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Interview  (Paris)  15 juillet 2009

A l'occasion de la sortie de son premier album My Name, Mélanie Pain nous offre une interview dans les bureaux de son label Cinq 7. Elle retrace son parcours et parle également de ses envies musicales.

On a eu l’occasion d’interviewer sur Froggy’s Delight Benoit de Villeneuve en 2005, lors de la sortie de son album. A l’époque, il nous disait qu’il préparait un album pour toi. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour sortir cet album ?

Mélanie Pain : J’ai commencé à travailler avec Benoit de Villeneuve assez tôt aux alentours de 2005. On a d’abord fait toutes les chansons en français. On avait envie de faire des chansons en français qui correspondaient à nos critères un peu indé, au niveau de la qualité des paroles et de la musique. On a fait "Helsinki", "La Cigarette", etc. On avait un album qui était en français, assez mélancolique et assez lourd. Cela ne correspondait pas exactement à mon évolution sur scène et de ce que j’avais envie de faire. Du coup, on l’a laissé un peu posé. J’ai travaillé avec d’autres gens pour faire des morceaux en anglais, j’ai composé moi-même, j’avais envie de rajouter les choses qui manquaient.

Cet album n’aurait pu sortir que maintenant parce que la chanson "My Name" a été écrite deux mois avant que l’on enregistre. Il y a pas mal de couches depuis "Helsinki" en 2005 jusqu'aux chansons en anglais que j'ai faites il y a à peine un an, juste avant de rentrer en studio. Cela a pris du temps mais c'était le temps nécessaire pour moi pour trouver ma personnalité et ce que j'avais vraiment envie de faire musicalement. Je ne voulais pas faire un album en français, triste, cela ne me correspondait pas. J'ai fait quelques concerts à l'époque, j'avais envie et avais déjà commencé à faire des morceaux un peu plus gais. J'ai beaucoup tourné avec Nouvelle Vague alors ce n'était pas évident le week-end.

Est-ce que tu considères que My Name est ton premier album ? Tu étais déjà très présente dans l'album First Date. Finalement, c'était un intermédiaire entre ce que tu faisais avec Nouvelle Vague et cet album là ?

Mélanie Pain : Je pense qu'il m'a fallu ces 5 ans pour devenir quelqu'un. J'étais vraiment une voix sur Nouvelle Vague, une voix sur Villeneuve. Même si j'étais très présente sur les deux, que ce soit sur les albums ou en live, ce n'était pas mes mots, ce n'était pas exactement ce que je voulais dire.

C'est la première fois que je m'exprime et aujourd'hui, cela me fait hyper plaisir de répondre à une interview sur mes chansons, même si j'ai déjà fait des interviews pour Nouvelle Vague et pour Villeneuve. C'est pour cela que je l'ai appelé My Name. Depuis 5 ans, je chante, les gens ne connaissent pas forcément mon nom mais m'ont déjà entendu. Là, j'avais envie de dire que je m'appelais Mélanie et que j'avais des choses à dire. C'est clair que c'est mon premier album, je considère les autres comme des featurings en fait.

Est-ce que tu considères que Nouvelle Vague est un groupe auquel tu appartiens ?

Mélanie Pain : J'étais là depuis le début de Nouvelle Vague, en 2004. J'ai fait les tous premiers concerts avec Camille à l'époque. C'est là où j'ai décidé de chanter. C'était un peu un accident en fait. J'ai enregistré les maquettes de First Date avec Villeneuve parce qu'il recherchait une chanteuse. Il m'a dit : "tu ne veux pas enregistrer ? Cela sera plus facile pour moi pour trouver une chanteuse". Il a fait passer sa maquette et Marc Collin de Nouvelle Vague l'a écoutée et voulait me faire chanter. Je suis devenue chanteuse en essayant de recruter des chanteuses. C'est un peu comme ça que cela s'est passé.

Il y avait un premier concert avec Nouvelle Vague et je me suis retrouvée sur scène pour la première fois de ma vie et j'ai adoré. Je trouvais incroyable ce que Camille faisait. C'est à partir de là que tout a vraiment démarré et je me suis dit : "oui, c'est ça ce que je veux faire". Cela s'est enchainé, Nouvelle Vague a bien marché, c'était complètement imprévu. J'ai commencé vraiment par la scène, j'ai été dans tous les pays, je mûrissais mon projet, j'avais le temps et c'est un luxe d'avoir le temps de réfléchir, de s'améliorer sur scène avec Nouvelle Vague.

