Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
  recherche
recherche
Activer le mode recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Chagrin d'école
Daniel Pennac  (Editions Gallimard)  Broché Octobre 2007 / Poche Mars 2009

Daniel Pennac est un écrivain français reconnu et récompensé. Le prix Renaudot 2007 lui d’ailleurs a été décerné pour son livre Chagrin d’école. Dans ce livre, qui n’est pas tout à fait une autobiographie, ni tout à fait un récit, mais plutôt un relevé d’anecdotes, de flashback, de ressentis, de réflexions, il revient sur son parcours scolaire et professionnel, sur ses années de "cancrerie" et celle de professorat.

Car Daniel Pennac est un ancien cancre qui est "devenu" professeur. Il nous rapporte donc son vécu de dernier de la classe qui s’en est sorti, en jouant avec une certaine forme de schizophrénie : le cancre toujours au fond de lui interpellant virulemment l’écrivain établi pour lui rappeler d’où il vient.

Tout au long de la lecture de ce livre, l’oscillation entre l’admiration que ne manquent pas de provoquer les réussites de ce professeur hors normes, et la question incessante sur le but recherché par l’auteur est permanente.

On referme alors ce livre sur un sentiment ambivalent :
Oui, il y a de bons profs et de bons élèves, mais aussi des mauvais dans les deux camps ;
Oui, les programmes ont évolué, les "grands auteurs" n’ont plus la cote, le respect qui est dû à Montesquieu a disparu ;
Oui, la société est devenue une société d’information fast-food, vite avalée, vite digérée, encore plus vite oubliée ;
Oui, les enfants sont devenus des consommateurs et des clients, qui portent des N, ou des L, mais qui ignorent qu’en fait ils portent tout simplement des pull-overs, des chandails, des tricots et des chaussures...

Bref, tout a changé depuis sa propre scolarité et ses débuts professionnels dans les années 1970, le contraire en aurait été étonnant.

L’ambivalence entre l’auteur et son métier se pose également, tant son expérience professionnelle est omniprésente. L’écrivain semble s’effacer devant le professeur lorsqu’il nous applique les principes et méthodes qu’il a utilisés avec ses élèves, émaillant son discours d’extrait de Rousseau ou d’Alphonse Daudet, de citations, de cours de grammaire et d’orthographe.

Les questions comme "A qui s’adresse ce livre ?" ou "Qu’est ce que son expérience apporte ?" restent en suspens.

Peut-être les aficionados de Daniel Pennac apprécieront-ils de connaitre un peu mieux leur auteur favori, et souriront aux anecdotes et bons mots, comme celui qu’eut son père en septembre 1968 : "il t’aura fallu une révolution pour la licence, doit-on craindre une guerre mondiale pour l’agrégation ?"

Peut-être les professeurs en poste apprécieront-ils les conseils d’un vétéran qui, bravant les directives officielles du ministère et les desiderata des parents, a osé faire faire des dictées et imposer des récitations – 1 texte par semaine tout de même…

Peut-être les anciens cancres qui sont "devenus", apprécieront-ils les réminiscences de ces pénibles années d’école. Les cancres actuels auront-ils accès à ce témoignage ? Leur fera-t-il prendre conscience que leur état est peut-être temporaire ? Que d’autres vivent ce qu’ils vivent ?

In fine, que retient-on des faits d’arme de Monsieur Pennac dans cette pseudo autobiographie ? Son budget Carambar ? Ses anciens élèves qui, le reconnaissant dans la rue, lui expriment toute leur gratitude, ce qui lui permet d’exhiber une certaine forme de fausse modestie ? Son obstination à vouloir défendre tous les élèves et les dédouaner de leur état par la mise en cause du professorat ? L’éloge de quelques professeurs qui ont su lui transmettre leur passion ? Est-ce là, toute la morale de cette histoire ?

 

Annabel         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pas d'autres articles sur le même sujet


# 14 mars 2010 : blanket me sweet nurse

Ces premiers mots issus de la chanson "Saint Mary" de Sparklehorse viennent saluer celui qui avait survécu à un précédent suicide et qui avait dédié cette chanson à ses sauveurs. Cette fois ci, Mark Linkous n'écrira plus les chansons qui nous ont tant touché et ému. Paix à son âme maintenant qu'il va pouvoir jouer avec son ami Vic Chesnutt, lui aussi trop tôt disparu il y a peu. Hommage aussi à Jean Ferrat, père incontesté d'une certaine chanson française, poétique et militante qui vient de nous quitter, à 79 ans après une carrière exemplaire et intergénérationnelle.

The show must go on... alors voici le programme de la semaine :

Côté musique :

"Vexations" de Get Well Soon,
"The Law of Large Numbers" de Emma Pollock,
"Heart of my Own" de Basia Bulat,
"Youth" de Kissy Sell Out,
"Turn Ons" de The Hotrats, Gaz Coombes et Danny Goffey aka Supergrass nous ont à cette occasion accordé une interview,
le premier album de The Unwinding Hours,
"Hidden" de These New Puritans,
Efterklang en interview à l'occasion de la récente sortie de "Magic Chairs",
Bertrand Louis également en interview pour présenter "Le Centre Commercial", son nouvel album, le tout accompagné de 2 titres en Froggy's Session,
Interview également pour Mell qui a aussi fait sa Froggy's Session avec 4 titres dont une reprise de Hank Williams...
Froggy's Session également pour Turner Cody, qui se frotte quant à lui à Leonard Cohen.
Du live avec :
JP Nataf et Silvain Vanot au Grand Mix de Tourcoing,
TV Glory et Pony Pony Run Run à l'Aéronef de Lille,
Et enfin le Fil Eclectique #5 en direct du Fil de Saint-Etienne et en podcast sur Froggy's Delight, pour un tour de l'actualité culturelle ligérienne et plus généralement musicale, émission toujours aussi drôle et intéressante !

Au théâtre :

"Hobb story" au Théâtre Le Tarmac de La Villette
"RER" au Théâtre de la Tempête
"Stabat Mater " au Théâtre Le Lucernaire
"Le grenier " au Théâtre du Rond Point
"Elias Leister a disparu" au Théâtre 13
"Ode maritime " au Théâtre de la Ville
"La première gorgée de bière" au Théâtre du Rond Point"
la Master Classe de mars 2010 de Jean-Laurent Cochet
et une reprise à ne pas rater :
"Attila, reine des Belges" au Théâtre Le Lucernaire

Lecture avec :

"Hors d'atteinte" de Karin Slaughter
"Soins définitifs " de Karin Wahlter

Exposition avec :

"Patrick Jouin - La substance du design" au Centre Pompidou

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

 

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=