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Interview  (par email)  février 2009

Thierry Bellia est l'âme du projet Variety Lab, qui n'est rien de plus qu'un prétexte pour réunir des amis autour d'un intérêt commun : la musique.

C'est donc un projet transpirant de bonne énergie et de positivité, ce qui se vérifie à travers l'interview que Thierry nous a accordée.

Team Up ! est un album qui se caractérise par l'absence de style ou genre musical prédominant. Il contient 12 morceaux complètement différents entre eux, avec le recours à 7 chanteurs invités sur 9 d'entre eux.

Oui enfin, il n'y a pas de hard rock ou de reggae quand même. Et puis c'est pas mal comme style "absence de style". Sérieusement, ce mélange de genre pourrait être comparé à une écoute en mode "shuffle" de la musique qui m'entoure depuis 40 ans... celle qui est dans ma discothèque, qui est jouée par mes meilleurs amis ou que j'entends au supermarché le mardi après-midi.

Pourquoi cette apparente obsession à ne pas rester plus de quelques minutes – la durée d'une chanson – dans chaque style ?

Ce n'est pas une obsession. C'est plus une question de hasard. J'ai beaucoup d'instruments différents chez moi qui me servent beaucoup (optigan, omnichord, etc.). Ce sont des trucs un peu plus rares qu'une guitare électrique. Je me sers beaucoup de ces instruments pour faire les maquettes des morceaux et les arrangements. Et puis, je crois surtout que la diversité des styles tient beaucoup à la diversité des intervenants. Beaucoup de musiciens que j'admire participent à ce disque (à l'écriture et à l'interprétation) donc chacun a amené une part de soi. Ces musiciens sont soit mes meilleurs amis, soit des gens dont j'admire le travail.

Veux-tu présenter le disque Team Up ! à un auditeur potentiel ? Que lui réserve l'écoute de l'album ?

Joie et bonheur en toute circonstance. En tous cas des chansons pop écrites et chantées par des gens coolos : Donovan, Sharko, Mona Soyoc mais aussi Yael Naim et mes amis de Orwell, Cascadeur et Kidsaredead et encore plein d'autres !

Quels sont tes références musicales ? Dans quelle mesure penses-tu que tes goûts personnels influencent la musique que tu composes ?

Je suis un vieux fan de The Cure, jusqu'à l'album The Top. J'ai ensuite été impressionné par Daft Punk à cause de leur casque clignotant. J'adore les Stranglers quand Burnel lève la jambe, David Bowie, Devo, les Pixies quand Franck Black crie comme un petit cochon, j'aime aussi écouter Big Yum Yum, un disque vert et très beau. Jusqu'ici tout roule, le problème c'est que je ne zappe pas quand j'entends France Gall (période pré-DX7) sur mon autoradio. Je transforme également le volant de ma twingo en synthé quand j'entends "Quand je joue" de Julien Clerc sur une FM. Et là, je sais que ça craint. Mais j'avais besoin d'en parler. Je pense que ces goûts influencent le son de Variety Lab. La composition a quant à elle plus été influencée par l'apport de tous les musiciens qui ont participé au disque, même si j'ai eu tendance à la ramener sans arrêt.

Sens-tu une limitation à ton activité musicale du fait que tu vives à Nancy ? Je me réfère concrètement à l'agencement des concerts, tournées, enregistrement, communication avec la presse, etc. ?

Vivre à Nancy a été une avancée incroyable pour moi car j'ai vécu 20 ans à Lexy, une village situé à coté de Longwy (ville ouvrière du nord-est). Cela ne nous a pas empêché de travailler avec tous les artistes présents sur le disque. J'ai quasiment tout enregistré dans mon appartement. Le mixage a été fait à Paris avec Yann Arnaud qui est très talentueux et extrêmement barbu (c'est un zeugme).

Je pense effectivement qu'il est peut-être plus simple de faire "buzzer" un groupe si on habite à Paris. Mais je peux te dire qu'il y a un gros buzz autour de Variety Lab dans mon quartier. Allez, sérieusement, notre label Ici d'ailleurs est nancéien. C'est grâce à ce label que nous avons signé avec un éditeur parisien. Le reste, ce n'est qu'une histoire de prix de billet TGV.

