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La Maroquinerie  (Paris)  6 février 2009

Comme de plus en plus souvent à Paris, le public qui a sans doute mieux à faire ou bien qui travaille plus pour que leurs patrons gagnent plus arrive tardivement dans la salle.

Cependant, même s'il faudra attendre un peu après l'heure prévue pour que la première partie arrive sur scène, Kaliocha jouera devant un petit tiers de la salle pleine ce qui semble honorable (mais n'excuse pas le public parisien décidément bien peu respectueux des horaires de spectacles).

A leur décharge, mais ils ne pouvaient pas le savoir, Guillaume, venu seul présenter le projet d'un groupe de deux personnes (mais bientôt 4, dixit le principal intéressé) n'a pas reellement réussi à rentrer dans son set et à emmener le public dans son tour de chant.

Évoluant dans un registre clairement chanson française qui voudrait se faire appeler folk, les chansons mélangent allègrement et sans réel but, le français à l'anglais et à l'espagnol. Chansons accompagnées de martellements de guitare n'offrant pas de réelle mélodie sauf à de trop rares occasions, maladie très française que de ne pas savoir offrir de mélodie aux mots.

Pas très à l'aise sur scène, Guillaume s'en sort assez bien en glissant quelques mots d'humour entre les morceaux mais qui tombent souvent à plat face au public qui tente désespérément de parler plus fort que ce qu'il se passe sur scène. Dommage.

Quoi qu'il en soit, Kaliocha défend bien ses chansons et même si "rock'n roll" en fin de set déride un peu l'assistance avec ses "bang bang shoot shoot", on attendra de voir le groupe au complet pour se faire en vraie idée de ce fameux projet.

Quoi qu'il  soit, pendant tout ce temps, la Maroquinerie s'est enfin remplie et sans être bondée, c'est un public venu en nombre qui accueille La Casa qui arrive sur scène dans le noir presque complet.

Batterie, basse, trompette, guitares, et claviers sont au programme et "Les Trucs Abîmés" ouvrent le set efficacement. Le son est bon, les musiciens ont l'air heureux d'être ici et le feront savoir, notamment en mentionnant le Café des sports, à deux pas de la Maroquinerie et dans lequel le groupe a joué en rêvant un jour de faire la Maroquinerie. C'est donc chose faite et ce soir, tous les morceaux de leur premier album seront au programme, sur une setlist pour le coup sans surprise si ce n'est une reprise et un inédit.

Pour la reprise, évidemment nous attendions secrètement un titre de Calexico, genre "Black heart". Il n'en fut rien et c'est une bête reprise de "Blue hotel" déjà exécutée sur les off de Taratata qui nous sera proposé. Seulement le titre sublimé par Chris Isaak est ici une sorte de bluette festive qui perd tout son charme et sa force et devient une chanson "chorale" sur laquelle le public tape dans les mains. Dommage.

L'inédit, "Depuis que tout le monde est parti", n'est pas non plus innoubliable même s'il est joué en live ce soir pour la première fois "rien que pour nous".

Le concert est néanmoins joliment exécuté et l'enthousiasme de Pierro et l'énergie de Jeff et de leurs musiciens font chaud au coeur tant on a trop souvent à faire à des groupes qui semblent blasés de faire de la scène. Le public en a pour son compte et est ravi que Pierro l'encourage à taper des mains (je déteste ça !).

Le son est bon, très bon même, et donne une puissance nouvelle aux titres par rapport au disque.  Trop même et l'enthousiasme aidant, on se retrouve parfois avec des chansons passées à la moulinette "chanson festive".

Mais encore une fois, le public adhère et on se demande s'il n'y a pas un malentendu. Comment sur un concert peut-on avoir le son de Calexico et le public de Cali ? Prouesse que réussit en tout cas le groupe, mais le fil est mince et il ne faut pas glisser les garçons. Quoi qu'il en soit l'accueil est bon et La Casa encouragée par les réactions du public a même prévu (tube et manque de chansons obligent) de reprendre une seconde fois "Go go go" déjà joué dans le début du set. C'est le jeu, ma pauvre Lucette, aurait-on envie de dire. Mais un peu plus de prises de risques n'aurait pas nui.

Le groupe porte finalement bien son nom car en l'absence d'un concert surprenant, ce fut un concert où tout le monde semblait se sentir bien, comme à la maison, sur scène et dans la salle. Mais avec un tel potentiel, messieurs de la Mayenne, s'il vous plaît, lâchez-vous un peu plus.

La tournée ne fait que commencer alors il va sans dire qu'après les festivals d'été, on sera curieux de voir de quel côté de la frontière se sera établi le groupe...

Allez, go go go ! Et n'écoutez pas les gogos.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de La Casa
Le Myspace de La Casa

Crédits photos : Fabrice Delanoue (Toute la série sur Taste of Indie)


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Toujours pas de festival, de théâtre, de concert, et autres ouvertures de lieux de réjouissances diverses sinon quelques passe droits pour les amis de Manu. En espérant que tout rentre dans l'ordre et que l'on retrouve le plaisir du spectacle vivant bientôt. Soyez prudents, sortez couverts et restez curieux !

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Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

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le diptyque Arne Lygre mis en scène par Stéphane Braunschweig :
"Je disparais" en vidéo
"Rien de moi" en vidéo
des comédies :
"Alors on s'aime"
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du divertissement :
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du côté des humoristes :
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"La Teuf des Chevaliers du fiel"
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"Le canard à l'orange"
"Le prête-nom"
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"Le Petit-Maître corrigé" de Marivaux
"Cyrano de Bergerac" d"Edmond Rostand
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les visites commentées par les commissaires d'expositions qui se sont tenues au Musée Jacquemart-André :
"Hammershøi, le maître de la peinture danoise" en vidéo
et "La collection Alana - Chefs-d'oeuvre de la peinture italienne"
partir en province pour découvrir en images le Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg
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en Allemagne au Städel Museum à Francfort
ailleurs au Brésil à la Pinacothèque de Sao Paulo
et au Japon au Ohara Museum of Art à Kurashiki
avant de revenir dans l'Hexagone pour une déambulation virtuelle dans le Petit Palais

Cinéma at home avec :

du drame : "Aime ton père" de Jacob Berger
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du thriller : "The Unseen" de Geoff Redknap
du thriller fantastique avec "La Neuvième Porte" de Roman Polanski
du divertissement :
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