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Interview  (Berlin)  23 mai 2009

En mai dernier, nous étions à Berlin pour quelques jours de vacances bien mérités. La bonne fée punk, n’étant pas la dernière des tarées, avait fait en sorte de croiser notre calendrier avec celui du groupe parisien Frustration.

Leur punk-cold-wave devait en ce 23 mai (jour anniversaire des 60 ans de la république allemande) faire vibrer les crêtes berlinoises. L’occasion idéale de discuter longuement de musique, d’indépendance, de Born Bad et bien d’autres… avec Fabrice d’abord (chant), rejoint par Frédéric alias Junior (claviers), Manu (basse) et Marc (batterie).

On commence par les présentations ?

Fabrice : Je m’appelle Fabrice, je suis le chanteur de Frustration. J’habite en banlieue sud. Comme nous tous, on habite tous en banlieue de Paris.

Vous êtes tous parisiens ?

Fabrice : Oui, on a tous grandi à Paris ou en banlieue. Manu qui avait un père militaire, a lui vécu quelques années à Berlin quand il était gamin. On a tous un moment vécu dans Paris, comme tout le monde, quand tu crois que tout se passe à Paris. Et puis on est doucement revenu en banlieue au gré des achats de nos maisons.

Quels âges avez-vous tous ?

Fabrice : Entre 39 et 44 ans.

Quand a commencé le projet Frustration ?

Fabrice : Pour être précis, ça a commencé en septembre 2002.

Mais vous aviez tous déjà des projets, chacun de votre côté ?

Fabrice : Ouais on est une équipe d’une trentaine de personnes, qu’on appelle la "Happy Family". On vient tous d’univers musicaux super différents. Ce qui nous réunit particulièrement, c’est qu’avec le temps, les obligations professionnelles et familiales, on s’est retrouvé autour de l’amour des choses simples dans chaque groupe dans lequel on était. On a aussi la même mentalité à savoir, ne pas mettre un seul doigt de pied dans le showbiz. Certains d’entre nous travaillent d’ailleurs dans ce milieu. En fait, on se connaît tous depuis 15-20 ans. Pour certains d’entre nous, on a même créé un club de voitures. On s’aide à déménager aussi !

Vous êtes tous très bons potes alors…

Fabrice : Sur les trente personnes, pas complètement. Il y a toujours des fortes personnalités ! Mais on est bien ensemble. Et pour en revenir aux univers musicaux de ce collectif, il y en a pour tous les goûts. Certains viennent du rock 60’s, d’autres du punk, d’autres du psychobilly, du milieu new-wave, de la oi! aussi, du hardcore…

Comment avez-vous fait pour créer Frustration ? Il fallait se mettre d’accord sur ce style punk-cold-wave ?

Fabrice : Chacun des membres du groupe aime tout ce qui s’est fait en Angleterre entre 76 et 84. Quand je dis tout, c’est tout. On est tous des grands acheteurs de disques aussi. D’ailleurs, Marc le batteur est un des deux patrons de Born Bad, et dans la grande bande il y aussi Ivan l’autre patron qui joue dans Operation S. Ils ont tous plusieurs groupes. Moi, depuis une semaine j’en ai plus qu’un, mais par exemple Nicus notre guitariste, ils jouent dans 5 groupes dans cette bande, en plus il est barman au Piano Vache.

Pour en revenir au groupe, c’est moi qui en suis à l’origine, c’est peut-être une des seules choses que j’ai pu faire dans ma vie ! D’habitude, dans les autres groupes auxquels j’ai pu participer, on me prenait parce qu’a priori je ne chante pas trop mal. Donc le groupe a été formé en 2002, j’avais envie de continuer à faire de la musique avec Marc parce qu’on avait déjà eu un groupe ensemble. Avec Nicus pour son amitié et son son de guitare, très Manchester. Il ne sait faire que ça en son de gratte mais il fait ça super bien. Manu, parce qu’il voulait absolument jouer de la basse même si au départ, ce n’est pas un féru de cold-wave.

