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The Black Field  (Glitterhouse / Chronowax)  février 2004

Voilà déjà bien trop longtemps que les Walkabouts ne font plus parler d'eux, si ce n'est pas l'intermédiaire de compilations plus ou moins réussies (drunken soundtracks, I'm sorry) ainsi que par le remarquable hommage à Nina Simone, 5 titres regroupés sous le nom "Slow Days with Nina".

Mais Chris Eckman, lui, est toujours présent sur les pochettes de disques tel que ceux de Terry Lee Hale, ou Midnight Choir notamment, en tant que producteur ou musicien à la patte reconnaissable entre toutes.

Cette patte qui précisément a fait la renommée des Walkabouts et de leur country-rock si particulier, et cette voix si profonde et chaleureuse, capable des plus mélancoliques ballades comme des rock des plus incisifs.

Chris Eckman avait déjà tenté un album solo intitulé A Janela, passé totalement et injustement inaperçu, et il revient, en ce début d'année, avec un superbe The Black Field.

Enregistré dans un studio en Slovénie dans des conditions live et entièrement acoustique, ce disque dégage une impressionnante et incroyable chaleur non seulement par le rayonnement de la voix de Chris et l’harmonie des guitares mais aussi par l'atmosphère ambiante qui, en toile de fond, capte certes les parasites sonores, tels les bruits de ou le claquement d’une porte, mais tout en les conservant restitue ainsi l’émotion et la magie de l’instant, renforçant le sentiment, en fermant les yeux, qu’il ne joue que pour vous et près de vous.

Tout cela concourt à créer un album intimiste, Chris Eckman nous entraînant dans son univers quasi familial. Familial car il s’est inspiré de la technique picturale et de l’univers de son beau-frère, le peintre Nikolaj Beer, dont il a retenu une toile pour en faire la couverture et donner le titre à son album.

Difficile de parler d'isoler les morceaux qui participe de la création d’un univers. Après le morceau d'ouverture "Nights like these", moins accessible au premier abord sur lequel Chris Eckman a entièrement travaillé seul, du chant aux samples, "Healing waters of the flood", porte incontestablement, et avec un bonheur toujours renouvelé, la marque de fabrique des Walkabouts.

Car en effet, après un enregistrement en solitaire qui constitue le socle des morceaux, il a demandé à ses amis d'en rajouter une "couch"e. Autrement dit de procéder par strates en jouant sur l'existant et en y apportant chacun leur touche personnelle, ce qui, loin d'alourdir les compositions ou de les déséquilibrer, aboutit à créer de véritables perles comme "The Black Field" et sa lourde Telecaster manipulée par Al Deloner (Midnight Choir) ou encore une dobro qui vient habilement revêtir de sa chaleur l'impeccable "Restless", manipulée par le génial Terry Lee Hale.

"Crystalline" nous invite du coté de chez Nick Drake, avec ce petit quelque chose dans la voix, et ces arrangements au cordeau, mais poétiques, qui paraissent tellement désuets et pourtant terriblement efficaces, une berceuse d'un autre âge à la douceur trop rare de ce côté-ci du rock'n'roll.

Les autres titres (seulement 9 morceaux au total) sont du même acabit. Un album intimiste et minimaliste, mais pas lo fi. Un disque personnel mais très ouvert dans lequel chacun de nous saura lire et dans lequel nous laisserons glisser nos émotions avec bonheur et mélancolie.

L'album se termine sur une reprise, un hommage aux Buzzocks sur "Why Can't I touch it ?", 7 minutes d'une intensité remarquable, mêlant à la fois la force des Buzzcocks et la sensibilité de Chris Eckman.

Attention !.. chef d'oeuvre à ne pas ignorer....


 

David         
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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