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Théâtre Ouvert  (Paris)  novembre 2008

Carte blanche à Frééric Sontag avec des textes écrits et dits par Frédéric Sontag, avec Amandine Dewasmes, Mounir Margoum, Fleur Sulmont et les musiciens Stéphan Hélouin, Paul Levis et Gonzague Octaville.

Le Théâtre Ouvert propose une carte blanche à Frédéric Sonntag. La première des pièces représentées est "Nous étions jeunes alors", puis suivront "Toby ou le saut du chien", "Dans la zone intérieure" et "Frédéric Sonntag invite Eléanor L.Vault".

Frédéric Sontag semble ici redéfinir l’écriture théâtrale, car c’est une partition à plusieurs voix, plusieurs médias, dont les textes-récits ne sont qu’une partie : l’accompagnement musical et l’illustration des images ne sont pas simples accompagnement et illustration, ils participent de manière aussi importante à l’épaisseur de la pièce.

"Nous étions jeunes alors" est le récit fantastiques de trois jeunes personnes : un homme - l’écrivain (Mounir Margoum), deux femmes l’une actrice (Fleur Sulmont), l’autre chanteuse (Amandine Dewasmes). Chacun se retrouve dans sa capacité à se raconter des histoires, à vivre celles inventées par d’autres, métaphore de l’acteur en soi.

Traversés par le désir et les mots d’autrui ont-ils une vie qui leur est propre, savent-ils s’extraire de ce monde-bulle qui nous agresse de toute part ?

C’est leur tentative de fuite, de saut dans l’inconnu qui est présenté dans cette pièce. Ils retrouvent, comme dans une psychanalyse, les lieux de leurs jeux d’enfants, les souvenirs de leurs rêves d’alors. Mais les images et les musiques viennent encore les traquer, les poursuivre. Pièce hypnotique où le spectateur se trouve immergé dans ce monde de bruit et de fureur, sollicité à l’extrême par les images, la musique et des récits fleuve.

Dans "Nous étions jeunes alors", une mystérieuse épidémie s’abat sur le genre humain, une épidémie que l’on soignerait par des médicaments. Est-ce une représentation de la dictature politique, de la puissance médiatique ? La nature est-elle le havre, le refuge, propice à l’introspection alors que la ville par son foisonnement, son scintillement provoque une dilution des corps et un danger pour l’esprit ?

Les acteurs ont relevé un défi difficile : celui de jouer avec la musique avec les images, et si peu ensemble, parce que ces trois personnages se rencontrent peu, ne se voient pas, mais se racontent, prisonniers d’eux-mêmes à travers la ville et leurs peurs.

Nous avons été impressionnés par leur performance, jouant avec une telle intensité, simulant la folie, la détresse avec une énergie exacte. Ils s’accordent avec précision et un talent égale. Leur prestation est une raison suffisante pour se déplacer voir la pièce.

Au cours de cette expérience onirique et initiatique, les personnages ont-ils appris à combattre leurs peurs de se perdre, à se connaître pour ce qu’ils sont, se sont-il affranchis des images ? Reviendront-ils à la ville, jeunes encore ?

 

Sandrine Gaillard         
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# 14 mars 2010 : blanket me sweet nurse

Ces premiers mots issus de la chanson "Saint Mary" de Sparklehorse viennent saluer celui qui avait survécu à un précédent suicide et qui avait dédié cette chanson à ses sauveurs. Cette fois ci, Mark Linkous n'écrira plus les chansons qui nous ont tant touché et ému. Paix à son âme maintenant qu'il va pouvoir jouer avec son ami Vic Chesnutt, lui aussi trop tôt disparu il y a peu. Hommage aussi à Jean Ferrat, père incontesté d'une certaine chanson française, poétique et militante qui vient de nous quitter, à 79 ans après une carrière exemplaire et intergénérationnelle.

The show must go on... alors voici le programme de la semaine :

Côté musique :

"Vexations" de Get Well Soon,
"The Law of Large Numbers" de Emma Pollock,
"Heart of my Own" de Basia Bulat,
"Youth" de Kissy Sell Out,
"Turn Ons" de The Hotrats, Gaz Coombes et Danny Goffey aka Supergrass nous ont à cette occasion accordé une interview,
le premier album de The Unwinding Hours,
"Hidden" de These New Puritans,
Efterklang en interview à l'occasion de la récente sortie de "Magic Chairs",
Bertrand Louis également en interview pour présenter "Le Centre Commercial", son nouvel album, le tout accompagné de 2 titres en Froggy's Session,
Interview également pour Mell qui a aussi fait sa Froggy's Session avec 4 titres dont une reprise de Hank Williams...
Froggy's Session également pour Turner Cody, qui se frotte quant à lui à Leonard Cohen.
Du live avec :
JP Nataf et Silvain Vanot au Grand Mix de Tourcoing,
TV Glory et Pony Pony Run Run à l'Aéronef de Lille,
Et enfin le Fil Eclectique #5 en direct du Fil de Saint-Etienne et en podcast sur Froggy's Delight, pour un tour de l'actualité culturelle ligérienne et plus généralement musicale, émission toujours aussi drôle et intéressante !

Au théâtre :

"Hobb story" au Théâtre Le Tarmac de La Villette
"RER" au Théâtre de la Tempête
"Stabat Mater " au Théâtre Le Lucernaire
"Le grenier " au Théâtre du Rond Point
"Elias Leister a disparu" au Théâtre 13
"Ode maritime " au Théâtre de la Ville
"La première gorgée de bière" au Théâtre du Rond Point"
la Master Classe de mars 2010 de Jean-Laurent Cochet
et une reprise à ne pas rater :
"Attila, reine des Belges" au Théâtre Le Lucernaire

Lecture avec :

"Hors d'atteinte" de Karin Slaughter
"Soins définitifs " de Karin Wahlter

Exposition avec :

"Patrick Jouin - La substance du design" au Centre Pompidou

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

 

           
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