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puce Neimo - Music Is Not Fun
Boule Noire  (Paris)  8 décembre 2008

Pfiou. Pour tous ceux qui voudraient aller à la Boule Noire à pied depuis la Gare du Nord, prenez bien garde de ne pas confondre la rue Rouchechouart avec le boulevard du même nom… Les déambulations supplémentaires ainsi engendrées pourraient vous causer quelques désagréments, comme celui d’arriver stressé à l’entrée, pour lâcher tout essoufflé : " J’aimerais récupérer 2 pass au nom de Froggy Delight s’il-vous-plaît… ".

Après dépôt du manteau au vestiaire (un chouilla onéreux tout de même mais que voulez-vous, c’est Paris…), j’entre (pour ne pas dire que je me rue, cela rendrait le mouvement brutal alors que je suis tout de même entrée dans un calme relatif), je disais donc, je rentre dans la chaleureuse salle de la Boule Noire et oh, miracle ! Bien que le concert soit complet, je me faufile sans peine aux 1ers rangs (bien plus pratique pour les photos vous admettrez). J’avais oublié que l’habituel guest (ou première partie) ne déclenche pas toujours l’enthousiasme des foules, ou tout du moins celui du public venu pour Néïmo. Personnellement, je n’ai connu le nom du groupe que lors de son entrée sur scène…

Ce soir ce sont les 4 membres du groupe MINF (Musique Is Not Fun pour les non-initiés) qui ont la tâche de mettre la salle dans l’ambiance, si tant est qu’il y ait besoin de chauffer les fans de la tête d’affiche… Un jeune groupe "in the wind " comme qui dirait, pour s’exprimer dans la langue de leur style musical, "so british". Un groupe que j’avais eu l’occasion de découvrir dans un bar dijonnais l’an passé, et qui parvient petit à petit à se faire sa place dans le paysage pop-rock français.

Surfant sur la vague des BB Brunes et autres jeunes artistes grands et minces option jean slim (ce dont je ne suis pas spécialement fan), le show est sympa. Juste sympa. Se laisse écouter, on hoche un peu de la tête. Mais l’ambiance est loin d’être follement endiablée. Une voix sans vraiment de personnalité, un manque de punch, un manque d’un je ne sais quoi qui m’aurait permis de vraiment accrocher. Fatigue du groupe ce soir-là peut-être ? Je ne suis pas difficile pourtant, mais je me fonds avec le public qui ne fait pas non plus preuve d’un enthousiasme débordant. Un style pop agréable, mais là en concert ça le fait moins… la sensation de ne pas pouvoir apprécier la qualité de leur musique à sa juste valeur. Je ne m’étalerai pas sur un des morceaux où le batteur se fait chanteur, pour entonner "HP Please" : typiquement british peut-être, mais, pardonnez-moi l’allusion, j’ai l’impression d’écouter le générique de Tom Sawyer… Lorsqu’ils annoncent Neïmo, c’est sans regret et sans rappel que le public les laisse quitter la scène puis ranger leur matériel.

Neïmo. Tout de suite la différence est palpable, avec une nette et dynamique réaction du public poussant irrésistiblement vers la scène. Entrée dans le noir, seule la lumière de la caméra guide les musiciens. Camille à la guitare, Matthieu aux claviers, un nouveau à la batterie, Vincent, et Bruno au chant… Démarrage sur les chapeaux de roues avec le très dynamique "Echoing Pixels". Ca y’est, j’y suis. Pur bonheur. J’avais eu l’occasion de rencontrer ce groupe pour une interview et une session acoustique (liens en bas), la qualité musicale et le timbre de voix chaleureux et travaillé de Bruno m’avaient déjà bluffée.

En concert c’est… comme sur le CD, mais en mieux, avec les sonorités et la puissance du live, et surtout le jeu de scène du charismatique chanteur. Là le terme se justifie pleinement, vous allez comprendre… "Carsick", "Deceit", "The Hourglass": il fait chaud, ôtons donc le blouson en cuir. Du style oui, mais pas au dépend du confort. "Something in Common", "The Story Of", "Blow My Mind", puis "Hot Girl", titre soit dit en passant représentatif du public à forte représentation féminine. "Strip For Me" : je ne suis plus tout à fait sûre, mais cela ne m’étonnerait pas que ce soit à  cet instant que le T-shirt est allé rejoindre le manteau par terre… (note de la photographe : un joli corps musclé est bien plus photogénique qu’un T-shirt noir, aucun doute là-dessus). "Poison The Chalice", sans doute un futur tube, "Peter and The Wolves", petit moment calme, un peu de répit n’est pas de refus !

Mais le calme est de courte durée, cette musique redevient vite dynamique. Je parlais du jeu de scène tout à l’heure… Le strip-tease est loin d’être la seule gestuelle du chanteur… Bruno évolue en totale liberté : tantôt à genoux, tantôt allongé, ou rampant par terre, appuyé sur le clavier, murmurant/chantant à l’oreille de Camille, puis un petit tour de l’autre côté pour un éclat de rire avec Matthieu, Vincent le batteur n’est pas non plus épargné. Sans parler de quelques incursions sur l’avant et les côtés de la scène pour être au plus proche du public. Le fil du micro s’enroule, Bruno se lâche et ne se prive pas de jouer avec le pied de celui-ci, le public est littéralement transporté. "The Loving Dead", "Johnny Five" (tube incontournable), pour finir avec "Lines", excellent aussi.

