Mixer
les genres était une bonne idée, mais encore faut-il
savoir s’arrêter à temps.
On navigue entre l’anglais, l’arabe et le français
chanté sur des sonorités rock, electro, trip hop,
pop et j’en passe.Malgré ça c’est un peu
toujours la même chose. La richesse d’influences n'évite
pas l'écueil de l'ennui !
Un petit riff, un petit beat au choix hip hop ou electro et une
petite voix féminine, voici Dhikrayat
! Voyez comme j’insiste sur le mot petit.
Il n’y a aucun parti pris. Au premier abord en regardant
la pochette on se dit qu’ils vont revendiquer l’expérience
arabisante. Mais il suffit d’écouter le disque pour
se rendre compte qu’ils ont presque tenté mais même
pas essayé. La chanteuse qui a la voix de Nelly
Furtado, icône pop pour teenagers américains,
chante vaguement comme Faudel. Vague.
Le mot est juste pour définir Mig.
Ils vont vaguement penser à Morcheeba,
Portishead, Susheela
Raman, Natacha Atlas, Tryo,
Nitin Sauhney...
Mig survole tout, n’approfondit rien.C’est dommage
car il y a une bonne reprise de "Concert
Jungle" de Bob Marley, dans
laquelle le métissage est réussi et le morceau suivant
"Down" sort du lot ce qui
prouve, occasionnellement, que s'en tenir à un seul genre
leur réussit assez bien.
Cela mis à part, l’album reste soporifique. A force
de mélanges ils ont tout raté.Pour la prochaine fois,
espérons que Mig fera sienne la maxime "Less is more".
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