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puce Alyson B - The Baboon Show - Solange la Frange
Festival Les Femmes s'en mêlent #12 (2009)  (Saint-Etienne, Le Fil)  22 avril 2009

Mercredi 22 Avril. 19H25. J’arrive guillerette devant le Fil (en avance, si si, ça m’arrive !). Là, vous vous dites : "quoi ? Mais la grande finale du tournoi d’orthographe commence dans 1h, pourquoi n'est-elle pas devant sa télé ?". Et bien amis amateurs de l’orthographe et nostalgiques de Bernard Pivot, oui je l’assume, j’étais bien au Fil et je n’ai pas été déçue !

En effet, la soirée s’annonce dès le départ animée : dans le cadre du festival Les femmes s’en mêlent visant à rendre hommage à la scène féminine indépendante depuis 12 ans, trois groupes sont annoncés pour enflammer la scène du Fil.

La première artiste, Alyson B, a su se faire un nom dans le milieu stéphanois par son rock moderne et rebelle. Les suédois The Baboon Show sont les deuxièmes à se produire ce soir et définissent leur musique comme une réincarnation du punk des années 70 : dynamique et exaltée. Enfin, c‘est le trio suisse Solange la Frange qui clôturera le festival avec des notes puissamment électro teintées de rock.

Enjouée par ces perspectives fort alléchantes, j’entre rapidement dans la salle. Mon cerveau ne fait qu’un tour (je suis blonde, ça facilite les choses) : un copieux buffet se profile devant mes yeux. Interloquée, je prends tout de même une assiette. Pour le moment, rien d’anormal : charcuterie, fromage, plats basiques, salé à droite, sucré à gauche… jusqu’au moment où je tombe sur LA tarte à la choucroute d’Alsace (si si, il y avait un petit écriteau marqué "Alsace").

Au vu des nationalités de nos groupes de ce soir, rien n’explique sa présence. Intriguée, je vais de ce pas en demander davantage à l’accueil du Fil. Quelques minutes plus tard, je suis rassurée, Saint-Etienne ne s’est pas brutalement transformée en capitale de la choucroute : le Fil a organisé ce soir un partenariat avec l’association SAVA. Le principe ? Chaque étudiant étranger paie sa place de concert 5 euros s’il apporte un plat pour le buffet. On peut regretter qu’il n’y ait pas eu plus de plats d’origine lointaines, mais cela reste tout de même une merveilleuse idée avant un concert qui se présente si… dynamique !

20H45, je vois de loin Alyson B sortir d‘un nuage de fumée ; je cours sur le devant de la scène. Non, non, ne saluez pas cet exploit, je n’ai pas eu trop de mal vu la place qu’il restait dans le Club du Fil. Eh oui, comme je le craignais, les stéphanois ont préféré rester devant leur télé ce soir. Peu importe.

Une pure note de rock’n roll fait vriller la pièce. Et c’est parti pour trois quart d’heure de riffs endiablés, menés autant par la voix grave et profonde d’Alyson B que par l'accompagnement de sa nouvelle bassiste, Béa. Mélangeant des paroles anglaises, allemandes et françaises à un son de guitare révolté, on se sent rapidement dynamisé par ce cocktail explosif.

Il est cependant difficile de rentrer dans le monde d'Alyson B car il faut dire qu’elle ne nous en laisse pas vraiment la possibilité. Toute à sa musique, elle ne communique pas tellement avec le public et s’oublie dans une gestuelle répétitive. On se lasse alors assez rapidement de ses rythmiques simples. C’est pourtant dommage car ce son rock aux limites du grunge avait le potentiel pour faire vibrer le public. Le concert se termine pourtant rapidement, laissant des spectateurs sceptiques se ruer vers le bar pour se préparer à la suite avec une bonne Guinness.

Une fumée s’étend à nouveau sur la scène, suivie par de vives lumières colorées. Les Baboon Show sont arrivés et nous en mettent déjà plein la vue.

Pour ma part, ils furent la grosse surprise de la soirée. En individu lambda, quand on me parle de punk, j’imagine tout de suite un rebelle marginalisé à crête et à chaînes. Très fermée comme vision il est vrai, mais assez répandue. Aussi vous pouvez imaginer ma surprise en voyant débarquer sur scène deux pin-up habillées à la façon sixties, robes courtes, nœuds et chapeaux dans les cheveux ; suivies par un mec à pattes d’oies à l’air complètement déjanté.

Le public une fois scotché par ce décalage entre clichés et réalité, les Baboon Show peuvent commencer leur prestation scénique. Leur musique se trouve d’emblée suffisamment énergique et motivante pour faire bouger ces fameux fans de la Guinness adossés au bar. Et l’ambiance s’envole cette fois tout à fait lorsque le batteur arrive en trombe sur scène. Sans vraiment savoir comment, nous nous retrouvons, le public et moi-même, à bouger notre corps au rythme de ce punk rock survolté.

La chanteuse, Cecilia Boström y est d’ailleurs pour quelque chose : entre sa voix de crécelle hystérique et ses jeux de scène virevoltants (elle a quand même réussi à monter sur les enceintes, waouh ce n’est plus un babouin mais bel et bien une panthère !), on n’a pas le temps de s’ennuyer. Au milieu de ce puissant punk marginalisé par le look rétro du groupe, elle a quand même réussi à sortir d’on ne sait où un petit piano pour enfant… Dommage, le son est inaudible dans tout ce brouhaha mais l’effet est garanti !

The Baboon show est la preuve vivante que le punk n’est pas seulement une musique violente créée par des voyous mais qu’il a su se moderniser et redorer son image peu attirante.

