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To Be Still  (Fargo)  février 2009

Moins de deux ans après la parution en Europe d’un premier effort unanimement salué, voici qu’Alela Diane arrive à un carrefour majeur de sa courte carrière. Ce fameux toujours difficile deuxième album… ou comment donner suite à l’insurpassable The Pirate’s Gospel. Mais surtout comment résoudre cet éternel dilemme : continuer sur la même lancée au risque d’user la recette… ou prendre son monde à contrepied au risque de laisser ses fans sur le bas côté. Le tout sans baisser la garde côté inspiration...

Pourtant, la donne a bien changé ces derniers mois… Après des prestations en comité restreint à l’Européen et à la Cigale, Alela a écumé en solo les scènes estivales l’an passé. Avant de se voir consacrée au festival des Inrocks en novembre dernier. Inutile d’insister ensuite sur l’insolente célérité avec laquelle les tickets de son Bataclan du 6 avril se sont arrachés. Tout portant d’ailleurs à croire que cet Olympia planifié début juin subira le même sort.

Important donc de noter que l’élaboration de To Be Still s’est faite sur une période relativement longue en parallèle de la fulgurante ascension de son auteure. En distillant au passage deux extraits sur "Songs Whistled Through White Teeth", frétillant EP paru en décembre 2006. Mais surtout en testant bon nombre de nouvelles compositions sur scène. Ne manquait plus que l’essentiel, à savoir quelle forme prendrait l’emballage final.

Premier indice avec le simple "White As Diamond" et son clip très totalement dans l’esprit de "La Balade Sauvage". Subtiles arpèges de guitare en introduction, chant envoûtant, discrète apparition du violoncelle sur le refrain, arrivée calculée de la batterie pour l’envolée du titre, break avec nappes de violon avant un retour à la case départ. Une parfaite bluette qui n’aurait pas dépareillé sur "Just Another Diamond Day".

Encore quelques semaines à ronger son frein avant de découvrir le nouvel album. Puis, mi-janvier l’objet atterrit enfin dans la boîte aux lettres. En parfait clin d’œil à Parallelograms de Linda Perhacs, la pochette donne un avant-goût de son contenu. En effet, contrairement à son prédécesseur, To Be Still demeure fortement ancré dans une époque. A savoir la fin des années soixante. Néanmoins, tout comme celui-ci l’entame de To Be Still s’avère ahurissante : "Dry Glass & Shadows" et son entêtante partie de pedal steel, la sus-citée "White As Diamond" avant le sommet absolu constitué par "Age Old Blues" en duo avec Michael Hurley, vieux barde hippie en provenance directe de Greenwich Village.

Premières impressions sur ce nouveau cru ? Un mélange d’ancien et de nouveau. Tout d’abord, les compositions n’ont rien à envier à celles de The Pirate’s Gospel. Reste également cette voix si singulière, ce timbre si aérien, planant littéralement sur l’ensemble. Côté personnel, pas de changements notables : la fidèle Mariee Sioux demeure à proximité. Tout comme papa et Otto Hauser, le batteur de Vetiver.

La vraie différence serait plutôt à chercher du côté des arrangements. Plus riches et plus présents que sur le premier opus. Plus concis et limpides également. De la diversité des instruments utilisés aussi. De ce travail minutieux réalisé sur les enchaînements. Donnant cette impression d’un disque pensé, élaboré dans son ensemble. Pour la suite, aucune baisse de régime ne sera à relever : de la délicate "The Ocean", à la déjà classique "Take Us Back" en passant par le morceau éponyme… Magique.

En résumé, Alela vient de brillamment transformer l’essai en signant un disque s’annonçant déjà comme un des meilleurs de sa catégorie pour 2009. Gagnant au passage le titre de chef de file incontestée des chanteuses folk actuelles. Moins personnel, moins original que son prédécesseur, To Be Still puise sa réussite dans un irréprochable travail de production. Sans parler évidemment des évidentes qualités intrinsèques de son auteure/compositrice/interprète.

 

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Alela Diane en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2008 (Samedi)
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Alela Diane en concert à L'Aéronef (1 avril 2009)
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L'interview de Alela Diane (5 mars 2011)
L'interview de Alela Diane (samedi 17 juin 2014)

En savoir plus :
Le site officiel de Alela Diane
Le Myspace de Alela Diane


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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
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"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
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les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
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et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

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