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Interview  (Paris)  12 mai 2009

Tu as d’abord commencé en tant qu’artiste solo sous le nom de Derek Delano. Comment as-tu démarré et comment s’est effectuée la transition vers le Delano Orchestra ?

Je faisais des morceaux seul mais j’avais toujours eu envie de les jouer en groupe. Plusieurs choses m’ont décidé : j’ai eu la possibilité de faire un concert dans une salle plus importante à l’été 2005, j’ai vu Bright Eyes en concert où il y avait 10 personnes sur scène. Le changement s’est donc fait assez naturellement.

Pourquoi le nom Delano Orchestra ?

Je ne l’explique jamais trop, mais il existe depuis environ deux ans.

Comment as-tu choisi tes musiciens ? N’était-ce pas trop difficile de confier ses morceaux à d’autres gens ?

En fait, la plupart du temps, il s’agissait de proches, qui venaient aux concerts et qui connaissaient ma musique. Certains s’étaient montrés intéressés. C’est un mix de personnes intéressées par mon projet et d’autres avec qui j’avais vraiment envie de jouer. Le trompettiste est arrivé plus tard, pendant l’enregistrement du premier album, et il est devenu naturel qu’il joue avec nous sur scène.

As-tu laissé les autres membres de ton groupe modifier tes chansons ? Ont-ils participé à une certaine réécriture ?

Sur le premier album pas trop. Il y avait plus de parties imposées. Pour le deuxième album, il y a eu plus de live, plus de répétitions. Du coup, chacun a amené un peu de son univers et l’album ressemble plus au groupe.

Comment avez-vous intégré la trompette et le violoncelle ?

La trompette était juste prévue pour des interventions dans le premier album. On n’avait pas beaucoup de références avec des trompettes, à part Bright Eyes. Puis, comme cela correspondait à notre musique, on l’a gardée. Pour le violoncelle, c’est un peu la même chose, il correspondait bien à certains de nos morceaux.

Vous avez à la fois l’aspect très dépouillé du folk et le côté très arrangé du post-rock. Est-ce à cause de vos influences ?

On ne voulait pas se couper d’une base de morceaux folk, ne pas faire des morceaux à rallonge. On ne voulait pas faire de la musique pour faire des grandes envolées même si on l’a fait au final. Le but était d’arranger des chansons folks. Donc a priori, cela ne ressemble pas à des groupes de post-rock mais il y a quand même de petites touches.

Votre premier album a été enregistré dans des conditions rudimentaires. Qu’en est-il pour celui-là ?

Le premier a été fait en une prise live, pendant un jour, puis j’ai fait les arrangements chez moi. Pour le nouvel album, on a eu quinze jours en studio, financés par notre ancien label. Depuis, on a dû racheter tout ça pour sortir sous Kütu Folk. En studio, il faut être efficace ; c’est une autre contrainte. Avec le recul, je pense qu’un juste milieu serait l’idéal. Je me suis retenu de faire des bidouilles sur les morceaux, mais du coup, certaines personnes s’y retrouvent moins car cet album fait plus studio. Bon, j’ai quand même bidouillé un peu !

Vous avez lancé le projet Winter & Bonfire. Peux-tu nous en parler un peu ?

On ne savait pas trop ce que ça allait être au départ. On a joué dans un festival qui s’appelle Hibernarock et ils nous ont proposé d’enregistrer une semaine dans une maison, ce qu’on a fait. L’idée était que le collectif Kütu se réunisse pour jouer les morceaux des uns et des autres. Du coup,  on a un peu inversé les choses puisque le groupe s’appelle Winter & Bonfire et le titre est Kütu Folk Records.

Vous avez poussé le concept encore plus loin dans le cadre de la tournée des concerts cousus main, en reprenant les morceaux de chaque groupe et en les réorchestrant.

Cela nous a toujours plu de faire des collaborations entre musiciens et de faire des concerts ensemble. Après, cela apporte plus à certains qu’à d’autres mais c’est toujours très enrichissant.

Kütu a été créé il y a quatre ans maintenant, avec le statut d’association. Quelle était l’idée de base ?

