais c'était sympa ! Le symbole : "On mélange ! Vous, venez à notre place. Et nous, nous prenons la vôtre pour quelques instants !"

Je sais bien que ce genre de "trucs" n'est plus à inventer, mais c'est toujours agréable lorsque vous ressentez que les artistes voudraient vous dire à tous, un par un : "Allez ! On va s'éclater ensemble ! Lâche-toi ! On va te montrer !"

Personnellement, je retiendrai (entre autres mélodies) la surprenante interprétation de "God save the queen" (tiens tiens ! Un hymne national détourné ?!). Je n'avais jamais entendu un "No future" fredonné de façon aussi. Emouvante !

Ainsi, et en guise de conclusion, je n'aurai plus qu'une seule chose à déclarer et, ça vaudra c'que ça vaudra mais, les soirées comme celles-ci, y'a pas à dire, ça vous sort de votre train-train! (Tchouu-tchoouuuuu !... "Ah ! Mais c'est pas fini, oui ?!..." Ben si !).

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Nouvelle Vague
Le Bandcamp de Nouvelle Vague
Le Facebook de Nouvelle Vague
Le Myspace de The Naked Man
Le site officiel de The Naked Man

Crédits photos : Claude Crepet


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# 5 juillet 2020 : Un avant goût de vacances

il fait (presque) beau partout, on sort un peu de chez nous, on voit nos amis, on pense aux vacances. Chez Froggy's on continuera tout l'été à vous alimenter en culture mais ce sera peut être un peu plus calme. En attendant, voici le sommaire et bien sûr le replay de La Mare Aux Grenouilles #5 !

Du côté de la musique :

"Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.
et toujours :
"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"La Putain respectueuse" par Gérard Gélas
"Dracula Asylum" par Felicien Chauveau
"L'Homme qui rit" par Gaële Boghossian
"Cage" par Jacques Bellay
"Kyste" de et par Eloïse Hallauer et Camille Soulerin
et une pépite : "Jimmy's blues" de James Baldwin par Nicolas Repac et Anouk Grinberg
du théâtre moderne :
"Vient de paraître" d'Edouard Bourdet par Jean-Paul Tribout
"La vie de Galilée" de Bertold Brecht par Eric Ruf
le répertoire classique par la Comédie français d'hier et d'aujourdhui :
"Le Mariage de Figaro" de Beaumarchais
"On ne badine pas avec l'amour" d'Alfred de Musset
Au Théâtre ce soir :
"Les Petits oiseaux" d'Eugène Labiche
"La Reine Blanche" de Barillet et Grédy
"Les Petites têtes" d?André Gillois
des comédies :
"L'Opération du Saint-Esprit" de Michel Heim
"Jeux de mots bêtes pour gens laids" autour de textes de Bobby Lapointe
"Pochettes Surprise" de Jacky Goupil
du côté des humoristes :
"Jean Luc Lemoine - Au naturel"
"Moustapha El Atrassi - Second degré"
du théâtre visuel avec "L'Avare" par la Compagnie Tàbola Rassa
et enfin du théâtre lyrique avec"Ercole Amante" de Francesco Cavalli par Christian Hecq et Valerie Lesort

Expositions :

les réouvertures de la semaine :
le Musée d'Art Moderne dela Ville de Paris avec les collections permanentes de "La Vie Moderne" dans sa nouvelle présentation et la salle Matisse
le Musée Rodin
le Musée national des Arts asiatiques-Guimet
le Musée Cognacq-Jay et le Musée du Louvre
et les expositions en "real life" à ne pas manquer :
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :
en salle "L'Envolée" de Eva Riley
at home avec :
du thriller :
"La Isla minima" de Alberto Rodriguez
"La Onzième heure" de John Lyde
de la romance :
"La revanche d'une blonde" de Robert Luketic
'"Aime-moi comme je suis" de Stephan Meyer
"Coup de foudre en cuisine" de James Hacking
du drame :
"L'ombre du doute" d'Aline Issermann
"Tout va bien on s'en va" de Claude Mouriéras
"Henri" de Yolande Moreau
Ciné-Club français des années 60 :
"L'Insoumis" d'Alain Cavalier
"Le Chien" de François Chalais
"La Voleuse" de Jean Chapot
"Les Ennemis" d'Edouard Molinaro
et des raretés :
"Le Champignon des Carpathes" de Jean-Claude Biette
"King of the White Elephant de Sunh Vasudhara

Lecture avec :

"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
"Un été norvégien" de Einar Mar Gudmundsson
et toujours :
"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
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