Tu travaillais sur ton album pendant les tournées ?

Mélanie Pain : Oui, j'avais toujours en tête des trucs. J'écris pas mal de paroles et je suis super difficile, je mettais tout à la poubelle, c'était du boulot.

Pour revenir à la question, je pense que Nouvelle Vague est devenu un groupe parce que l'on tourne tout le temps ensemble, j'ai dû faire, je ne sais pas, 400 concerts avec eux et j'étais toujours là. C'est devenu un groupe sur scène. C'est vrai que c'est un concept de faire des reprises. Les chanteuses tournent, il y a 8 chanteuses par disque. Il se trouve que je suis la seule à avoir chanté sur les trois. Oui, je me sens partie prenante de ce groupe.

Tu as chanté avec Martin Gore, le chanteur de Depeche Mode. Que retires-tu de cette expérience ?

Mélanie Pain : C'était très particulier. On a enregistré tous les morceaux du dernier album de Nouvelle Vague comme s'il n'y avait pas de chanteurs parce que l'on n'était pas sûr qu'ils veuillent chanter avec nous. On a tout enregistré et on leur a envoyé le résultat fini en leur demandant si cela leur plaisait. Certains chanteurs sont venus à Paris mais Martin Gore, qui était en train d'enregistrer le dernier Depeche Mode à New-York, nous a envoyé le truc par e-mail. J'ai donc reçu un e-mail de Martin Gore un jour qui disait : "Va télécharger sur YouSendIt, il y a toutes mes voix". J'ai ouvert toutes les pistes, il avait pris ma chanson et avait rajouté sa voix par-dessus la mienne, c'était magique.

J'ai failli le rencontrer la semaine dernière parce que l'on devait jouer juste avant eux mais ils ont annulé le concert. Cela reste un truc assez mystérieux pour moi parce qu'il y a maintenant sa voix juste à côté de la mienne sans jamais s'être rencontrés. Pour moi, Depeche Mode, c'est énorme, c'est vraiment un honneur incroyable de chanter avec lui.

Par contre, j'ai rencontré l'autre chanteur, Ian Mc Culloch, de Echo & The Bunnymen. J'ai chanté avec lui aux Bouffes du Nord avec Nouvelle Vague. Quand il chante, il y a toute une époque qui revient. Il a un tel grain, tu sens tout ce qu'il a vécu. Pour moi, il y a peu de chanteurs qui me font cet effet là. Cela fait 25 ans qu'il chante des trucs Punk - New Wave. Une présence par forcément physique mais vocale incroyable : tu es scotché dès qu'il dit le premier mot. Je ne remercierai jamais assez Nouvelle Vague d'avoir eu l'occasion de faire cela.

Avec Nouvelle Vague, tu t'immisces dans la peau de certains personnages – tu ne chantes pas tes chansons mais celles des autres. On retrouve dans ton album la tonalité de Marylin Monroe sur "Little Cowboy". Est-ce que tu ne finis pas par te cacher derrière des personnages que tu crées ?

Mélanie Pain : C'est bien malgré moi. Je ne suis pas chanteuse, je n'ai pas tellement de technique, etc. Si tu entends des différences, c'est l'ambiance qui est différente. J'ai l'impression de chanter tout à peu près pareil. Je ne prends pas trop la tête à dire : "tiens, là, j'ai envie de chanter comme ça", car je ne suis pas tellement capable de contrôler à ce point ma voix. Je chante sans jamais avoir pris de cours, cela a toujours été ce qu'il me venait par rapport au moment et je n'ai pas fait vraiment énormément de prises de voix pour cet album, cela m'apparaissait naturel. Peut-être qu'il y a des personnages depuis 5 ans, dans Nouvelle Vague. Ce boulot d'interprète m'intéresse vachement : partir d'un texte, d'une ambiance et apporter autre chose d'autre.

Il y a pas mal de collaborations sur cet album, entre autre avec le Norvégien Thomas Dybdahl. Comment s'est passée cette rencontre ?

Mélanie Pain : Je l'ai contacté sur Myspace, je lui ai envoyé la chanson. J'ai eu un peu de mal à atteindre son manager, il a finalement entendu la chanson. Comme il n'avait jamais chanté en français, cela lui plaisait beaucoup, bien qu'il ne parle pas français. Il est venu à Paris et on a fait d'autres chansons que l'on n'a pas retenues pour l'instant. Ce sera pour plus tard. C'est un mec dont je suis fan depuis 4 ans.