Et puis après quelques répèts, on s’est vite rendu compte qu’avec le quatuor habituel, voix-guitare-basse-batterie, on allait vite tourner en rond. Sans vouloir jouer les chefs, j’ai horreur de ça, mais j’avais en tête de faire un groupe vraiment dans la veine de Joy Division, The Fall, je suis un fan absolu de cold-wave mais pas gothique. J’étais dans la première vague gothique, j’ai eu des coupes de merde et puis j’ai laissé tomber quand c’est devenu trop pipi-caca, enfin trop naze quoi !

Très rapidement, Frédéric dit Junior, qui est normalement bassiste et qui voulait absolument jouer, a pris la place qui restait, donc clavier. Au départ, il ne devait jouer qu’un morceau sur quatre. Et ce canaillou a réussi à apporter un son, je ne veux pas dire électro, mais synthétique qui nous plait vachement. C’est un son sombre mais dansant aussi. On adore danser, toute la grande bande. On ne fréquente pas les boites de nuit mais on peut danser à fond sur New Order, du Ska, du Rock Steady… On aime quasiment tout, à part le mauvais Heavy Metal et le Zouk.

Quels sont les groupes qui t’ont vraiment marqué dans les années 80 ?

Fabrice : J’ai beau être une personne âgée, je n’ai pas connu le truc 78-80, Metal Urbain, tout ça. Dans les groupes qui étaient vraiment intéressants, il y avait Metal Urbain même si aujourd’hui, c’est une énorme merde de re-formation pourrie. Il y avait aussi Orchestre Rouge, Siouxsie And The Banshees…

(Les autres membres du groupe nous rejoignent.)

Fabrice : Ouais donc malgré l’âge avancé de certaines personnes ici, le début du mouvement punk à Paris, le mouvement punk arty Asphalt Jungle, c’est un truc qu’on a vécu en tant que gamins… Mais il y a un groupe qui est très très influent par rapport à ce qu’on aime faire, par rapport aux paroles ou à "l’artistique", c’est Warum Joe. Un groupe de Paris.

Manu : Il y a Charles de Goal aussi. Ce groupe, c’est en fait Patrick tout seul, ça vaut le coup de raconter son histoire. A l’époque, quand il était signé, il avait un groupe, des espèces de baloches gothiques qui ne lui plaisaient pas du tout. Il a donc arrêté seulement au bout de quelques concerts. Et puis avec le temps, il a retrouvé d’autres musiciens avec qui il a pu faire ce qu’il aimait vraiment. Patrick nous le dit aujourd’hui, le groupe qu’il a maintenant, c’est exactement ce qu’il aurait voulu avoir à l’époque.

Fabrice : Il y avait aussi les Bérus au début, avant qu’une scène alternative de merde se crée avec trompettes, pouet pouet machin… Avant cela, il y avait un mouvement cold-wave arty vraiment intéressant avec des expos de peintures… Il y aussi Kas Product comme disait Marc.

D’ailleurs, Junior et moi étions tous les deux dans la cold-wave. On a quand même mis 4 ans à se connaître. Manu lui était vraiment dans le milieu 60’s, Nicus lui a vraiment explosé de manière créative il y a 10 ans avec Warum Joe et d’autres après. Nicus est vraiment un pilier de cette grande famille, pas seulement parce ce qu’il joue dans un paquet de groupes, mais aussi parce que c’est le vrai seul musicien d’entre nous tous.

Manu : Ouais c’est notre chef d’orchestre !

Fabrice : Heureusement qu’il est là parce que sinon ça partirait dans tous les sens, on est super branleurs !

C’est vrai qu’entre chaque sortie de disque, il y a pas mal de temps qui se passe !

Fabrice : On est très lent, on met beaucoup de temps.

Mais c’est peut-être aussi lié au fait que vous avez chacun vos vies, la famille, le boulot…

Manu : C’est exactement ça.

Vivre grâce au groupe, ce n’est pas encore envisageable ?

