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puce Festival Radar #5 (jeudi 10 septembre 2009)
The Acorn - Elysian Fields - Jeremy Jay - Bell Orchestre - Mùm  (Tourcoing, Le Grand Mix et Hospice d’Havré)  du 10 au 12 septembre 2009

L’objectif du Festival Radar proposé par Le Grand Mix de Tourcoing est de détecter, repérer, faire découvrir le meilleur des musiques indépendantes et radicales, tout genre confondu, rock, jazz, blues, electro…

Aussi pour certains groupes, ces genres se combinent, se superposent pour qu’au final surgisse une musique mutante, et stimulante. Les deux premières soirées de ce festival ont été effectivement chargées en bonnes surprises, empreintes d’une valeur musicale certaine.

Le premier soir a placé son introduction sous le signe de la pop avec The Acorn, sextet canadien (Ottama) composant une musique dense, chargée en mélodies accrocheuses, dont les influences sont faciles à déterminer : Sufjan Stevens bien sûr, les Fleet Foxes évidemment.

Petite digression avant toute chose : il serait bon de procéder à une réhabilitation de la pop, dans son acception la plus générale. Convenons qu’il n’existe aucun rapport entre une pop de qualité, inspirée, et la pop-FM easy-listening, populaire, trop populaire…

On ne rechignera donc pas à accueillir comme il se doit ce folk canadien, − pop première catégorie – riche en instruments et mélodies qui se déploient sur plusieurs couches.

Sur scène, tout ce débordement peut distraire, nous empêchant de consacrer plus d’attention aux paroles du premier album studio Glory Hope Mountain (2008), mais peu importe, le plaisir musical s’avère en définitive moins réfléchi que vif, instantané.

Elysian Fields, qui n’en est plus à ses commencements, porté par l’incandescente Jennifer Charles, a laissé au placard les guitares rock pour n’apparaître que dans un grand dépouillement : piano-chant dans un premier temps, guitare acoustique-chant pour conclure…

Rien de tel que ce minimalisme pour mettre en valeur la voix feutrée de la chanteuse ; une voix à la mesure de la sensualité de celle-ci, sombre, vénéneuse, enveloppante, forcément fatale.

L’accompagnement mesuré de Oren Bloedow parvient dès lors à surligner la tonalité hautement jazz du chant, flirtant avec la bossa, ou l’ambiance d’une valse bancale, noire, tendue.

Le public s’attendait visiblement à plus d’électricité. Peut-être eût-il fallu programmer le groupe en dernier lieu ? Sans doute, mais pas pour certains impatients comblés.

Le californien Jeremy Jay a proposé un rock brut, direct, sans fioritures, dégraissé des subterfuges mélodiques, et brassant de multiples influences allant des Buzzcocks (pour la spontanéité) à Jonathan Richman (pour la nonchalance des intonations vocales).

On relève juste ça et là quelques répétitions et baisse d’énergie, qui seront sans doute congédiées avec l’expérience. A vérifier tout de même sur le dernier album en date, Slow Dance (2009).

En quatrième position, le projet québecquois de Bell Orchestre, composé de deux musiciens d’Arcade Fire, s’est imposé par une présence, un charisme certains.

Autour de la violoniste, Sarah Neufeld (Arcade Fire), se tiennent – et s’affrontent – une basse, des claviers avec force percussions et trompettes, un cor, une slide-guitare, des samples électroniques ; et tout ce beau monde s’unissant pour réveiller le spectre de Silver Mont Zion.

Les morceaux instrumentaux prennent lentement de l’ampleur ; les cuivres subissent d’étranges mutations, couplées à des rythmiques complexes, construites sur une structure en spirale : des rythmiques audacieuses qui tournent sur elles-mêmes, progressent dans l’obscurité pour se consumer dans la plénitude. Le public adhère, résolument.

Cette première soirée se conclut sur la musique généreuse et roborative des islandais Mùm.

Difficile de qualifier ce groupe traversé par de multiples influences, allant de l’électro au post-rock, du classique au trip-hop, de la pop à l’expérimental. Mais on peut avancer que la veine pop du dernier album de Sigur Rós, Med Sud I Eyrum Vid Spilum Endalaust peut correspondre à cette musique pleine de grâce.