Tu le connaissais ?

Mélanie Pain : Non, je ne le connaissais pas. Pareil pour Julien Doré. Je leur ai envoyé les chansons et je leur ai dit que c'était leur voix qu'il fallait sur les morceaux. A chaque fois, ce sont des voix assez graves, éraillées, assez éloignées de moi. Ce sont des voix qui me touchent.

Il y a énormément de gens qui ont participé à cet album, c'est comme cela que je me suis construite : en tournée avec des gens autour de moi, en faisant écouter des trucs à tout le monde, j'ai travaillé avec ces messieurs de 1973 (ndlr : elle montre 1973 qui sont assis juste à côté), on a fait deux morceaux ensemble.

J'ai fait un morceau avec Phoebe Killdeer avec qui je tournais avec Nouvelle Vague. On a fait ce morceau là dans le bus. Je suis à un moment de mon parcours personnel où j'ai besoin de beaucoup de gens. Je ne m'imaginerais pas m'enfermer dans un chalet toute seule, j'en serai incapable. J'ai besoin du plus de talents possibles, en fait. (rires)

Est-ce toi qui es allé les chercher pour cet album ?

Mélanie Pain : Cela s'est fait assez naturellement. C'est moi qui avais envie de tester des chansons avec 1973, avec Phoebe cette idée de chanson toutes les deux, c'est moi qui ai essayé de joindre Thomas Dybdahl pendant ces semaines, Julien Doré pareil.

Tu savais que pour telle chanson tu voulais tel individu ?

Mélanie Pain : C'était assez évident parce que je n'avais pas beaucoup d'options pour les featuring de voix. Je n'avais pas beaucoup d'alternatives s'ils refusaient. Je savais à peu près ce que je voulais sur chaque truc.

Dans la bio, votre duo avec Julien Doré est comparé avec le couple Kylie Minogue-Nick Cave. Est-ce que ce n'est pas un peu osé surtout pour Julien Doré et Nick Cave ?

Mélanie Pain : Oui, c'est clair. Même moi avec Kylie Minogue ! Je crois que c'était une manière pour le journaliste de dire que j'étais fan de Nick Cave.

C'est plutôt un hommage, finalement ?

Mélanie Pain : Oui. Je suis très contente de ce que ça donne au niveau vocal, quand on écoute sans penser qu'il s'agit de Julien Doré : un truc plein d'air de Julien Doré assez grave, un peu craqué et puis moi qui arrive légère, c'est dans ce sens là je pense qu'étaient évoqué Nick Cave et Kylie Minogue.

Cette chanson qu'ont chanté Nick Cave et Kylie Minogue est assez proche de "Helsinki" quand même.

Mélanie Pain : Quand ça part dans "Helsinki", je voulais que cela fasse assez Nick Cave avec un piano posé. Quand j'ai rencontré la violoncelliste qui a fait les arrangements, je lui ai dit de s'inspirer de la B.O. qu'il avait fait pour Jesse James. Au départ, j'avais même demandé à Warren Ellis qui est son violoniste de venir faire les violons. C'était au moment où ils sortaient de Grinderman et ils étaient dans leur délire rock. Je l'avais rencontré deux-trois fois et il avait dit OK et puis bon, voilà… Ils sont partis en tournée. C'est une inspiration musicale que je revendique totalement.

My Name est un album très frais, avec des moments très pétillants et il y a toujours ce côté rétro, un peu suranné.

Mélanie Pain : Je crois que c'est moi. Je ne suis pas la fille la plus in, j'ai du mal écouté des trucs electro, je suis très portée sur les mélodies chantées par Marylin Monroe et Franck Sinatra, toute cette époque quand même un peu triste mais toujours un côté super lumineux. Sur scène, je fais des trucs avec des vinyles, j'ai beaucoup les trucs avec du grain. Pour les photos aussi, j'ai voulu que cela fasse penser plutôt aux années 60…

Sur Myspace et sur la bio, on voit ces photos. C'est années 60 à fond !

Mélanie Pain : C'est Audrey Hepburn… Je me vois comme ça, avec quand même des chansons qui correspondent à aujourd'hui. Effectivement, j'ai pas mal de références des années 60, je trouve ça hyper classe, même la chanson française de cette époque. Je trouve ça simple. Par exemple, je déteste les jeux de mots dans les textes, actuellement. J'aime les textes sobres.