Fabrice : Non, bien sûr que non. On arrive de temps en temps à se mettre un petit billet de côté, histoire d’acheter des disques. Mais ça serait absolument impossible d’en vivre. Actuellement, on pourrait jouer tous les week-ends mais on s’en fout. Il y en a qui ont des enfants et on ne veut surtout pas que cela devienne une obligation.

Manu : Il faut que ça reste un plaisir, qu’on ait envie de se voir. Le côté usine, c’est bon pour nos pochettes ! Par pour notre quotidien ! Si tu veux, on est des indépendants, pas des intermittents.

Fabrice : C’est vachement prétentieux mais on est libre.

Comment vous vous organisez justement pour les concerts, les tournées ?

Manu : Cela passe par Marc notre batteur et JB de Born Bad qui reçoivent les demandes et qui sélectionnent les bons plans. Cela ne nous empêche pas de jouer dans des petits bars aussi de temps en temps, on aime ça, on vient de là.

Marc : On préfère largement jouer comme ce soir devant 100 personnes complètement à fond plutôt que dans une méga grosse salle anonyme avec un super gros son devant 10 personnes et être payé hyper bien.

Fabrice : Tu parlais de tournée, on a fait une tournée de 5 jours à New York il y a deux ans avec Agnès B. qui nous aime bien, avec Poni Hoax et Penelopes. Et là on revient d’une tournée en Espagne… et on s’est bien marré !

Vous avez fait aussi une tournée Born Bad avec Magnetix et Cheveu l’année dernière.

Fabrice : Oui, c’est quand même des grosses pointures Magnetix et Cheveu.

Frédéric : On est très pote, c’est la famille.

Fabrice : Magnetix vivent de leur musique et Cheveu sont sur le point.

Ils tournent pas mal ces deux groupes ?

Manu : Cheveu ont un tourneur, le même que Poni Hoax.

Marc : Une fois que tu as un tourneur qui connaît tout le monde, toutes les bonnes salles, ça marche. Nous, on n’intéresse pas les tourneurs.

Fabrice : Surtout qu’on n’en a pas envie !

Frédéric : On a toujours fonctionné comme ça, on a toujours fait de la musique pour se marrer et très longtemps ça n’a pas marché donc on a toujours continué comme ça.

Fabrice : On est tous sur cette même longueur d’onde. Même si, effectivement, chacun d’entre nous aime être reconnu dans ce milieu, si l’un d’entre nous avait des velléités, je ne veux pas dire qu’il serait mis au rancard, mais serait doucement mis de côté.

Marc : Si à 40 balais tu commences à te dire : "tiens, je vais vivre de la musique !"

Fabrice : On peut s’extasier sur les débuts de Franz Ferdinand ou d’autres trucs connus, on n'a d’ailleurs pas honte de dire qu’on aime des groupes connus, mais par exemple tu as aussi Asyl, et Asyl c’est bien. Malheureusement, ils sont rentrés dans le système.

Oui mais de leur côté, c’est une volonté dès le départ.

Fabrice : C’est foutu, ils sont foutus…

Marc : Cela va marcher 3, 4 ou 5 ans et ils vont disparaître.

C’est pourtant leur deuxième album…

Marc : Oui c’est bien mais ça ne vend pas. On espère pour eux que ça va marcher mais bon…

Manu : Il y a un autre groupe sur lequel il y a un gros buzz, c’est Kap Bambino.

Oui des bordelais.

Fabrice : Le buzz, ça passe. Il y a eu du buzz sur nous à un moment et c’est déjà reparti.

Un gros buzz via Rock n’ Folk. Vous aviez eu 2 articles, un pour le EP et l’autre pour l’album. Qui avait écrit ces articles ?

Manu : Jérôme Reijasse. Ils nous aiment bien. Jérôme a vraiment bataillé pour nous faire paraître.

Fabrice : Manœuvre ne peut pas nous blairer, il nous appelle les chemises brunes, ça te donne une idée.

Enfin les articles de Rock n’ Folk, n’en déplaise à Manœuvre, ont quand même porté leurs fruits. Les concerts marchent bien d’après ce qu’on vient de se dire. D’ailleurs, est-ce que vous auriez des anecdotes à nous raconter par rapport à tous ces concerts ?

