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puce Le grand monde d'Andy Warhol
Galeries Nationales du Grand Palais  (Paris)  Du 18 mars au 13 juillet 2009

Andy Warhol, le pape du Pop art, le roi de la Factory, est à l'honneur du Grand Palais avec une exposition d'envergure "Le grand monde d'Andy Warhol", organisée par la Réunion des Musées Nationaux sous le commissariat de Alain Cueff, historien d'art, qui a souhaité proposer un regard différent sur son activité de portraitiste souvent dénigrée.

Considérant celle-ci comme une part fondamentale de son œuvre, à savoir "une sorte d'état suspendu entre la vie et la mort", il y voit "un work in progress cohérent et logique" qui mérite qu'on s'y attarde.

Cette exposition, importante par son ampleur, une sélection de cent trente oeuvres parmi le millier de portraits réalisés dont certaines faisant partie de collections particulières sont rarement montrées, présente de nombreux intérêts.

Outre le fait qu'elle alimente le débat sur la polémique Warhol artiste-héros qui sauve de la disparition du portrait de grand style ou opportuniste mondain qui immortalisa la jet-set des années 70-80, elle permet au visiteur néophyte de voir les toiles de Warhol qui maintes fois reproduites réduites à de plates images.

Les œuvres sont ordonnées selon un parcours typologique scénographié par Didier Blin qui a conçu un white cube pour des portraits pétants des couleurs dont Warhol grime les visages de ses contemporains comme pour conjurer la mort, masque qui se superpose au masque que portent les célébrités avec deux moments de bravoure, la consacrée aux portraits de Mao et la rotonde aux photographies sur murs tapissés de la "Cow yellow on blue".

Pour essayer d'approcher la démarche qui l'animait quand il affirmait vouloir dresser un seul grand tableau intitulé "Portrait of society", la réalité est sans doute celle énoncée par Cécile Guilbert qui analysait l'art du portrait de Warhol à la fois "comme un miroir de la vanité la plus triviale et comme un questionnement métaphysique de l'existence".

Du quart d’heure warholien à la postérité du Beautiful people : la comédie humaine d'Andy Warhol

Andy Warhol initie son activité de portraitiste en 1962 avec le portrait de Marilyn réalisé après son décès à partir d'une image existante.

En 1963 pour sa première commande avec les multiportraits de Ethel Scull, retenus comme visuel pour l'affiche de l'exposition il prend lui même les photos qui serviront de matériau de base.

Et il va mettre au point un protocole d'élaboration unique et novateur de transposition sérigraphique d'un portrait peint à partir d'une photographie polaroïd retouchée et imprimée sur un transparent qu'il utilisera de manière systématique pour réaliser sur commande un nombre impressionnant de portraits dont chacun s'avère différent des autres.

A cet égard, la lecture liminaire des analyses figurant dans le catalogue de l'exposition pour chacune des œuvres est instructive.

Andy Warhol construit une immense galerie de portraits qui dresse le panorama de la belle société, américaine et internationale, de l'époque du monde de l'art, des artistes aux collectionneurs en passant par les marchands d'art, du cinéma et de la musique, de la politique et du gotha de la finance et de l'industrie.

L'exposition permet également de constater que son œuvre s'inscrit totalement simultanément dans la fonction classique du portrait, qu'il s'agisse du portrait de cour, avec les portraits des rois et des politiques, du portrait souvenir avec son panthéon de la culture juive moderne, de la représentativité avec les icônes hollywoodiennes ou du portrait de famille avec celui de sa mère.

Par ailleurs, tous ses portraits sont déclinés en diptyque ce qui contribue à donner au portrait, par essence figé et mortifère, une composante cinétique souvent révélatrice. A cet égard, par exemple, le portrait de Brigitte Bardot, réalisé l'année où elle arrête sa carrière, est particulièrement saisissant.

Outre la récurrente question de la représentation de la figure humaine, Alain Cueff dégage une autre piste de réflexion : élevé par une mère profondément religieuse, Andy Warhol, obsédé par la mort, cherchait à voir derrière le miroir, "saisir ce qui est présent et qui ne se voit pas, en d'autres termes, il travaille sur la révélation".

D'où l'utilisation de la photographie pour tenter de capter l'essence du divin et de percer le mystère de l'incarnation.

