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Twelve ways to count  (Hazelwood)  avril 2009

Lorsque l’on pense pop, notre esprit a souvent du mal à se détourner du sempiternel schéma guitare/basse/batterie. En retirant un de ces éléments, l’équilibre fragile vacillerait-il donc ?  Avec Twelve ways to count, The Miserable Rich a fait le choix audacieux de la pop sans batterie mais avec cordes.

Y aurait-il donc un salut possible sans ces quelques peaux tendues et autres cymbales et faut-il y voir une attitude ultime de rébellion ou bien simplement une pénurie de batteur ?

En 2006, le chanteur James de Malplaquet et le violoncelliste/pianiste James Calderbank forment Grape Authorithy. De ce premier essai naitra The Miserable Rich, collectif de Brighton constitué autour d’un cinq majeur mêlant notamment guitare acoustique, violon et violoncelle. Twelve ways to count, leur premier opus s’est enregistré à la maison et bénéficie de plus de nombreux musiciens qui apportent leur contribution sonore.

On pouvait craindre l’assommant ou le grandiloquent, mais The Miserable Rich réussit à garder une veine pop et à impulser un rythme sans faille dans ses morceaux.
La guitare acoustique, souvent en avant, assure l’ossature de la plupart chanson et sert de fil conducteur à l’album. Certains diront que la Pop sans batterie, c’est comme la grappe sans raisin, l’autostoppeur sans le pouce, le sapin sans les boules. Mais à trop se focaliser sur cette absence, on risquerait presque de passer à côté du reste. Et le reste s’avère fort réussi.

Le morceau d’entrée "Early mourning" affiche tout de suite les ambitions d’une pop certes sans fûts mais néanmoins rythmée. Les coups d’archet sur les cordes imposent le beat et mènent la danse. "Monkey" une complainte du bayou revisitée côtoie le malicieux et sautillant "The time that’s mine" aux chœurs harmonieux et aux arrangement soutenus. Et tandis que "The bardmaid’s canon" élève le niveau de la traditionnelle chanson de comptoir, le solennel "Merry go round" uniquement aux cordes rappellent du bon Nick Drake avec un Robert Kirby aux arrangements.  Puis la joliment classique ballade "Muswell" fait jouer les harmonies de cordes pour accentuer la dramaturgie de la chose.

The Miserable Rich a su trouver des voies de traverse et délivre une pop gracile, tout en douceur. La musique de chambre fait son coming out et le mariage est donc légalisé. Un joli mélange de douceur et d’entrain.  

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

The Miserable Rich en concert au Festival Radar #5 (vendredi 11 septembre 2009)

En savoir plus :
Le Myspace de The Miserable Rich
le site officiel de The Miserable Rich

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# 7 mars 2010 : La France a peur ...

34 ans après cette célèbre phrase de Roger Gicquel, qui vient de nous quitter, la France n'est pas forcément dans un meilleur état aujourd'hui. Mais comme il le disait aussi, ne nous laissons pas abandonner à ce sentiment ! Alors filons sans plus attendre vers le sommaire de la semaine, riche en musique et en théâtre, entre autres :

Côté musique :

"Yayaya" de Eldia,
"The Magician's Private Library" de Holly Miranda,
"El Turista" de Josh Rouse,
"Heartland" de Owen Pallett,
"Tourist History" de Two Door Cinema Club,
Erin McKeown en interview revient sur "Hundreds of Lions" son nouvel album accompagnée d'une jolie session acoustique.
Le festival des Nuits de L'alligator avec :
Hell's Kitchen Bob Log III et Mustang le lundi à la Maroquinerie,
Honkeyfinger, The Agitator, Asaf Avidan & the Mojos et Vieux Farka Touré le mardi à la Maroquinerie,
Triggerfinger, Radio Moscow et James Chance & les Contorsions le mercredi à la Maroquinerie,
Eldia, Jeremy Jay et Josh T. Pearson le jeudi à la Flèche d'Or,
Iswhat? et Dustaphonics le vendredi à la Maroquinerie,
Clues, Turner Cody et She Keeps Bees le samedi à la Maroquinerie,
et Henry's Funeral Shoes, Honkeyfinger et Bob Log III à la Péniche de Lille
et 30 Seconds to Mars et Street Drum Corps à l'Aéronef de Lille,
Une session acoustique de James Levy, actuellement en tournée en France

Au théâtre :

"Les fausses confidences" au Théâtre de la Commune
"Prosper et George" au Théâtre Le Lucernaire
"Troubles" à la Maison des Métallos
"Los demonios " au Vingtième Théâtre
"Maelström excrémentiel" au Théâtre Les Déchargeurs
"Dysmopolis" à La Loge
"Méliès, cabaret magique" au Théâtre de la Vieille Grille
"The telephone ou l'amour à trois..." au Théâtre Les Déchargeurs
des reprises à ne pas rater :
"O Carmen" au Théâtre du Rond Point

"Un inconvénient majeur sur l'échelle des valeurs" au Théâtre Paris Villette

Lecture avec :

"Dérive" de Isabelle Garna
"Perdu en chemin" de Ruth Kluger
"Eternels instants" de Edgar Kosma

Expositions avec :

"Frédéric Chopin - La Note bleue" au Musée de la Vie Romantique
et toujours à l'affiche "elles@centre pompidou, artistes femmes dans les collections du Musée National d'Art Moderne" au Centre Pompidou

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

 

           
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