Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Festival FNAC Indétendances 2009
La Casa - Piers Faccini - Joseph d'Anvers - Joseph Arthur and the Lonely Astronauts  (Paris, Parvis de l'Hôtel de Ville)  samedi 25 juillet 2009

Et dire que l'année dernière, la scène des FNAC Indétendances se plaçait au droit de la pile du Pont Marie et que le public s'étalait entre deux lignes de bitumes, voie sur berge et bretelle d'accès. Inclus dans l'espace de Paris Plage, à quelques mètres des échoppes et de la déco guinguettes, il fallait avoir la curiosité nécessaire pour trouver les groupes, ça se méritait en clair.

Cette année, nouveau décor, sur le parvis de l'Hôtel de Ville ! Dans l'axe du fronton "Liberté, Egalité, Fraternité", le festival et les artistes se doivent d’être à la hauteur. Alors juste récompense pour un festival qui a gagné à force de persévérances ses lettres de noblesse ou récupération pour une mairie peu avare de coups médiatiques... Ne nous attardons pas sur les dessous souvent peu avouables de telles décisions. Et ni le public, ni les groupes ne bouderont leur plaisir... et je crois bien que les statues de pierre et de bronze qui "solennifient" la façade n'y ont trouvé rien à redire non plus, j’ai vu des sourires amusés.

Première soirée, dès 18 h, La Casa. Le public allongé sur un matelas bleu électrique qui aiderait à bronzer, parait-il, goûte la musique comme il dégusterait une glace.

Passif, alangui, sans grande volonté de mouiller la chemise, ni de porter sa part de responsabilité dans le show.

La Casa, programmée en ouverture, a fort à faire pour enfin réussir à faire lever le public, à simplement se faire accompagner. Le groupe prend de l'épaisseur en concert, même si Pierro semble encore criblé de doutes. Il ne se départit pas de sa mine revêche ou concentrée. Allez un petit effort, du plaisir des sourires !

Il fait beau à 18 h et même très chaud. A trente, le carillon de l'hôtel de ville s'est même permis de tintinnabuler.

Le son de la Casa s'est déployé rock, avec une énergie et cette couleur si particulière grâce au duo de trompettistes qui, eux, ont fort gesticulé dès qu'ils le pouvaient.

L'univers de La Casa se compose de combats et de héros ordinaires, de voyages qui ne décollent pas et d'orages qui suintent l'ennui des adolescents coincés à la campagne. Univers de colère et d'énergie contenue, de sentiment d'impuissance, chauffé à blanc dans une musique qui implosera un jour peut-être.

Ceux qui passaient par hasard ne manquent pas de s'arrêter pour "La lune se marre, la lune..." qui éclate comme le bouquet final d'un feu d'artifice. Oui, La Casa a bien entamé la partie, allumé une flamme qu'on entretiendra à leur retour à Paris, au Café de la Danse en décembre.

Piers Faccini est revenu au Festival FNAC Indétendances en habitué. Il était déjà présent dans la programmation en 2005. Il aurait pu nous expliquer ce qu'il pensait du changement radical d'atmosphère du festival...

Si La Casa avait laissé des braises en partant, Piers Faccini n'en a cure. Ses compositions qui se balancent au gré du groove et des morceaux d'harmonica s'accompagnent d'un temps qui se rafraîchit un peu.

Piers Faccini, jeune anglais qui a vécu en France de longues années s'exprime dans un français parfait et s'amuse avec une retenue toute anglaise, ma foi, de ce mélange linguistique.

Le public est dedans. Il s'est un peu transformé en public de concert, il est temps ! La nonchalance du groupe cache des finesses mélodiques et des expérimentations sonores qui participent aux charmes de la formation. Ils partent égrener les festivals pour revenir à Paris, à la Cigale en décembre également, coïncidence amusante.

Les Josephs alors maintenant ? Joseph d'Anvers précédant Joseph Arthur and the lonely Astronauts.

