Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Festival FNAC Indétendances 2009 (vendredi 14 août 2009)
Karimouche - Flow - La Ruda - La Rue Ketanou  (Paris, Parvis de l'Hôtel de Ville)  vendredi 14 août 2009

Le dernier week-end des concerts FNAC Indétendances commence par une soirée sur la thématique festive avec quatre talents de la chanson française aux multiples influences.

Les réjouissances débutent sous les yeux d’un public s’étoffant au fil des minutes avec Karimouche, un beau brin de femme dont la prestance remplit la scène dès les premières secondes.

Energique et expressive, cette Lyonnaise, dont le vrai nom de scène est la contraction de son identité Carima Amarouche, nous livre des textes drôles et attendrissants, relatés tels des histoires.

Elle maîtrise l’art de l’expression vocale et jongle entre le style parlé ou chanté dans un genre mélodieux, rap ou raggamuffin.

De sa voix puissante au timbre singulier, avec laquelle elle joue pour se montrer tour à tour douce ou en colère, fragile ou menaçante, Karimouche conte à la première personne et avec une gestuelle théâtrale des situations inspirées de la vie quotidienne, puis elle nous chante son "pot pourri de comptines Berbères".

Ses deux compagnons, Lyonnais eux aussi, Jean-Pierre Caporossi au clavier et Kosh au Human Beat Box, qui domine par ailleurs la rythmique de bruits de bouche, donnent le tempo à ces histoires.

Complices, face-à-face, ils se livrent à des duos de notes saccadées et de beats et se lâchent par moments sur leurs instruments pour faire danser la belle, pieds nus malgré le sol chauffé par le soleil, et lui laisser le loisir de nous faire une démonstration de danse orientale.

C’est une belle découverte pour le public parisien et la seule déception de cette première partie est de savoir que l’album de Karimouche ne sera disponible qu’à partir de janvier prochain.

En deuxième partie, le groupe Flow, composé de la chanteuse Flo (Florence Vaillant) et de ses musiciens, arrive face à un parvis de l’Hotel de Ville déjà bien rempli.

Les textes inspirés de l’artiste précédente laissent place aux discours engagés du groupe qui a déjà acquis une certaine notoriété.

En introduction, tel qu’ils disent être leur habitude, le groupe nous berce avec une comptine : "une souris verte" cette fois-ci. Peut-être pour faire appel à la part innocente qui veille en nous et mieux nous sensibiliser à ce qui suit.

Deux guitares acoustiques toujours synchro et une contrebasse donnent le ton aux premières chansons dont les messages sont sans équivoque.

Le groupe milite en faveur de plus de paix et de moins de violence, et dénonce la part de superficialité de ce monde. De sa voix rauque, Flo est touchante de sincérité. Passionnée, elle met toute son énergie dans ses textes.

Pour détendre un peu l’atmosphère, le groupe joue le titre "Pouffiasses", entre portrait et caricature des femmes. Mais ils reviennent aussitôt à des valeurs plus sérieuses avec "Shalom" qui réclame de la paix pour tout le monde.

La guitare électrique prend place sur les derniers morceaux pour finir sur une note un peu plus rock et une dernière tentative de mobiliser énergiquement la foule (dont une partie est encore avachie sur le tapis bleu géant) avec "Ca dégénère".

Lorsque La Ruda arrive sur scène, un public fan les attend de pied ferme. Le groupe, dont la composition instrumentale est plus étoffée que les précédents, livre immédiatement une explosion de sons comme ils savent si bien le faire.

Leur énergie inonde le Parvis, de gentils pogos prennent place et des slammeurs circulent au-dessus de la foule.

Avec pas moins de trois cuivres, deux guitares, une basse et une batterie, les musiciens se défoulent sur des morceaux rock avec des relents de ska ou de swing.

Les solos de saxophone ou trompette agrémentent le rock de leurs notes enjouées. La fête bat son plein sur les morceaux endiablés de leur cru.

Le chanteur Pierrot ne lâche pas son micro, tel Elvis Presley, et les textes coup de poing fusent pendant trois quart d’heure, presque sans répit entre les morceaux.

Lorsqu’il entonne "Trianon" et "Le prix du silence", le public est déchaîné. Force est de constater qu’après tant d’années de concerts et festivals, La Ruda sait toujours brillamment faire la fête, car après tout, comme ils le disent : "surtout ne pas oublier que la vie est belle".

Enfin, le trio La Rue Ketanou vient clore les festivités et adoucit l’atmosphère avec ses chansons aux rythmes tsigane, folk ou reggae et auxquels viennent se mêler à l’occasion des sons orientaux ou bretons.

Au son de l’accordéon de Florent Vintrigner, ainsi que des percussions et de la guitare acoustique de Mourad Musset et d’Olivier Leite, ils reprennent leur répertoire et font chanter la foule, en commençant par "A Contresens", en passant par "Impossible", "Germaine", "Maitre Corbeau" et en finissant "Les Cigales" et "Les Mots".

Les textes célèbrent l’amour, l’amitié et d’une manière plus générale la vie. Le tout dans un esprit festif et une chaleur communicative que le public, conquis d’avance et fidèle au groupe, redemande dans un rappel et obtient avec un dernier morceau supplémentaire "Tu parles trop".

En somme, la fête est bien réussie et on repart de là bien satisfait d’avoir découvert ou re-découvert cette part de la chanson française.

