Pour
cette 2ème Master Classe
de février 2009, Jean-Laurent Cochet
a choisi de proposer au public les travaux que les élèves
ont présenté dans le cadre de l'épreuve
d'évaluation à laquelle ils sont régulièrement
soumis et qui consistent en des variations libres.
Pas de Master Classe sans fables de La Fontaine, et ce soir,
la variation livre va jusqu'à une charmante version personnelle
et tabagique de "La cigale et la fourmi", dans laquelle
la cigale ayant fumé tout l'été alla crier
nicotine chez la fourmi qui n'est pas fumeuse.
Une variation à la manière des succulents pastiches
écrits par François Mougenot, ancien élève
de Jean-Laurent Cochet, auteur aguerri dans ce registre qui
a donné lieu à un spectacle, "La fourmi et
la cigale ", joué avec son frère Jacques
Mougenot, issu également du Cours Cochet.
Vinrent ensuite les scènes avec la première scène
de "La surprise de l'amour" de Marivaux présentée
par des élèves différents de ceux du cours
public précédent qui fait dire à Jean-Laurent
Cochet qu'après la variante Mozart voici la version Kafka.
Ce qui illustre également le fait que, tout en étant
fidèle au verbe de l'auteur, les approches d'un texte
riche peuvent être différentes sans en dénaturer
le sens.
Ce sera également le cas avec le lamento du Le jardinier
d'"Electre" de Jean Giraudoux qui, après une version plus
"lyrique" qui avait été amplement travaillée
en cour public, est présenté à deux voix
dans un registre plus grave.
Suivront la scène du petit chat est mort de "L'école
des femmes", la première scène de
"George Dandin" et la
scène entre Arsinoé et Célimène
dans "Le misanthrope"
de Molière-Corneille, un exercice
de haute voltige qu'est la scène de Don César
de Bazan dans "Ruy Blas"
de Victor Hugo et enfin une scène
de "L'alouette" de Jean Anouilh.
L'excellent travail des élèves est bien évidemment
salué par le Maître qui ce soir est amené
à faire peu d'interventions techniques et se réjouit
de la qualité de ces jeunes comédiens en devenir
qui lui laisse augurer sereinement de l'avenir du théâtre.
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