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Wild Beasts - The Virgins - Seasick Steve - Soko - Zack Laughed - Friendly Fires - Foals  (La Cigale, Paris)  15 novembre 2008

De retour à la Cigale pour une troisième soirée de concerts, avec en tête d’affiche les très attendus Foals. La programmation de ce soir est particulièrement alléchante et fournie (la plus fournie du festival en fait avec 6 groupes), même si j’émets quelques craintes quant à l’accueil que réservera la Cigale au doyen de ce festival Seasick Steve. Wait and see…

En entrant dans la salle, celle-ci est déjà plongée dans l’obscurité avec sur scène, les anglais de Wild Beasts. Il ne faudra pas plus de quelques morceaux pour comprendre que nous faisons face à des musiciens vraiment audacieux.

Leurs compositions pop sont parfaitement originales et surtout le chanteur a cette impressionnante capacité de passer d’une voix de ténor à celle d’un castrat. Celui-ci joue d’ailleurs au ping-pong vocal avec un bassiste aux faux airs de Paul Simonon. Folle et belle découverte, Wild Beasts, un nom à retenir absolument.

Les new-yorkais de The Virgins prennent la suite. Ces derniers mois, les quatre ont fait parler d’eux grâce à leur single Rich Girl et surtout à leur prestation en première partie de Patti Smith ou encore Sonic Youth, excusez-les du peu. On s’attend donc à une petite révolution musicale qui justifierait le buzz, mais très franchement, il n’en est rien.

L’unique originalité de leur son réside dans la mise en avant de la basse, donnant ainsi à leur rock indé un petit côté funky. Pas désagréable mais pas suffisamment bouleversant pour retenir l’attention du public plus de trois morceaux. Un dernier soubresaut quand même avec le tube "Rich Girl" joué en fin de set.

Seasick Steve et son batteur au look capillaire à la J.Mascis investissent la scène de la Cigale. Le vieux bluesman barbu enfourche sa gratte et l’accueil qui l’accompagne est incroyable.

Mes craintes sont ainsi dissipées et c’est avec bonheur qu’on assiste tous à une leçon de blues-country-rock divinement old school. A 60 ans tapés, le monsieur a une énergie de jeune homme et surtout, il transpire la joie de jouer live. Pas blasé, il envoie ses tubes avec le sourire et ponctue son set d’anecdotes croustillantes.

L’une d’elle étant l’histoire de charmantes bestioles qui auraient pour habitude de pondrent dans les chairs des personnes sur lesquelles elles élisent domicile.

Ça sent étrangement le vécu. L’ex-taulard tatoué invitera une demoiselle à venir jouer du tambourin à ses côtés le temps d’une chanson.

Pas de doutes possibles, Seasick Steve a conquis la Cigale et quittera la scène en héros.


J’aurais la chance d’échanger quelques mots avec le bonhomme peu de temps après son set et il confirmera mon ressenti quant au bonheur de jouer sa musique et de pouvoir en vivre : "You know it’s so good to have a job !".

Transition plutôt difficile pour Soko, après une telle énergie et une telle ovation. Heureusement la demoiselle dispose de compositions folk-pop tout à fait sympathiques. Sa voix, un brin cassée, vaut aussi le détour.

Malgré tous ces bons points, la jeune femme agace un poil. Elle se comporte en petite fille et minaude à chaque prise de paroles.

A priori je ne suis pas la seule à être dérangée par cette attitude, puisqu’elle se fera gentiment bousculer par un public qui préfère l’écouter jouer plutôt que de la regarder poser.

A l’entracte, c’est un jeune homme de tout juste 14 ans qui vient passer la dure épreuve du rideau. Après les baby rockeurs, voici donc le blédina rockeur (comme l’ont qualifié les Inrocks, dans un article récent).

Zack Laughed, un auvergnat comme son nom ne l’indique pas, nous joue quelques charmantes compos folk, à la guitare sèche ou au ukulélé (instrument désormais indispensable à tous les folkeux et anti-folkeux de la planète… merci Herman Dune et The Wave Pictures).

Sur son dernier morceau, il arrive de manière surprenante à capter l’attention d’une foule dissipée et carrément à lui faire reprendre en chœur le titre en question. Un vrai pro !

Passons maintenant aux choses sérieuses. C’est au tour de Friendly Fires de nous montrer de quoi ils sont capables. En ce qui me concerne, j’étais restée sur une impression mitigée après leur dernière prestation à la Flèche d’Or il y a peu. J’espère donc me réconcilier pleinement avec les anglais ce soir.

Je retrouve sans conteste cette folle énergie dont ils avaient fait preuve, voire même décuplée. C’est indéniable, leur électro-pop survoltée met rapidement la salle en transe. Le chanteur est dans tous ses états et sa patate est communicative.

Malgré tout, je leur reproche une nouvelle fois leurs compositions répétitives même si l’ambiance dans laquelle ils ont transporté la Cigale semble me donner tort. Surtout lorsque le groupe entame leur hymne "Paris", idéal dans le contexte.

Le public est donc chauffé à blanc au moment où Foals entrent sur scène. Découverts l’année dernière lors de ce même festival, mais à la Boule Noire, les britons avaient alors, dans un anonymat quasi total, enflammé la petite salle en sous-sol.