Il ne reste plus qu’à réussir à se frayer un chemin jusqu’au métro à travers les milliers de personnes encore bien agitées.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Emballage d’origine de Karimouche
La chronique de l'album Ryunosuke de Mud Flow
La chronique de l'album Larmes Blanches de Flow
Flow en concert au Festival Fnac Indétendances 2005
Flow en concert au Festival des Oreilles en Pointe 2011 (21ème édition)
L'interview de Mud Flow (10 juillet 2008)
La chronique de l'album Odéon 10-14 de La Ruda
La Ruda en concert au Festival Solidays 2004 (vendredi)
La Rue Ketanou en concert au Festival La Clef des Chants 2004 (samedi)
La Rue Ketanou en concert au Festival des Terre Neuvas 2005 (vendredi)
La Rue Ketanou en concert au Festival Solidays 2005 (samedi)
La Rue Ketanou en concert au Fil (25 mars 2009)
La Rue Ketanou en concert à Paléo Festival #34 (2009)

En savoir plus :
Le site officiel du festival FNAC Indétendances
Le Myspace du festival FNAC Indétendances

Crédits photos : Diane Hion (Toute la série sur Taste of Indie)


Ed         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

• A voir aussi sur Taste of Indie :

Galerie de Flow
Galerie de Karimouche
Galerie de La Ruda


# 5 février 2012 : Enfin l'hiver

Alors voilà, cela fait des mois que tout le monde s'étonne que le climat est plutôt clément en ce dernier hiver avant la fin du monde et puis d'un seul coup, quand il se met à faire un temps... d'hiver, c'est la panique, la télé sort ses reportages, l'instagrameur guette le moindre flocon et surtout tout le monde se plaint du froid. En attendant, on risque de se retrouver avec un album de Mallaury Nataf avec ces conneries. D'ici là, voici le programme de la semaine.

Du côté des platines :

"Violent hearts" de Shimmering Stars,
"The night visitor" de Anna Ternheim,
"Have som faith in magic" de Errors,
"Breakers" de Gem Club,
"Hall music" de Loney Dear,
"Future this" de The Big Pink, retrouvez aussi The Big Pink en interview et en images,
"Le temps qu'il faut" de Bertrand Betsch, ainsi que la deuxième partie de son interview qui fait logiquement suite à la première,
Watine en Froggy's Session, après la sortie de son disque "Still grounds for love",
Ibrahim Maalouf en concert au Fil de Saint-Etienne, Ibrahim Maalouf nous a également accordé une interview,
Shaka Ponk à l'Aéronef de Lille,

Au théâtre :
Les nouveautés de la semaine :
"Mystère Poe" au Théâtre L'Atalante
"S'envoler" au Nouveau Théâtre de Montreuil
"L'heure d'après" au Théâtre du Petit Hébertot
"Sortir du corps" à la Maison des Métallos
"Jacques et son maître" à la Pépinière Théâtre
"La trilogie degli occhiali" au Théâtre du Rond-Point
"Urbik/Orbik à la ville comme à l'univers" au Monfort Théâtre
"Sade 2.0" au Théâtre Les Déchargeurs
"Etty" au Théâtre de l'Ouest Parisien
"Copines d'avant" au Théâtre des Blancs Manteaux
"Amour, action ou vérité" au Théâtre des Blancs Manteaux
et un spectacle jeune public : "Lancelot, le chevalier de Merlin" au Théâtre de la Porte Saint Martin
Les reprises à ne pas rater :
"A toi pour toujours, ta Marie-Lou" au Théâtre Essaïon
"L'or" au Théâtre La Bruyère
"Même si tu m'aimes" au Théâtre Michel
Toujours à l'affiche :
"Simpatico" au Théâtre Marigny
"Le désert des Tartares"au Théâtre du Petit Hébertot
"Le bourgeois gentilhomme" au Théâtre de la Porte Saint Martin
"F-X" au Théâtre Le Lucernaire
"Le système de Ponzi" au Théâtre des Abbesses
"L'envers du décor" au Théâtre Le Ranelagh
"La scaphandrière" au Théâtre André Malraux à Chevilly-Larue
"La trilogie de la villégiature" à la Comédie Française
"Rose" à la Pépinière Théâtre
"Naples millionnaire" au Théâtre de la Tempête
"Les Roches Noires" au Vingtième Théâtre
"Sur le chemin" à l'Auguste Théâtre
"Dialogues de sourds" à l'Auguste Théâtre
"Lo Speziale" au Théâtre des Artistic Athévains
"Richard III n'aura pas lieu" au Théâtre 13/Jardin
"Bronx" au Théâtre des Bouffes Parisiens

Exposition avec :

"Paint B.A.L." au Musée de la Poste

Lecture avec :

"Le refuge" de Niki Valentine

Cinéma avec :

La sélection de la semaine :
"Le Marin Masqué" de Sophie Letourneur
"Un monde sans femmes" de Guillaume Brac
"La taupe" de Tomas Alfredson
Les sorties récentes :
"Sur la planche" de Leïla Kilani
"Fleur de béton" de Stéphane Esse et Audrey Lange
"Tahrir, place de la Libération" de Stefano Savona
"Anonymous" de Roland Emmerich
"Le Printemps de Téhéran" de Ali Samadi Ahadi
"2018" de Quentin Théron
"Il n'y a pas de rapport sexuel" de Raphaël Siboni
"Let My People Go !" de Mikael Buch
"Les Nouveaux Chiens de garde" de Gilles Balbastre et Yann Kergoat

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=