Au départ, on était déjà regroupé, on commençait à organiser des concerts. C’est à partir du moment où Leopold Skin et moi avons eu un projet commun assez instrumental, enregistré à la maison, que l’on s’est posé la question du support, de la distribution, du nom. Et c’est à partir du format qu’on a décidé de monter le label. C’était assez naturel. Du coup, tous les artistes du label ont sorti leurs albums sous ce format là. A 100, puis 200, puis 1000 exemplaires. Il y a eu une première sortie en avril, puis la distribution nationale.

Peux-tu définir ta musique en trois mots ?

Personnelle, sombre et puissante.

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Delano orchestra en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2008 (Vendredi)
Delano orchestra en concert au Festival FNAC Indétendances 2008
Delano orchestra en concert au Nouveau Casino (8 avril 2009)
Delano orchestra en concert à Château Grange-Fort (9 mai 2009)
Delano orchestra en concert au Festival La Route du Rock 2009 (vendredi)

En savoir plus :
Le Myspace de Delano orchestra
Le site officiel de Kütu Folk Records
Le Myspace de Kütu Folk Records

Crédits photos : Thomy Keat (Toute la série sur Taste of Indie)


Camille         
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# 5 février 2012 : Enfin l'hiver

Alors voilà, cela fait des mois que tout le monde s'étonne que le climat est plutôt clément en ce dernier hiver avant la fin du monde et puis d'un seul coup, quand il se met à faire un temps... d'hiver, c'est la panique, la télé sort ses reportages, l'instagrameur guette le moindre flocon et surtout tout le monde se plaint du froid. En attendant, on risque de se retrouver avec un album de Mallaury Nataf avec ces conneries. D'ici là, voici le programme de la semaine.

Du côté des platines :

"Violent hearts" de Shimmering Stars,
"The night visitor" de Anna Ternheim,
"Have som faith in magic" de Errors,
"Breakers" de Gem Club,
"Hall music" de Loney Dear,
"Future this" de The Big Pink, retrouvez aussi The Big Pink en interview et en images,
"Le temps qu'il faut" de Bertrand Betsch, ainsi que la deuxième partie de son interview qui fait logiquement suite à la première,
Watine en Froggy's Session, après la sortie de son disque "Still grounds for love",
Ibrahim Maalouf en concert au Fil de Saint-Etienne, Ibrahim Maalouf nous a également accordé une interview,
Shaka Ponk à l'Aéronef de Lille,

Au théâtre :
Les nouveautés de la semaine :
"Mystère Poe" au Théâtre L'Atalante
"S'envoler" au Nouveau Théâtre de Montreuil
"L'heure d'après" au Théâtre du Petit Hébertot
"Sortir du corps" à la Maison des Métallos
"Jacques et son maître" à la Pépinière Théâtre
"La trilogie degli occhiali" au Théâtre du Rond-Point
"Urbik/Orbik à la ville comme à l'univers" au Monfort Théâtre
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"Etty" au Théâtre de l'Ouest Parisien
"Copines d'avant" au Théâtre des Blancs Manteaux
"Amour, action ou vérité" au Théâtre des Blancs Manteaux
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Les reprises à ne pas rater :
"A toi pour toujours, ta Marie-Lou" au Théâtre Essaïon
"L'or" au Théâtre La Bruyère
"Même si tu m'aimes" au Théâtre Michel
Toujours à l'affiche :
"Simpatico" au Théâtre Marigny
"Le désert des Tartares"au Théâtre du Petit Hébertot
"Le bourgeois gentilhomme" au Théâtre de la Porte Saint Martin
"F-X" au Théâtre Le Lucernaire
"Le système de Ponzi" au Théâtre des Abbesses
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"La trilogie de la villégiature" à la Comédie Française
"Rose" à la Pépinière Théâtre
"Naples millionnaire" au Théâtre de la Tempête
"Les Roches Noires" au Vingtième Théâtre
"Sur le chemin" à l'Auguste Théâtre
"Dialogues de sourds" à l'Auguste Théâtre
"Lo Speziale" au Théâtre des Artistic Athévains
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Exposition avec :

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Lecture avec :

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La sélection de la semaine :
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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