Quelles sont tes références de l'époque ?

Mélanie Pain : Françoise Hardy, Gainsbourg, toute cette époque de chansons françaises assez aériennes que je trouve vraiment magnifique. Je suis une grande grande fan de Brigitte Bardot : elle chante faux mais j'adore son côté complètement décalé, pas tout… On connait tous Harley Davidson mais elle a également chanté "Un jour comme un autre" assez triste et très beau. J'écoute pas mal de trucs contemporains aussi, j'étais très Nick Cave, PJ Harvey à un moment donné. Aujourd'hui, je suis Wilco, Fleet Foxes, toute la scène un peu folk pop américaine.

Comment s'est passée la composition de cet album ?

Mélanie Pain : On a commencé avec Benoit, tous les deux. J'ai pas mal bossé avec Pap Deziel qui a écrit les textes en français. J'ai essayé d'écrire mais c'était lamentable, je me faisais aider par lui pour l'écriture de mes textes puis il m'a proposé. Du coup, j'ai gardé les meilleurs, souvent d'ailleurs ce n'était pas les miens… (rires)

On a commencé par faire 5 titres qui représentaient ce que l'on avait envie de faire, on a laissé poser ça pendant un an je pense. J'ai fait quelques concerts, j'ai continué Nouvelle Vague à fond et je réfléchissais. Après, j'ai eu envie de faire des choses plus gaies. J'ai eu d'autres collaborations que j'ai contactées : Julien Doré, Thomas Dybdahl, 1973, Jacques Duvall que j'adore justement pour ses textes d'une simplicité incroyable. J'ai eu son contact par Alain Chamfort. Je lui ai envoyé une démo simple avec des guitares, deux jours après il m'envoie le texte, superbe, magnifique. Depuis on est devenu super amis, il me fait découvrir ce qu'il faisait en 77-78 et je continue à lui envoyer des trucs, je pense que l'on va continuer à travailler ensemble.

Pour "Ignore-moi", c'était une commande ? Il y avait un cahier des charges au départ ?

Mélanie Pain : Je lui ai juste dit : "est-ce que tu peux écrire quelque chose de pop, de simple et d'assez impertinent ?". Je trouvais que tous les textes que l'on avait essayé d'écrire dessus ne correspondaient pas à l'esprit de la mélodie. Je lui ai juste dit ça, sans thème précis. C'était une très bonne surprise, je crois que cela n'arrive pas très souvent quand on laisse les gens complètement libres.

Et c'était exactement ce que tu voulais ?

Mélanie Pain : Exactement, oui. Cette chanson est très pop et elle aurait été très facile à écrire en anglais au niveau des textes, avec un truc qui se répétait tout le temps avec les "ta-la-ta-la". En français, qu'est-ce que l'on peut dire en deux mots qui puissent faire un refrain ? Ce n'était pas évident, moi je n'ai pas réussi...

Nous avons eu l'occasion de te voir cette année sur scène, à l'occasion d'une carte blanche à Jacques Duvall aux Trois Baudets, en avril dernier.

Mélanie Pain : Ce n'était pas du tout prévu, ça. Jacques Duvall m'avait appelé la veille en me demandant si je ne voulais pas chanter une chanson. Une fois que j'étais là, il m'a dit : "vas-y, fais 5-6-7 chansons".

Tu étais nu-pieds sur scène, il y avait cet électrophone sur lequel tu passais des vinyles.

Mélanie Pain : Oui, j'aime ce côté un peu hors du temps, j'aime les trucs qui font un peu cinématographiques, qui mettent un peu en scène. Je mets un vinyle : j'aime que l'on imagine des paysages.

Quels sont tes projets autour de cet album ? On imagine qu'il va y avoir une tournée. Il y a aussi cet album Nouvelle Vague qui sort. Comment cela va se passer pour toi ?