De là à l'iconographie religieuse il n'y a qu'un pas. Ce sur quoi se clôt l'exposition avec "Skull", "La dernière Cène", "Big electric chair", et "Raphaël Madona - $ 6,99". Dans le "Self-portrait" de 1978 Andy Warhol, dont les autoportraits scandent cette monstration ("Je me peins pour me rappeler à moi-même que je suis toujours là"), trityque en un avec trois profils en négatif, il apparaît comme une ombre.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique du catalogue

En savoir plus :

Le site officiel de la Réunion des Musées Nationaux

Crédits photos : MM (Plus de photos sur La Galerie)
avec l'aimable autorisation de la Réunion des Musées Nationaux


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# 5 février 2012 : Enfin l'hiver

Alors voilà, cela fait des mois que tout le monde s'étonne que le climat est plutôt clément en ce dernier hiver avant la fin du monde et puis d'un seul coup, quand il se met à faire un temps... d'hiver, c'est la panique, la télé sort ses reportages, l'instagrameur guette le moindre flocon et surtout tout le monde se plaint du froid. En attendant, on risque de se retrouver avec un album de Mallaury Nataf avec ces conneries. D'ici là, voici le programme de la semaine.

Du côté des platines :

"Violent hearts" de Shimmering Stars,
"The night visitor" de Anna Ternheim,
"Have som faith in magic" de Errors,
"Breakers" de Gem Club,
"Hall music" de Loney Dear,
"Future this" de The Big Pink, retrouvez aussi The Big Pink en interview et en images,
"Le temps qu'il faut" de Bertrand Betsch, ainsi que la deuxième partie de son interview qui fait logiquement suite à la première,
Watine en Froggy's Session, après la sortie de son disque "Still grounds for love",
Ibrahim Maalouf en concert au Fil de Saint-Etienne, Ibrahim Maalouf nous a également accordé une interview,
Shaka Ponk à l'Aéronef de Lille,

Au théâtre :
Les nouveautés de la semaine :
"Mystère Poe" au Théâtre L'Atalante
"S'envoler" au Nouveau Théâtre de Montreuil
"L'heure d'après" au Théâtre du Petit Hébertot
"Sortir du corps" à la Maison des Métallos
"Jacques et son maître" à la Pépinière Théâtre
"La trilogie degli occhiali" au Théâtre du Rond-Point
"Urbik/Orbik à la ville comme à l'univers" au Monfort Théâtre
"Sade 2.0" au Théâtre Les Déchargeurs
"Etty" au Théâtre de l'Ouest Parisien
"Copines d'avant" au Théâtre des Blancs Manteaux
"Amour, action ou vérité" au Théâtre des Blancs Manteaux
et un spectacle jeune public : "Lancelot, le chevalier de Merlin" au Théâtre de la Porte Saint Martin
Les reprises à ne pas rater :
"A toi pour toujours, ta Marie-Lou" au Théâtre Essaïon
"L'or" au Théâtre La Bruyère
"Même si tu m'aimes" au Théâtre Michel
Toujours à l'affiche :
"Simpatico" au Théâtre Marigny
"Le désert des Tartares"au Théâtre du Petit Hébertot
"Le bourgeois gentilhomme" au Théâtre de la Porte Saint Martin
"F-X" au Théâtre Le Lucernaire
"Le système de Ponzi" au Théâtre des Abbesses
"L'envers du décor" au Théâtre Le Ranelagh
"La scaphandrière" au Théâtre André Malraux à Chevilly-Larue
"La trilogie de la villégiature" à la Comédie Française
"Rose" à la Pépinière Théâtre
"Naples millionnaire" au Théâtre de la Tempête
"Les Roches Noires" au Vingtième Théâtre
"Sur le chemin" à l'Auguste Théâtre
"Dialogues de sourds" à l'Auguste Théâtre
"Lo Speziale" au Théâtre des Artistic Athévains
"Richard III n'aura pas lieu" au Théâtre 13/Jardin
"Bronx" au Théâtre des Bouffes Parisiens

Exposition avec :

"Paint B.A.L." au Musée de la Poste

Lecture avec :

"Le refuge" de Niki Valentine

Cinéma avec :

La sélection de la semaine :
"Le Marin Masqué" de Sophie Letourneur
"Un monde sans femmes" de Guillaume Brac
"La taupe" de Tomas Alfredson
Les sorties récentes :
"Sur la planche" de Leïla Kilani
"Fleur de béton" de Stéphane Esse et Audrey Lange
"Tahrir, place de la Libération" de Stefano Savona
"Anonymous" de Roland Emmerich
"Le Printemps de Téhéran" de Ali Samadi Ahadi
"2018" de Quentin Théron
"Il n'y a pas de rapport sexuel" de Raphaël Siboni
"Let My People Go !" de Mikael Buch
"Les Nouveaux Chiens de garde" de Gilles Balbastre et Yann Kergoat

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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