As-tu beaucoup recours à l'électronique ou l'informatique pour la production du son ?

Oui. Tout a été enregistré sur mon PC avec une carte son Layla echo (qui date de 8 ans). J'ai utilisé une vieille version (stable !) de Logic audio pro (5.1). J'ai voulu mélanger des sons électroniques avec des sons de "vrais" instruments. Tous les sons de synthés étaient des instruments virtuels (arturia, etc.) mais quand je suis arrivé au mixage, il y avait les vrais synthés dans le studio. Yann m'a demandé de les réenregistrer. C'est beaucoup mieux, je le confirme.

Ensuite il a mixé sur Protools au studio de "la truite". C'est un studio parisien terriblement bien équipé mais il n'y a plus de lumière dans les toilettes. Ce studio appartient à Julien de "botox". Nous avons fait le mastering à "la source".

Tu vis de quoi ? De la musique ? Ou bien tu as une autre activité professionnelle ?

Je suis caméraman de télévision. Je filme parfois des matches de foot et parfois des reportages sur des femmes qui s'appellent toutes les deux Madeleine. Des reportages qui font parfois le bonheur du zapping...

La musique me rapporte un peu d'argent mais pas suffisamment pour en vivre - je mange beaucoup de frites - en tous cas, ça ne nous coûte plus d'argent d'en faire ce qui est déjà un progrès...

Alors, vois-tu la musique comme un loisir ou bien comme une perspective de changement de vie ?

Ni l'un ni l'autre. J'aime faire de la musique, j'aime passer des heures à essayer de "faire un truc bien". Je suis assez content de ma vie et j'espère pouvoir continuer à faire de la musique, entouré de mes amis même si je n'arrive jamais à en vivre financièrement.

Que penses-tu faire ensuite ? Travailles-tu déjà sur quelque chose ?

Nous sommes en train de répéter les chansons pour faire des concerts. J'aimerais faire d'autres chansons ou un projet encore plus centré autour de mon optigan. J'aimerais aussi qu'on parle de moi, que les filles soient nues, qu'elles se jettent sur moi, qu'elles m'admirent, qu'elles me tuent, qu'elles s'arrachent ma vertu.

Au-delà de toute cette métaphysique, quels sont tes objectifs personnels à court ou moyen terme ?

À court terme, j'espère que nous allons pouvoir faire des concerts, beaucoup de concerts car sur scène c'est pas mal (je crois). À long terme, j'espère que la sortie de notre disque nous permettra de travailler avec d'autres artistes que nous admirons.

Comment te présentes-tu en live ? Tout seul, ou avec une bande ? Qui chante ?

Nous faisons un vrai live avec les principaux acteurs du disque Jérôme Didelot de Orwell, Alexandre Longo de Cascadeur et Vincent Mougel de Kidsaredead plus Charlie, un batteur. Bref, nous sommes 5 avec guitare, basse, batterie, clavier. Tout le monde chante un peu même si je dois dire que c'est Vincent qui chante la majorité des chansons sur scène. C'est un set très énergique, nous amenons un peu de l'électronique du disque grâce au batteur qui déclenche des samples.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Team Up ! de Variety Lab

En savoir plus :
Le site officiel de Variety Lab
Le Myspace de Variety Lab

Credits photos : Dimitri Elson


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# 13 octobre 2019 : On Manque de Mains D'oeuvres

Alors que la mairie de Saint Ouen a décidé de la fermeture de la salle mythique Mains d'Oeuvres, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour la culture. Alors on continue de notre côté avec beaucoup de musique, la fin de la session de Orouni, des tas de livres, du théâtre pour tous les goûts, des expos et plein d'autres choses (mais rien sur Dupont de Ligonnès). C'est parti.

Du côté de la musique :

"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Rencontre avec Orouni dans les rayons d'une librairie
et bien entendu, Orouni en session live, toujours dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos
et toujours :
"Pas plus le jour que la nuit" de Alex Beaupain
"Matriochka : Romantic fantasies & Transcriptions from Russia" de Alexandra Luiceanu
"La nuit devant" de Baden Baden
"aMour(s)" de Fabien Martin
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"Rêves d'Occident" au Théâtre de la Cité internationale
"Donnant Donnant !" au Théâtre Athénée
"Piège pour Cendrillon" au Théâtre Michel
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