Marc : Le concert à la Maroquinerie pour la sortie de notre album avec Magnetix et Cheveu a été une grande fête, super concert.

Fabrice : Mon préféré moi c’est au Piccolo, un bar aux puces. C’était un super concert cold-punk. Un moment, je vois 50 paires d’yeux sur nous, on sentait qui se passait quelques chose, on se comprenait.

Et récemment, y a-t-il des groupes qui vous ont marqués ?

Fabrice : A Frames, Intelligence, Adult., Daily Void, un groupe de Saint-Etienne super bien qui s’appelle Le Parti. Un groupe australien Eddy Current Suppression Ring.

Manu : C’est un groupe qui a gagné un award de meilleur groupe sur scène.

Donc vous avez gardé cette habitude d’aller voir les groupes en concert.

Fabrice : On se fait 1 ou 2 concerts par semaine à peu près.

Frédéric : Cela dépend de ce qu’il y a à voir mais on s’en fait le plus possible.

Fabrice : On est des gros consommateurs de disques aussi. Comme Ivan et Marc bossent chez Bord Bad, ils passent à la moulinette les arrivages et font une sélection de ce qui est bien. Ce qui est cool aussi, c’est quand il y a seulement 5 copies vinyle qui arrivent, on est hyper bien placés ! Il y a aussi JB qui a fait beaucoup de bien, il nous a tous énormément tirés vers le haut, nous comme Cheveu ou Magnetix, même si Magnetix n’avait pas forcément besoin de JB…

Frédéric (en forçant sur l’accent parisien) : "Il essaye de sortir le rock n’ roll du ghetto !" Il parle comme ça JB !

Fabrice : Encore pire que ça !

On a lu une interview de lui il n’y a pas longtemps…

Fabrice : A mon avis, tu sors d’une interview avec lui tu es sabré, tu as envie d’arrêter la musique et de te mettre à la cuisine !

Comment ça ?

Manu : Il est redoutable !

Marc : Il connaît tellement bien le milieu industriel de la musique. Et ce côté industriel, ça le dégoûte. Il n’y a que des branques qui bossent là-dedans, des carriéristes, donc maintenant qu’il sait comment ça fonctionne, il les descend.

Manu : C’est quelqu’un qui a un niveau d’exigence très très élevé.

Fabrice : Il l’a avec lui-même aussi.

Manu : Cela nous convient parce qu’on se contenterait assez bien de ce que l’on a…

Frédéric : De jouer le minimum syndical.

Manu : Et lui nous dit : "je vais vous faire jouer là donc votre concert, il faut qu’il assure". Et pour notre album, ça a été pareil.

Fabrice : Il a fait une seule erreur depuis qu’on se connaît, c’est d’avoir fait mettre le titre "No Trouble", qui est déjà sur Full Of Sorrow, sur le nouvel album. Mais le fait de s’être trompé, ça le rend encore plus humain.

En ce qui concerne l’artwork des albums, c’est le musicien et artiste Baldo qui fait ça pour vous.

Fabrice : Pas la première pochette. Pour le premier maxi, c’est une copine de Nicus, Sophie qui a pris les photos. Ensuite, il y a eu Full Of Sorrow, là c’est Baldo. Et le premier 45t, le petit personnage dans les escaliers, c’est mon idée, j’ai dessiné ce que je voulais au niveau de la perspective à Catherine, une copine peintre qui travaille aussi à Born Bad.

Marc : Baldo, c’est un mec qu’on connaît depuis longtemps.

Manu : Il a un super groupe, un très bon musicien mais surtout un très bon illustrateur.

Fabrice : On était chez lui, on regardait son book et sur son mur, il avait ce grand tableau. On lui a dit : "on veut ça !" Il a juste ajouté notre nom, Frustration. Pour le dernier album Relax, c’est une commande. On lui a laissé le champ libre.

Dans votre dernier album, vous avez ce super single "Too Many Questions". Comment avez-vous bossé ce morceau ?

