Spectacle
écrit et interprété par Antoine Huard dans
une mise en scène de Pascal Daubias.
Découvrir un jeune artiste, de surcroît auteur,
chanteur et acteur, dans ses premiers opus personnels dans lesquels
prévalent l'enthousiasme créatif, la spontanéité
et la générosité, même s'ils sont
encore "sous influence" de leurs aieuls et de leurs
aînés, est toujours étonnant et touchant.
Ainsi Antoine Huard qui pratique notamment l'écriture,
qu'elle soit littéraire, poétique ou musicale,
propose avec "Le paradoxe du scorpion", qui ressortit
au registre du conte, de suivre la quête initiatique d'un
jeune homme et de son factotum imaginaire, mi-Jiminy Crocket
mi-ange gardien.
Cet avatar contemporain du Jean qui pleure et qui rit voltairien,
qui lorgne aussi du côté du spleen romantique et
du saltimbanque moderne, entraîne le public dans un spectacle
conçu à la manière d'un patchwork qui navigue
de la tragi-comédie à la prose poétique,
de la chanson et au slam.
A la mise en scène Pascal Daubias
canalise le bouillonnement d'un jeune artiste, prodigue et sympathique
dont le soliloque janusien subira sans doute, et c'est tout
le mal qu'on lui souhaite, la bienheureuse patine du temps et
de la scène.
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