De toute façon chaque morceau de l’album Moderne Incidental est une petite perle... L’heure du rappel sonne déjà, bien trop tôt à mon goût. On aura noté auparavant le passage de Sacha de Second Sex pour une participation saxophoniste s’intégrant à merveille dans un titre de Neïmo (ne me demandez pas lequel, j’étais trop concentrée dans mes manœuvres spatiales parmi les autres photographes pour vous offrir de nombreuses vues variées). Un petit incident a troublé la fête quelques instants, une chute d’ampli qui s’est débranché, ce fut l’affaire de 30 secondes. 10 secondes après l’incident avait déjà quitté les mémoires. "Friends Of Mine", "Can You Call Me ?" (une dynamique que j’adore dans ce morceau, tout en subtilité) et enfin "Frustrated".

Frustrée je le serais presque tellement la soirée est passée vite. Scotchée à l’interprétation musicale des talentueux musiciens, au timbre de voix de Bruno, ou peut-être à ses pectoraux qui sait… Trop de show ? Non, Bruno n’est pas tombé dans le piège du too much. Il vit ses musiques, se donne juste à fond, comme ses compères. Tant mieux, on ne demande que cela.

 

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La chronique de l'album Nuit et jour de Music is not fun
La chronique de l'album Moderne Incidental de Neïmo
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En savoir plus :
Le Myspace de Music is not Fun
Le Myspace de Neimo

crédits photos : Vanessa Bureau (Toutes les séries sur Taste of Indie)


Vanessa Bureau         
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# 5 juillet 2020 : Un avant goût de vacances

il fait (presque) beau partout, on sort un peu de chez nous, on voit nos amis, on pense aux vacances. Chez Froggy's on continuera tout l'été à vous alimenter en culture mais ce sera peut être un peu plus calme. En attendant, voici le sommaire et bien sûr le replay de La Mare Aux Grenouilles #5 !

Du côté de la musique :

"Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.
et toujours :
"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"La Putain respectueuse" par Gérard Gélas
"Dracula Asylum" par Felicien Chauveau
"L'Homme qui rit" par Gaële Boghossian
"Cage" par Jacques Bellay
"Kyste" de et par Eloïse Hallauer et Camille Soulerin
et une pépite : "Jimmy's blues" de James Baldwin par Nicolas Repac et Anouk Grinberg
du théâtre moderne :
"Vient de paraître" d'Edouard Bourdet par Jean-Paul Tribout
"La vie de Galilée" de Bertold Brecht par Eric Ruf
le répertoire classique par la Comédie français d'hier et d'aujourdhui :
"Le Mariage de Figaro" de Beaumarchais
"On ne badine pas avec l'amour" d'Alfred de Musset
Au Théâtre ce soir :
"Les Petits oiseaux" d'Eugène Labiche
"La Reine Blanche" de Barillet et Grédy
"Les Petites têtes" d?André Gillois
des comédies :
"L'Opération du Saint-Esprit" de Michel Heim
"Jeux de mots bêtes pour gens laids" autour de textes de Bobby Lapointe
"Pochettes Surprise" de Jacky Goupil
du côté des humoristes :
"Jean Luc Lemoine - Au naturel"
"Moustapha El Atrassi - Second degré"
du théâtre visuel avec "L'Avare" par la Compagnie Tàbola Rassa
et enfin du théâtre lyrique avec"Ercole Amante" de Francesco Cavalli par Christian Hecq et Valerie Lesort

Expositions :

les réouvertures de la semaine :
le Musée d'Art Moderne dela Ville de Paris avec les collections permanentes de "La Vie Moderne" dans sa nouvelle présentation et la salle Matisse
le Musée Rodin
le Musée national des Arts asiatiques-Guimet
le Musée Cognacq-Jay et le Musée du Louvre
et les expositions en "real life" à ne pas manquer :
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :
en salle "L'Envolée" de Eva Riley
at home avec :
du thriller :
"La Isla minima" de Alberto Rodriguez
"La Onzième heure" de John Lyde
de la romance :
"La revanche d'une blonde" de Robert Luketic
'"Aime-moi comme je suis" de Stephan Meyer
"Coup de foudre en cuisine" de James Hacking
du drame :
"L'ombre du doute" d'Aline Issermann
"Tout va bien on s'en va" de Claude Mouriéras
"Henri" de Yolande Moreau
Ciné-Club français des années 60 :
"L'Insoumis" d'Alain Cavalier
"Le Chien" de François Chalais
"La Voleuse" de Jean Chapot
"Les Ennemis" d'Edouard Molinaro
et des raretés :
"Le Champignon des Carpathes" de Jean-Claude Biette
"King of the White Elephant de Sunh Vasudhara

Lecture avec :

"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
"Un été norvégien" de Einar Mar Gudmundsson
et toujours :
"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
"Les jours brûlants" de Laurence Peyrin

Froggeek's Delight :

Toute la semaine des directs jeux vidéo, talk show culturel, concerts en direct sur la FROGGY'S TV

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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