Fabrice : C’est moi qui ai écrit les paroles.

Et cette intro incroyable ?

Frédéric : Pour la petite histoire, je bosse dans une boîte qui gère les droits des artistes et spécifiquement dans le service qui s’occupe des aides. De temps en temps, je dois aller dans des festivals. Et je devais aller dans un festival de musique traditionnelle, sandales en cuir tout ça quoi ! J’étais raide ! Du coup, je me suis dit, je vais prendre mon petit synthé au cas où le groupe de salsa bigouden ne me fasse pas particulièrement plaisir ! Donc voilà, j’ai fait ça en y allant et à l’hôtel le soir.

Est-ce qu’un nouvel album est déjà en prévision ?

Fabrice : Difficile de répondre vraiment à cela mais disons qu’on va freiner sur les concerts. On a une ou deux merdes qui traînent, il faut que je fasse les voix pour un 45t qui va sortir cet été. C’est un truc assez marrant, Manu en répèt a eu l’idée de "Middle Age Crisis", une chanson qui parle des gens de 40 ans. Ça parle des copains qui te disent : "tu as 40 ans, arrête d’acheter des skeuds, de mettre des DocMartens", mais Middle Age Crisis, c’est la crise du moyen-âge ! Donc on s’est rendu compte qu’il fallait changer les mots pour Mid Life, heureusement le disque n’est pas sorti ! Mais bon voilà, on freine les concerts et il faut qu’on avance.

Manu : On vit un peu sur nos acquis.

Fabrice : D’habitude sur scène, j’ai toujours des petits papiers parce que je suis un vrai gruyère et là plus rien. C’est devenu trop confort. Pour reprendre JB, il faut que le rock soit un peu dangereux. Actuellement, on a un set qu’on connaît par cœur. Mais on a quelques trucs qui mijotent.

Manu : Pour le deuxième album, si tu refais une resucée du précédent, c’est pas la peine.

Frédéric : On est tous quand même assez exigeant, on veut faire des bons morceaux.

Dans quelques heures, vous jouez. Les concerts en Allemagne, c’est comment ?

Fabrice : Cela fait 6 fois qu’on joue en Allemagne mais seulement la deuxième à Berlin.

Frédéric : On a joué à Aachen 2 fois, hier soir on était à Dresde, à Münster…

Fabrice : On a joué à Freiburg. Mais Berlin, c’est à part, c’est comme New-York.

Et le public, comment est-il alors ici ?

Fabrice : Ils aiment vraiment la musique.

Frédéric : Les gens dansent ici.

Manu : Il y a une grande tolérance aussi. J’ai vécu à Berlin quand j’étais gamin. Ils sont un peu baba cool aussi mais ils s’intéressent à plein de trucs, ils mélangent plein de trucs. Entre les différents courants musicaux, il y a une grande tolérance alors qu’à Paris, c’est chacun dans son coin.

L’interview s’arrêtera là. La pizza d’avant concert aura eu raison de nos dernières questions. Pas grave ! Le meilleur reste à venir. Dans moins d’une heure, c’est dans ce bar (joliment nommé) Schokoladen, que les 5 parisiens vont se produire. Pour l’anecdote, c’est à deux pas du Musée Ramones (à visiter impérativement).

Le bar est plein comme un œuf, du punk peroxydé au gothique trop maquillé. C’est après les allemands de Pinoreks et dans cette ambiance chaleureusement empaquetée et enfumée (les allemands ont une interprétation du rauchen verboten toute personnelle), que Frustration lance son set.

Ils nous avaient prévenus, les allemands dansent… et ils n’ont pas menti ! Ça se secoue joyeusement dans tous les sens et ça chante aussi. En chœur sur "We Have Some", "Blind", "Too Many Questions", "Your Body", "Relax". Enchaînement urgent de tubes.