Je conseille à tous les amateurs des bonnes sonorités punks des années 70 de les voir au moins une fois en concert, mais aussi (et surtout) à ceux qui n’en sont pas fans. En tout cas, une chose est sûre : cette énergie m’a conquise.

Une fois Cecilia sortie de la salle avec sa grosse valise (véridique), j’attends non sans impatience le dernier groupe, Solange la Frange. Je ne les ai certes jamais vus mais on m’a loué leur originalité.

Et pour être originaux, ça, ils l’ont été. Imaginez tout d’abord un trio : Luca, bassiste, Julia, chanteuse, et Tristan aux platines. Pour l’instant, tout va bien. Imaginez ensuite que ces trois individus névrosés ont pour ambition de faire de l’electro. Bon… ça va encore.

Imaginez que leur musique est renforcée par des lumières flash rouges et par des images psychédéliques balancées sur le vidéo projecteur. Vous pensez déjà que ça va donner ?

Et bien imaginez maintenant que ledit groupe débarque sur scène avec une pancarte " Ye Ah" et se met à chanter une musique suisse qui n’a rien à voir avec le reste lors d’une petite défaillance technique.

Vous commencez à avoir peur ? Pourtant, vous n’avez pas encore entendu le rire dément de Julia, déployé à la moindre occasion ! Voilà, maintenant, vous êtes à même de saisir l’esprit complètement farfelu et déjanté de Solange la Frange.

Et évidemment, leur musique l’est tout autant qu’eux. En effet, leur électro, teinté de rock par le son de basse de Luca est idéal pour mettre le feu au dancefloor. Leurs paroles et leurs mouvements volontairement répétitifs nous entraînent eux dans une transe libératrice. Vraiment, dans un contexte différent le concert aurait pu être démentiel. Mais ce soir Solange la Frange ne m’a pas fait m’évader.

Pourtant, je vous jure, j’avais fait des efforts, je m’étais fait une frange... Mais non, décidément, l’Electro à 00h en pleine semaine, dans une salle qui se vide petit à petit, je n‘y arrive pas.

Cependant, vous public, si vous êtes déjà bien barré vous-même, que vous sortez entre amis, que vous n’avez pas à penser au réveil du lendemain et que l’ambiance de la salle s’y prête bien, alors FONCEZ voir Solange la Frange. Vous risqueriez bien d’être emportés par leur folie, frange ou pas. Dans un tel cas, moi, cette fois, je n‘y résisterai pas.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Solange la Frange en concert au Festival Les Transmusicales 2008 (Vendredi)

En savoir plus :
Le site officiel du festival
Le Myspace du festival

Crédits photos : Sébastien Barriol (Toute la série sur Taste of Indie)


Lauriane Clément         
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# 2 août 2020 : Une petite pause s'impose

Le mois d'août arrive. Sans les festivals, l'actualité culturelle sera plus calme mais nous serons toujours là pour vous tenir compagnie chaque semaine notamment sur Twitch. Commençons par le replay de la Mare Aux Grenouilles #8 (la prochaine sera le 29 août) et bien entendu le sommaire habituel.

Du côté de la musique :

"Pain olympics" de Crack Cloud
"Waiting room" de We Hate You Please Die
"Surprends-moi" de Cheyenne
"Nina Simone 1/2" le mix numéro 20 de Listen in Bed
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Noshtta" de L'Eclair
"Moderne love" de Toybloid
  "Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet

Au théâtre :

chez soi avec des comédies blockbusters at home :
"Lady Oscar" de Guillaume Mélanie
"La vie de chantier" de Dany Boon
"Post-it" de Carole Greep
"Mon meilleur copain" de Eric Assous
"L'ex-femme de ma vie" de Josiane Balasko
"Un point c'est tout" de Laurent Baffie
et de l'eclectisme lyrique avec :
"L'Ange de feu" de Serge Prokofiev revisité par Mariusz Trelinski
les antipodes stylistiques avec "L'Enfant et les Sortilèges" de Maurice Ravel par James Bonas et "Dracula, l'amour plus fort que la mort" de Kamel Ouali
et le concert Hip-Hop Symphonique avec des figures du rap et l'Orchestre Philharmonique de Radio France

Expositions :

en virtuel :
"Warhol" à la Tate Modern de Londres Exhibition Tour avec l'exhibition tour par les commissaires et et 12 focus
"Plein air - De Corot à Monet" au Musée des impressionnismes de Giverny
avec l'audioguide illustré ainsi qu'une approche en douze focus
en real life :
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :

en salle :
du vintage avec la version restaurée de "Quelle joie de vivre" de René Clément
un documentaire "Dawson City : le temps suspendu" de Bill Morrison
des films récents dans son salon :
"Hauts les coeurs !" de Solveig Anspach
"La Famille Wolberg" de Axelle Ropert
"Pieds nus sur des limaces" de Fabienne Berthaud
"Le Voyage aux Pyrénées" de Jean-Marie Larrieu et Arnaud Larrieu
"Dans Paris" de Christophe Honoré
"La promesse" de Luc et Jean-Pierre Dardenne

Lecture avec :

"Nous avons les mains rouges" de Jean Meckert
"Il était deux fois" de Franck Thilliez
"La goûteue d'Hitler" de Rosella Postorino
et toujours :
Interview de Bruno Piszczorowicz autour de son livre "L'ère Metal"
"Fleishman a des ennuis" de Taffy Brodesser-Akner
"Summer mélodie" de David Nicholls
"La Chine d'en bas" de Liao Yiwu
"La nuit d'avant" de Wendy Walker
"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
"Un été norvégien" de Einar Mar Gudmundsson

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