Comédie
dramatique de Mohamed Kacimi, mise en scène de Sophie
Akrich, avec Bernard Allouf, Lily Bloom, Mehdi Dehbi, Katia
Dimitrova et John Kokou.
C’est l’histoire de cette terre sainte, en guerre.
L’histoire d’une ville à feu et à
sang où les personnages mûrissent une réflexion,
dans l’urgence, sur les raisons d’un tel drame.
On se demande comment une telle guerre peut exister, de telles
horreurs peuvent subsister. En symbiose avec les personnages,
nous comprenons le vrai sens de la guerre.
Ce n’est pas une vision globale d’un conflit que
l’on nous livre ici mais une clé pour entrer dans
la vie de citoyens, de victimes, et comprendre alors l’absurdité
du conflit. Ici on ne prend pas position, on nous permet de
comprendre aussi bien la situation des victimes que celle des
soldats, des êtres humains également, seulement
placé du mauvais côté.
Imen, une jeune fille, attend chez elle. Seule, sa mère
a été arrêtée au check point. Elle
a disparu. La jeune fille reçoit tour à tour sa
voisine, Alia, accompagnée de son mari Iad, qui s’enivre
d’arak. Et puis il y a Amin, leur fils. Témoin
des horreurs de la guerre, il décidera de mourir en martyr.
Avec cinq acteurs, Sophie Akrich fait entendre ce texte dramatique
de Mohamed Kacimi sur ces hommes qui tentent de sauver leur
vie. La peur est omniprésence. Les comédiens vivent
leur texte pour nous rendre intact l’horreur de la guerre.
Nous sommes témoins et spectateur de tirs de roquette,
de viol mais aussi d’espoir, de rires.
La problématique soulevée est on ne peut plus
actuelle. Le conflit israélo-palestinien nous est projeté
en pleine figure, on comprend alors que la paix n’est
peut-être qu’une simple utopie.
Le texte fait appel à la fois à l’imaginaire
et la réflexion. Mohamed Kacimi n’utilise pas ici
de clichés, il montre avec simplicité et justesse
de que vivent les hommes dont l’humanité est trop
souvent bafouée. |