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Franz Ferdinand  (Domino / PIAS)  février 2004

"File-moi cette bouteille, elle est à moi !
- Eh, rends-moi ma vodka, you bloody bastard !
- T’vas voir ta gueule à la fin de la soirée !"

C’est, grosso modo, en ces termes que se sont rencontrés Nick McCarthy et Alex Kapranos, les deux têtes pensantes du nouveau groupe britannique Franz Ferdinand. Nouvelle coqueluche du New Musical Express, cette bande d’Ecossais d’adoption est présentée comme le meilleur groupe de 2004. N’ayons pas peur de cette arrogance toute anglaise et voyons voir ce qu’il en est exactement.

Après cette empoignade un soir dans un bar de Glasgow, Alex Kapranos décide de monter un groupe avec cet allemand qu’il vient de connaître. En effet, celui-ci a prétendu savoir jouer de la batterie au beau milieu de la baston ! Evidemment, il n’en est rien, mais l’arrivée de Paul Thomson, batteur, et de Bob Hardy, bassiste, permettra à Franz Ferdinand de prendre son envol.

L’association entre Alex Kapranos, un étudiant en littérature anglaise plutôt cultivé, et Nick McCarthy, un allemand aux goûts vestimentaires plutôt excentriques, était vouée à faire des étincelles. Le premier concert de ce groupe "arty" (ils faisaient tous plus ou moins partie d’une école d’art) a lieu dans l’appartement d’une de leurs amies, en centre ville de Glasgow. Ils jouent deux fois de suite quatre titres, "Take me out", "Auf Achse", "Michael" et "Shopping for Blood", qui étaient à l’époque leurs seules compositions. Et là, miracle, les gens de l’assemblée se mettent à danser. C’est le but de la musique de Franz Ferdinand : sur des bases de rock, ils arrivent à créer un style plutôt dansant bien dans l’air du temps (cf Radio 4, The Rapture, etc…).

Devant le succès d’estime de ce premier gig, les quatre compères décident de trouver un lieu adéquat pour y tenir des expositions, des manifestations artistiques et des concerts. Ils préfèrent le système D aux endroits déjà établis et investissent donc un vieux bâtiment à moitié délabré, surnommé "Le Château". Ils organisent dans cette bâtisse des shows et des expositions, et c’est ainsi qu’ils se font connaître, jouant leur musique entre quatre murs pelés et au milieu d’anciennes installations sportives.

Venons-en maintenant à leur debut album. Alex Kapranos et Herr Superfantastisch ont composé les 11 titres de ce premier LP, sobrement intitulé Franz Ferdinand. Les titres révèlent une section rythmique excellente, avec une basse primordiale et mixée très en avant, et une batterie sautillante martelant des rythmes binaires assez disco, à la limite de la dance.

Dès le premier titre, on a envie de bouger son corps et de "headbanguer". Le groove de Franz Ferdinand est imparable, en particulier sur le début de l’album : les titres "Tell Her Tonight", le deuxième single au riff entêtant "Take me Out" , et "The Dark of the Matinee", dans leur syle disco-rock, sont tout bonnement extraordinaires. "Tell her tonight" fait penser au "Heart of Glass" ou au "Atomic" de Blondie, et le son de guitare rappelle parfois Elastica. Le voix de Kapranos sur "The Dark of the Matinee" est superbement fragile, et le refrain est énorme. En fin d’album, "Michael " et "Come on Home" ont des mélodies presque aussi bonnes. Et tout le reste de l’album est excellent, pas de baisse de régime sauf peut-être pour le dernier titre. Sur "Come on Home", la voix magnifique et vulnérable de Kapranos la un petit côté Jarvis Cocker. (d’autant plus que leur style dandy, un peu précieux, les rapproche).

A noter que les paroles sont assez marquantes : la scansion "This fire is out of control, We’re gonna burn this city" issue de "This Fire", et "You can feel my lips undress your eyes" , belle phrase provenant du premier single “Darts of Pleasure”, trottent dans ma tête depuis la première écoute de cette petite merveille.

Je qualifierai donc ce debut album de Superfantastisch. Par contre, je ne sais si ce disque résistera à de nombreuses écoutes… avec un peu de recul, il me semble que l’album apparaîtra moins bon. C’est plutôt normal pour de la musique dansante.

 

 

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# 1er juin 2020 : Retour à la réalité

Le monde d'après ne sera sans doute pas mieux que celui d'avant. Ces 2 mois de répit n'auront sans doute servi qu'à amplifier les frustrations en tout genre. Sans prétendre y remédier voic de quoi vous détendre un peu avec notre sélection culturelle de la semaine.

vous pouvez également revoir notre première émission "La mare aux grenouilles" sur la Froggy's TV. Suivez la chaine pour ne pas rater émissions et concerts en direct.