Autant dire que cette symphonie typiquement islandaise nous emmène vers des hauteurs insoupçonnées. Le charme des deux chanteuses y est évidemment pour quelque chose : musiciennes polyvalentes, bien à l’aise au centre  de cet orchestre mouvant, vivant leur musique corporellement, avec une légèreté déconcertante.

 

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En savoir plus :
Le site officiel du Grand Mix
Le Myspace du Grand Mix

Crédits photos : Cédric Chort (Toute la série sur Taste of Indie)


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# 19 janvier 2020 : de De Gaulle à Rocard

Cette semaine encore beaucoup de choses à découvrir. D'un portrait de de Gaulle côté livre à l'affrontement Mitterand - Rocard au théâtre en passant par de la musique pop, classique et bien plus encore. En route pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Late night music" de Abel Orion
"Jaimalé" de Andriamad
"Everything else has gone wrong" de Bombay Bicycle Club
"Fire" de Burkingyouth
"Délie (Object de plus haute vertu d'après l'oeuvre de Maurice Scève)" de Emmanuel Tugny
"Dolci Affeti" de Ensemble Consonance & François Bazola
"Music is our mistress" de Grand Impérial Orchestra
"Vinyle, suite no 2" de Listen in Bed, émission numéro 8 à écouter
"Who are the girls ?" de Nova Twins
"When Oki meets Doki" de Okidoki
et toujours :
"Nougaro" de Babx, Thomas de Pourquery et André Minvielle
"True colors" de David Bressat
"Splid" de Kvelertak
"Bach, Handel : An imaginary meeting" de Lina Tur Bonet & Dani Espasa
"My favourite things", le podcast de Listen In Bed #8
"Turn bizarre" de Livingstone
"Le musc" de Petosaure
"En voyages" de Pierre Vassiliu
"Shadow in the dark" de Tiger & the Homertons
"Caipirinha" de Tiste Cool

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Una costilla sobre la mesa" au Théâtre de la Colline avec "Padre" et "Madre"
"L'Opposition - Mitterrand vs Rocard" au Théâtre de l'Atelier
"La Sextape de Darwin" au Théâtre La Bruyère
"hélas" au Théâtre de la Tempête
"Une histoire d'amour" à La Scala
"Le K" au Théâtre Rive-Gauche
"An Iliad" au Théâtre du Rond-Point
"Elephant Man" au Théâtre Le Lucernaire
les reprises :
"Architecture" au Théâtre Les Gémeaux à Sceaux
"En couple (situation provisoire)" à La Folie Théâtre
"Les vagues, les amours, c’est pareil" au Centrequatre
"La Vie est belle" au Théâtre Le Lucernaire
"Philippe Meyer - Ma radio heureuse" au Théâtre Le Lucernaire
"Opérapiécé" au Théâtre Essaion
"Julien Cottereu - aaAhh BiBi" au Théâtre Tristan Bernard
"Marion Mezadorian - Pépites" au Pont Virgule
et la chronique des autres spectacles à l'affiche

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour :
"Mondrian figuratif au Musée Marmottan-Monet
"Vincenzo Gemito - Le sculpteur de l'âme vénitienne" au Petit Palais
"Toulouse-Lautrec résolument moderne"au Grand Palais

Cinéma avec :

"Le Réseau Shelburn" de Nicolas Guillou
Oldies but Goodies avec "Les Bostoniennes" de James Ivory dans le cadre de la rétrospective que la Cinémathtèque française consacre au réalisateur
et la chronique des sorties de janvier

Lecture avec :

"De Gaulle, portrait d'un soldat en politique" de Jean Paul Cointet
"Et toujours les forêts" de Sandrine Collette
"Lake Success" de Gary Shteyngart
"Nul si découvert" de Valérian Guillaume
"Sauf que c'étaient des enfants" de Gabrielle Tuloup
"Sugar run" de Mesha Maren
"Victime 55" de James Delargy
et toujours :
"Celle qui pleurait sous l'eau" de Niko Tackian
"Je suis le fleuve" de T.E. Grau
"La prière des oiseaux" de Chigozie Obioma
"Sang chaud" de Kim Un Su
"Un millionaire à Lisbonne" de J.R. Dos Santos

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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