Joseph D'Anvers, gêné par le soleil déclinant demande à ce que la scène pivote, selon la lumière. Un doux rêveur, le Joseph... Ce qui nous donne droit aux lunettes de soleil jusqu'au dernier morceau.

Torturé, dans un imaginaire sombre et un peu enfumé, il y a un petit côté "j'ai toujours rêvé d'être un gangster" chez Joseph. Plus rock, et aventureux, il semble avoir pris un nouveau virage, à moins que ce soient les réorchestrations habituelles de ses concerts en plein air. C'est réussi, il y a une force qui se dégage. Les fuites, les amantes évaporées, les regrets et les humiliations, un beau fatras rock n'est-ce pas !

Un peu de cirque avec un bassiste pop au pantalon bleu-vert à la Mika et un pianiste qui lance des sons venus de l'espace...

D'ailleurs, j'en ai un de zig venu de l'espace à côté de moi, sauf que j'aimerais vraiment qu'il y retourne. Le personnage qui réorchestre et assure des choeurs, échos approximatifs, y en a marre, surtout qu'il mordrait, méchant avec ça ! De tout pour faire un public au festival de Fnac Indétendances.

Au tour des Lonely Astronauts et de Joseph Arthur. Il fait nuit, ça y est. Plus de soleil, les spots jaunes mauves. La soirée continue. Peut-être qu'il se fait tard. Un tri s'est opéré de lui-même. Certains sont partis manger.

Joseph Arthur toujours si grand, avec une bassiste toujours aussi canon, une sorte de Barbarella et de Liv Tyler mélangées et qui a l'air sympa comme tout.

Joseph Arthur puise toujours autant vers le côté traditionnel du rock, à la Rolling Stones. Jouant de sa voix sans complexe, il prend le ton caverneux de Leonard Cohen, comme les aigus de Beck. On les a connus plus énergiques, plus impliqués, comme à la Cigale l’année dernière. Il y a de l'économie dans l'air et puis le temps est compté. Alors à peine quelques morceaux joués avec les digressions dissonantes qui donnent le frisson et puis le groupe repart, avec son aura sexy autour des reins.

La première soirée du festival a commencé fort. Nul doute que ça continuera. Il fait bon passer ses vacances à Paris.

Jetez un oeil à la programmation et soyez à l'heure aux rendez-vous. Un festival de rock gratuit sur le parvis de l'hôtel de Ville, il faut en profiter, euh mais sans se défaire de tout esprit critique, citoyen avant tout ! "Français encore un effort si vous voulez être républicains". Have fun !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Les Trucs Abîmés de La Casa
Une 2ème chronique de l'album Les Trucs Abîmés de La Casa
La chronique de l'album Maison close de La Casa Bancale
La Casa en concert à La Maroquinerie (6 février 2009)
La Casa en concert au Festival La 7ème Vague #8 (2009) (samedi 23 mai 2009)
L'interview de La Casa (17 janvier 2009)
La chronique de l'album Leave no trace de Piers Faccini
La chronique de l'album Two grains of sand de Piers Faccini
Piers Faccini parmi une sélection de singles (juillet 2011)
La chronique de l'album My Wilderness de Piers Faccini
Piers Faccini en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2005 (vendredi)
Piers Faccini en concert au Festival Fnac Indétendances 2005
Piers Faccini en concert au Festival We Love Green #1 (édition 2011)
Piers Faccini en concert au Festival We Love Green 2011 (1ère édition) - dimanche 11 septembre
L'interview de Piers Faccini (8 septembre 2011)
La chronique de l'album Les choses en face de Joseph d'Anvers
La chronique de l'album Les Jours Sauvages de Joseph D'Anvers
La chronique de l'album Rouge Fer de Joseph d'Anvers
La chronique de l'album Les Matins Blancs de Joseph d'Anvers
Joseph d'Anvers en concert à La Maroquinerie (19 janvier 2006)
Joseph d'Anvers en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2006 (jeudi)
Joseph d'Anvers en concert au Festival FNAC Indétendances 2006
L'interview de Joseph d'Anvers (décembre 2005)
L'interview de Joseph d'Anvers (27 avril 2006)
L'interview de Joseph D'Anvers (8 juillet 2008)
L'interview de Joseph d'Anvers (9 mars 2011)
L'interview de Joseph d'Anvers (jeudi 12 mars 2015)
Joseph Arthur and the Lonely Astronauts en concert au Festival Fargo All Stars 2008