Du côté de la musique :

"Nunataq" de Alexandre Herer
"Vodou Alé" de Chouk Bwa & The Angstromers
"Wallsdown" de Enzo Carniel
Interview de Jo Wedin et Jean Felzine à l'occasion de leur concert sur la Froggy's TV
"Pictures of century" de Lane
"Lullaby (mix #15)" nouvelle émission de Listen In Bed à écouter
"Introssessions" de Minhsai
"Guinea music all stars" de Moh! Kouyaté
"Parcelle brillante" de Orwell
"Evocacion" de Quatuor Eclisses
"Is this natural" de Tazieff
"EP 2" de The Reed Conservation Society
et toujours :
Interview de Roman Rappak autour de son nouveau projet Miro Shot
"Par défaut" de Antoine Hénaut
"Three old words" de Eldad Zitrin
"Night dreamer direct to disc sessions" de Gary Bartz & Maisha
"Mareld" de Isabel Sörling
"Miroir" de Jean Daufresne & Mathilde NGuyen
"Self made man" de Larkin Poe
"Notre dame, cathédrale d'émotions" de Maitrise Notre Dame de Paris
"Enchantée" de Marie Oppert
"Miroirs" de Quintet Bumbac

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

les créations contemporaines :
"Le Mardi à Monoprix" de Emmanuel Darley
"Lucide" de Rafael Spregelburd
"Le Royaume des animaux" de Roland Schimmelpfennig
"Délivre-toi de mes désirs" de María Velasco
"L'étudiante et Monsieur Henri" de Yvan Calbérac
de la comédie signée Pierre Palmade:
"Ma soeur est un chic type" de Pierre Palmade
"Pièce montée" de Pierre Palmade
"10 ans de mariage" de Alil Vardar
Au Théâtre ce soir :
"On dînera au lit" de Marc Camoletti
"Le canard à l'orange" de William Douglas Home
"L'Or et la Paille" de Barillet et Grédy
les classiques par la Comédie française :
"L'Avare" de Molière
"Les Rustres" de Goldoni
du côté des humoristes :
un spécial Christophe Alévêque à l'occasion de son inédit 2020 "Le trou noir"
avec
"Christophe Alévêque - Super rebelle... et candidat libre"
"Christophe Alévêque revient bien sûr"

"Christophe Alévêque - Debout"
et du théâtre lyrique revisité:
"Le Postillon de Lonjumeau" d'Adolphe Adam par Michel Fau
"Turandot" de Puccini par Robert Wilson
et de la caricature joyeuse avec "The Opera Locos"

Expositions :

découvrir la visite en ligne d'expositions virtuelles annulées :
"Giorgio de Chirico. La peinture métaphysique" au Musée de l'Orangerie
"Pompéi" au Grand Palais
et "Plein air, de Corot à Monet" au Musée des Impressionnismes de Giverny
s'évader en un clic en direction de la province :
à Nice pour une visite virtuelle du Musée Magnin et celle de l'exposition "Soulages, la puissance créatrice" à la Galerie Lympia
de l'Europe :
en Espagne vers le Musée Carmen Thyssen à Málaga
et en Allemagne avec la visite des 3 niveaux de la Kunsthalle de Brême
et plus loin encore aux Etats-Unis vers le Musée Isabella Stewart Gardner à Boston
et le Musée d'Art de Caroline du Nord à Raleigh
avant le retour sur Paris pour découvrir les éléments décoratifs de L’Opéra national de Paris

Cinéma at home avec :

de l'action :
"Code 211" de York Alec Shackleton
"Duels" de Keith Parmer
de la comédie : "Le boulet" de Alain Berbérian et Frédéric Forestier
du drame :
"Marion, 13 ans pour toujours" de Bourlem Guerdjou
"Happy Sweden" de Ruben Östlund
de la romance :
"Coup de foudre à Jaïpur" de Arnauld Mercadier
"Marions-nous !" de Mary Agnes Donoghue
du thriller :
"The Watcher" de Joe Charbanic
"Résurrection" de Russell Mulcahy
du fantastique : "Godzilla" de Masao Tamai
les années 40 au Ciné-Club :
"Boule de suif" de Christian Jaque
"Le carrefour des enfants perdus" de Léo Joannon
et un clin d'oeil au début du cinéma avec "Le Voyage dans la Lune" de Georges Méliès

Lecture avec :

"BeatleStones" de Yves Demas & Charles Gancel
"L'obscur" de Phlippe Testa
"La géographie, reine des batailles" de Philippe Boulanger
"Trouver l'enfant / La fille aux papillons" de René Denfeld
et toujours :
"J'aurais pu devenir millionnaire, j'ai choisi d'être vagabond" de Alexis Jenni
"Les Beatles" de Frédéric Granier
"Washington Black" de Esi Edugyan

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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