Leur prestation de ce soir prouvera leur légitimité de se retrouver cette année plusieurs étages au-dessus, en tête d’affiche de la plus grosse soirée du festival. Comme leurs confrères anglais de Friendly Fires, ils ont cette même énergie incroyable et cette même envie d’en découdre, mais avec ce plus qui fait toute la différence, une réelle originalité d’écriture.

Leur prestation est également un véritable show visuel. Le chanteur, Yannis Philippakis paraît complètement possédé. Il n’arrivera pas à se retenir de se jeter dans la foule, ni de grimper absolument partout. Les amateurs de dance-punk en ont pour leur argent, la prestation est démente et les compos tubesques… Antidote, leur album étant déjà culte. Avec des titres aussi inventifs et dansant que "Cassius" ou "Balloons", il n’est clairement plus possible d’ignorer les cinq Foals.

 

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En savoir plus :
Le site officiel du Festival des Inrocks iDTGV 2008

Crédits photos : Stéphanie Rophille


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# 5 février 2012 : Enfin l'hiver

Alors voilà, cela fait des mois que tout le monde s'étonne que le climat est plutôt clément en ce dernier hiver avant la fin du monde et puis d'un seul coup, quand il se met à faire un temps... d'hiver, c'est la panique, la télé sort ses reportages, l'instagrameur guette le moindre flocon et surtout tout le monde se plaint du froid. En attendant, on risque de se retrouver avec un album de Mallaury Nataf avec ces conneries. D'ici là, voici le programme de la semaine.

Du côté des platines :

"Violent hearts" de Shimmering Stars,
"The night visitor" de Anna Ternheim,
"Have som faith in magic" de Errors,
"Breakers" de Gem Club,
"Hall music" de Loney Dear,
"Future this" de The Big Pink, retrouvez aussi The Big Pink en interview et en images,
"Le temps qu'il faut" de Bertrand Betsch, ainsi que la deuxième partie de son interview qui fait logiquement suite à la première,
Watine en Froggy's Session, après la sortie de son disque "Still grounds for love",
Ibrahim Maalouf en concert au Fil de Saint-Etienne, Ibrahim Maalouf nous a également accordé une interview,
Shaka Ponk à l'Aéronef de Lille,

Au théâtre :
Les nouveautés de la semaine :
"Mystère Poe" au Théâtre L'Atalante
"S'envoler" au Nouveau Théâtre de Montreuil
"L'heure d'après" au Théâtre du Petit Hébertot
"Sortir du corps" à la Maison des Métallos
"Jacques et son maître" à la Pépinière Théâtre
"La trilogie degli occhiali" au Théâtre du Rond-Point
"Urbik/Orbik à la ville comme à l'univers" au Monfort Théâtre
"Sade 2.0" au Théâtre Les Déchargeurs
"Etty" au Théâtre de l'Ouest Parisien
"Copines d'avant" au Théâtre des Blancs Manteaux
"Amour, action ou vérité" au Théâtre des Blancs Manteaux
et un spectacle jeune public : "Lancelot, le chevalier de Merlin" au Théâtre de la Porte Saint Martin
Les reprises à ne pas rater :
"A toi pour toujours, ta Marie-Lou" au Théâtre Essaïon
"L'or" au Théâtre La Bruyère
"Même si tu m'aimes" au Théâtre Michel
Toujours à l'affiche :
"Simpatico" au Théâtre Marigny
"Le désert des Tartares"au Théâtre du Petit Hébertot
"Le bourgeois gentilhomme" au Théâtre de la Porte Saint Martin
"F-X" au Théâtre Le Lucernaire
"Le système de Ponzi" au Théâtre des Abbesses
"L'envers du décor" au Théâtre Le Ranelagh
"La scaphandrière" au Théâtre André Malraux à Chevilly-Larue
"La trilogie de la villégiature" à la Comédie Française
"Rose" à la Pépinière Théâtre
"Naples millionnaire" au Théâtre de la Tempête
"Les Roches Noires" au Vingtième Théâtre
"Sur le chemin" à l'Auguste Théâtre
"Dialogues de sourds" à l'Auguste Théâtre
"Lo Speziale" au Théâtre des Artistic Athévains
"Richard III n'aura pas lieu" au Théâtre 13/Jardin
"Bronx" au Théâtre des Bouffes Parisiens

Exposition avec :

"Paint B.A.L." au Musée de la Poste

Lecture avec :

"Le refuge" de Niki Valentine

Cinéma avec :

La sélection de la semaine :
"Le Marin Masqué" de Sophie Letourneur
"Un monde sans femmes" de Guillaume Brac
"La taupe" de Tomas Alfredson
Les sorties récentes :
"Sur la planche" de Leïla Kilani
"Fleur de béton" de Stéphane Esse et Audrey Lange
"Tahrir, place de la Libération" de Stefano Savona
"Anonymous" de Roland Emmerich
"Le Printemps de Téhéran" de Ali Samadi Ahadi
"2018" de Quentin Théron
"Il n'y a pas de rapport sexuel" de Raphaël Siboni
"Let My People Go !" de Mikael Buch
"Les Nouveaux Chiens de garde" de Gilles Balbastre et Yann Kergoat

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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