Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
  recherche
recherche
Activer le mode recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Edward aux Mains d’Argent
Tim Burton  novembre 2008

Réalisé par Tim Burton. USA. 1991. Avec : Johnny Depp, Winona Ryder, Dianne Wiest.

A l’occasion du spectacle musical éponyme au Théâtre du Châtelet, la Filmothèque du Quartier Latin avait ressorti, ce mois de novembre, le film Edward aux Mains d’Argent, pour quelques projections qu’il ne fallait pas manquer.

Considéré par beaucoup de cinéphiles comme un des meilleurs films de Tim Burton, Edward aux Mains d’Argent est peut-être le premier vrai long métrage de fiction du réalisateur.

Beetlejuice, en 1988, marquait déjà les possibilités lyriques et délirantes de l’imaginatif metteur en scène. Mais de manière trop excessive ou décalée pour être accessible au grand public. Batman, en 1989, définissait provisoirement le gothique plastique comme esthétique officielle de l’auteur. Mais Burton n’a pas créé le personnage de l’homme chauve-souris.

C’est pourquoi en 1991, Edward aux Mains d’Argent se pose peut-être, avec le recul, comme une vraie fondation de toute la filmographie du réalisateur. Tous les éléments visuels, scénaristiques, stylistiques et thématiques de Tim Burton sont ici réunis. Jamais, à part dans ses films d’animation, Burton n’a de nouveau créé un précipité aussi mature et poétique dans une de ses fictions incarnées.

Plus sobre que la plupart de ses films, plus sérieux aussi, Edward aux Mains d’Argent est surtout le plus épuré. Chaque personnage est unilatéral (sauf la jeune fille, qui est la seule à changer diamétralement de point de vue), les décors sont sommaires, le scénario est progressif en trois actes. Edward aux Mains d’Argent est finalement un film très simple, d’une construction classique, et d’une production sans exhubérance.

Au final, l’oeuvre est d'une poésie et d’une beauté rarissimes au cinéma, résultant d’un équilibre magique entre imagination (le rêve avant sa matérialisation), écriture (création d’un cadre créatif à ces idées extraordinaires), et mise en scène (représentation non spontanée du rêve impalpable du départ).

Si aujourd’hui Tim Burton conserve son esprit vagabond, délirant et original (par rapport au reste de la création audiovisuelle), ses redites excessives de film en film lui ont fait perdre une grande partie de sa fertilité créative ; et malheureusement, plus que tout, le réalisateur a sans doute perdu cette spontanéité enchantée que ponctuellement, à la faveur d’une oeuvre atypique, le cinéma nous livre par chance, par hasard, ou par talent.

A retenir aujourd’hui : presque 20 ans après sa sortie, Edward aux Mains d’Argent est un film magnifique, limpide et pur, dont le message et le style sont toujours applicables à l’époque. Une réussite durable, qui fera rêver nos enfants et petits enfants.

 

Durée : 1h45


Mathieu Beurois         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pas d'autres articles sur le même sujet


# 14 mars 2010 : blanket me sweet nurse

Ces premiers mots issus de la chanson "Saint Mary" de Sparklehorse viennent saluer celui qui avait survécu à un précédent suicide et qui avait dédié cette chanson à ses sauveurs. Cette fois ci, Mark Linkous n'écrira plus les chansons qui nous ont tant touché et ému. Paix à son âme maintenant qu'il va pouvoir jouer avec son ami Vic Chesnutt, lui aussi trop tôt disparu il y a peu. Hommage aussi à Jean Ferrat, père incontesté d'une certaine chanson française, poétique et militante qui vient de nous quitter, à 79 ans après une carrière exemplaire et intergénérationnelle.

The show must go on... alors voici le programme de la semaine :

Côté musique :

"Vexations" de Get Well Soon,
"The Law of Large Numbers" de Emma Pollock,
"Heart of my Own" de Basia Bulat,
"Youth" de Kissy Sell Out,
"Turn Ons" de The Hotrats, Gaz Coombes et Danny Goffey aka Supergrass nous ont à cette occasion accordé une interview,
le premier album de The Unwinding Hours,
"Hidden" de These New Puritans,
Efterklang en interview à l'occasion de la récente sortie de "Magic Chairs",
Bertrand Louis également en interview pour présenter "Le Centre Commercial", son nouvel album, le tout accompagné de 2 titres en Froggy's Session,
Interview également pour Mell qui a aussi fait sa Froggy's Session avec 4 titres dont une reprise de Hank Williams...
Froggy's Session également pour Turner Cody, qui se frotte quant à lui à Leonard Cohen.
Du live avec :
JP Nataf et Silvain Vanot au Grand Mix de Tourcoing,
TV Glory et Pony Pony Run Run à l'Aéronef de Lille,
Et enfin le Fil Eclectique #5 en direct du Fil de Saint-Etienne et en podcast sur Froggy's Delight, pour un tour de l'actualité culturelle ligérienne et plus généralement musicale, émission toujours aussi drôle et intéressante !

Au théâtre :

"Hobb story" au Théâtre Le Tarmac de La Villette
"RER" au Théâtre de la Tempête
"Stabat Mater " au Théâtre Le Lucernaire
"Le grenier " au Théâtre du Rond Point
"Elias Leister a disparu" au Théâtre 13
"Ode maritime " au Théâtre de la Ville
"La première gorgée de bière" au Théâtre du Rond Point"
la Master Classe de mars 2010 de Jean-Laurent Cochet
et une reprise à ne pas rater :
"Attila, reine des Belges" au Théâtre Le Lucernaire

Lecture avec :

"Hors d'atteinte" de Karin Slaughter
"Soins définitifs " de Karin Wahlter

Exposition avec :

"Patrick Jouin - La substance du design" au Centre Pompidou

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

 

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=