En savoir plus :
Le site officiel du festival FNAC Indétendances
Le Myspace du festival FNAC Indétendances

Crédits photos : Diane Hion (Toute la série sur Taste of Indie)


Sandrine Gaillard         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

• A écouter aussi sur Froggy's Delight :

La Casa (23 novembre 2008)
Piers Faccini (8 septembre 2011)
Joseph d'Anvers (12 mars 2015)
Joseph d'Anvers (9 mars 2011)


# 19 mai 2019 : Préparez vos cadeaux

On ne va pas couper à la Fête des mères, alors autant offrir des chouettes cadeaux. Voici une sélection de disques, spectacles, livres et même jeux vidéo pour vos mamans. C'est parti !

Du côté de la musique :

Interview de Romain Humeau de Eiffel autour de "Stupor Machine" accompagnée d'une session acoustique avec le groupe au complet
"Chostakovitch" de Artemis Quartet
"Marilou" de Equipe de Foot
"Le fil d'ariane" de Marianne Piketty & Le Concert idéal
"Trois frères de l'orage : Quatuors de Schulhoff, Haas, Thèmes et variations de Krasa" de Quatuor Béla
"Saisons" de Quintette Aquilon
Jean Pierre Kalfon et Jad Wio aux Rendez vous d'ailleurs
et toujours :
"Beatnik or not to be" de Elias Dris
"Dogrel" de Fontaines D.C.
"Dans le lieu du non-où" de L'Etrangleuse
"Leopold Mozart : Missa Solemnis" de Bayerische Kammerphilarmonie & Alessandro de Marchi
"Traversée" de Chrystelle Alour
"L'odysée remix" de Fred Pallem & Le Sacre du Tympan
présentation du Hellfest Open Air Festival #14
"Les cuivres sur le toit" de Paris Brass Quintet
Hublot EP" de Solal Roubine
"Home is everywhere EP" de Nara

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Happy Child" au Théâtre de la Bastille
"True Copy" au Centquatre
"Cataract Valley" aux Ateliers Berthier
"Folie" au Théâtre du Rond-Point
"Dans la solitude des champs de coton" à la Grande Halle de La Villette
"Logiquim-pertubable-dufou" au Théâtre du Rond-Point
"The importance of being earnest" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
"Amours, mode d'emploi" au Théâtre des Mathurins
"Déshonorée" au Théâtre de l'Opprimé
"Jacob, Jacob" au Théâtre-Sénart
"Qui croire " à la Comédie de Reims
les reprises :
"Roses" au Théâtre de la Bastille
"Fin de partie" au Théâtre Essaion
"La Mate" au Théâtre du Rond-Point
et la chronique des autres spectacles à l'affiche en mai

Cinéma :

Oldies but Goodies avec "Divorce à l'italienne" de Pietro Germi
et la chronique des autres sorties de mai

Lecture avec :

"A la droite d'Hitler" de Nicolaus Von Below
"Des hommes en noir" de Santiago Gamboa
"Honorer la fureur" de Rodolphe Barry
"Les anges de Babylone" de Ghislain Gilberti
"Sa majesté des ombres" de Ghislain Gilberti
"Travelling" de Christian Garcin & Tanguy Viel
et toujours :
"A jeter sans ouvrir" de Viv Albertine
"Carnets clandestins" de Nicolas Giacobone
"Le sauvage" de Guillermo Arriaga
"Les carnets de guerre de Louis Barthas 1914-1918" de Fredman
"Toute une vie et un soir" de Anne Griffin
"War is boring" de David Axe & Matt Bors

Froggeek's Delight :

"A plage tale : Innocence" de Asobo / Focus sur PS4, XBOX et PC

"Day's Gone" sur PS4

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=