Le set est effectivement très bien rodé, mais il est aussi terriblement efficace. Les 5 garçons ont l’air de s’en payer une bonne tranche, au moins tout autant que le public. Tout le monde finira d’ailleurs dans le même état : cuit, en eaux, mais bien heureux. Vivement le prochain tour…

 

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Crédits photos : Syx


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# 11 novembre 2018 : En route pour l'hiver

Quoi de plus triste qu'un jour férié un dimanche pluvieux ? Pas grand chose mais il est temps de se remonter le moral avec le sommaire de notre petite sélection culturelle hebdomadaire.

Du côté de la musique :

Rencontre avec Olivier Brion, complétée par une session 5 titres
"Au dessus" de Au Dessus
"Terrain à mire. Une maison rétive. Contrainte par le toit" de Bégayer
"Rojo vivo" de Borja Flames
"Alaska" de Eryk.E
"Envol" de Joulik
"La boîte de pandore" de Karin Clercq
"Pur sang EP" de Pur Sang
"Grazyna Bacewicz : The Two Piano Quintets - Quartet for four violins - Quartet for four cellos" de Silesian Quartet and Friends
"Songs for a city" de Victoire Oberkampf
et toujours :
"Tempérance #2" de Dominique Dalcan

"Thomas Pesquet : 16 levers de soleil, BOF" de Guillaume Perret
"In the street" de Laurent Fickelson
"Buenos Aires 72" de Marina Cedro
"Caribbean stories" de Samy Thiébault
"Black honey" de Black Honey
"Nulle part" de Daisy Driver
"Ancient majesty" de Portier Dean
"Chimie vivante" de Féloche

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Love" aux Ateliers Berthier
"Ivanov" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
"Demi-Véronique" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Stück Plastik, une pièce en plastque" à la Manufacture des Oeillets
"La Vie devant soi" au Théâtre Jean Arp à Clamart
"L'Avalée des Avalés" au Théâtre Les Déchargeurs
"Les Filles du Trois et demi" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
"Les Fourberies de Scapin" au Théâtre Le Lucernaire
"L'Autre fille" au Théâtre Les Déchargeurs
"La Magie lente" au Théâtre de La Reine Blanche
"Pauline Cariou - Chroniques d'une vie décalée" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
"My Ex-step-in-law" au Théâtre Dunois
"Les Louvres and/or Kicking the dead" au Centquatre
"Retour à Lemberg" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
les reprises :
"Berlin Kabarett" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Ex-Anima" au Théâtre Zingaro
"Le Joueur d'échecs" au Théâtre de l'Epée de Bois
"En couple" à La Folie Théâtre
"Les Divalala - Femme, Femme, Femme" au Palais des Glaces
et la chronique des autres spectacles de novembre

Exposition avec :

"Grayson Perry - Vanité - Identité - Sexualité" à la Monnaie de Paris

Cinéma avec :

les films de la semaine :
"Carmen & Lola" de Arantxa Etchevarria
"High Life" de Claire Denis
"Un amour impossible" de Catherine Corsini
Oldies but Goodies avec "L'Adieu aux armes" de Frank Borzage en version restaurée
et la chronique des sorties d'octobre

Lecture avec :

"Prisonniers de la géographie" de Tim Marshall
"Le peuple contre la démocratie" de Yascha Mounk
"Le complexe d'Hoffman" de Colas Gutman
"La croisière charnwood" de Robert Goddard
"Haute société / Frank et Billy" de Vita Sackville / Laurie Colwin

et toujours :
"Ce qui t'appartient" de Garth Greenwell
"Et j'abattrai l'arrogance des tyrans" de Marie-Fleur Albecker
"Infirmière" de Christie Watson
"Le camp de la goutte d'eau" de Baniel Bililian
"Qaanaaq" de No Malo
"Treize jours" de Arni Thorarinsson

Froggeek's Delight :

"Assassin's Creed : Odyssey" sur PS4, XBOXONE, PC Windows

et toujours :
"Astrobot rescue mission" jeu en réalité virtuelle sur PS4
"Marvel's Spider-Man" en exclusivité sur PS4
"Shadow of the Tomb Raider" sur PS4, XBOXONE et PC
"Kingdom Come : Delivrance" sur PC, PS4 et XBOX

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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