Mélanie Pain : Je vais être assez débordée. L'idée est d'assurer toute la promotion du lancement de Nouvelle Vague jusqu'à la fin de l'année. En parallèle, je vais faire pas mal de premières parties de Nouvelle Vague, ce qui me permettra de faire ma première partie puis de revenir à la fin de leur concert faire tous mes morceaux. Jusqu'à la fin de l'année, je vais avoir quelques dates à Paris où je serai en tête d'affiche mais ce sera surtout des premières parties. Ma tournée sera en 2010, en groupe, il y a aussi une résidence de prévu. Si tout va bien, je me consacrerai en 2010 à Mélanie Pain plutôt qu'à Nouvelle Vague où je ferai quelques concerts par ci par là, de "prestige", que je choisirai... (rires)

J'ai vraiment hâte de présenter ça sur scène. J'en ai fait plein mais en duo. Au niveau instrumentation, c'est quand même assez riche mais c'est limité à deux. Je suis en train de monter un groupe, c'est à peu près les gens qui ont participé à l'album. J'espère pouvoir les regrouper sur une scène, sinon je connais pas mal de musiciens avec qui j'ai vraiment envie de travailler, je ne pense pas que ce soit un problème. Il faut juste que j'arrive à trouver le bon truc parce qu'il y a des choses qui font très chanson française et d'autres qui font très pop anglaise, assez folk un peu rétro… Il faut que j'arrive à présenter ça dans toute sa richesse et ce n'est pas évident. C'est mon grand projet.

Tu vas retravailler toutes ces chansons pour qu'elles soient adaptables sur scène ?

Mélanie Pain : Je vais pas mal les retravailler. En les retravaillant à deux, il y en a que j'ai épurées au maximum, juste piano-voix avec, en plus, des arrangements piano pas du tout "chanson", c'est-à-dire pas avec tous les accords mais juste quelques notes assez minimales et je trouve cela super. Sur certaines chansons, je vais garder cet esprit où l'on revient vraiment à la maquette. Et puis sur d'autres, il faut que ça parte. J'ai du boulot !

Une question fil rouge de Froggy's Delight : quel est l'album que tu écoutes quand tu es toute seule, soit parce que tu en as un peu honte ou alors parce que c'est quand tu es seule que tu es le plus à même de l'écouter ?

Mélanie Pain : Il y a un disque que j'écoute toujours quand je suis seule : ça me rend tellement triste que j'aime bien me laisser aller, c'est triste mais en même temps c'est tellement beau, cela me fait pleurer : c'est de Bonnie "Prince" Billy, I See A Darkness. D'une chanson, il te fait pleurer de joie ou de tristesse, j'adore quand il joue sur le fil de l'émotion. Pour moi, c'est ça la mélancolie. C'est dans ces moments que je me mets face à mes émotions. Dès que je suis un peu pommée, je l'écoute et cela me recentre sur ce que je sens.

Il y a un truc qui me fait toujours halluciner, c'est que certaines personnes écouteront mon disque dans leur iPod et certaines chansons créeront des émotions. Cela me rend complètement fébrile ! Si je peux donner à quelqu'un une émotion ne serait-ce qu'un tout petit peu de ce que je peux ressentir en écoutant les trucs que j'aime...

Je crois que je fais un peu cela pour ça. Il y a quelques personnes qui viennent me voir en concert et me disent : "c'est incroyable "La Cigarette" !". Je crois que rien que pour ça, je continuerai à raconter des histoires. C'est pour cela que je suis un peu rétro, un peu sentimentale.

Mélanie Pain sera le 2 décembre 2009 à l'Européen.

Retrouvez Mélanie Pain
en Froggy's Session
pour 2 titres acoustiques en cliquant ici !

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Mélanie Pain
Le Facebook de Mélanie Pain

Crédits photos : Concert aux Trois Baudets par David Didier (Toute la série sur Taste of Indie)


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# 15 septembre 2019 : Life in Vain

Cette semaine Daniel Johnston nous a quitté, mais aussi Philippe Pascal de Marquis de Sade. Merci à eux pour tout ce qu'ils ont apporté à la musique mondiale pour l'un et hexagonale pour l'autre.
Pour ce qui est du reste de l'actualité culturelle de la semaine, c'est parti pour le sommaire :

Du côté de la musique :

"Schlagenheim" de Black Midi
"Tokyo dreams" de Dpt Store
"Terry Riley : Sun rising" de Kronos Quartet
"Diabolique" de l'Epée
"Mer(s) : Elgar, Chausson & Joncières" de Marie-Nicole Lemieux
"Like in 1968" de Moddi
"Voodoo queen" de One Rusty Band
"Moon" de Violet Arnold
et toujours :
"L'horizon" de Manu
"Twelve nudes" de Ezra Furman
"Spleen 1" de Fleur du Mal, chronique assortie d'un entretien
Rencontre avec Le Flegmatic autour de son nouvel album "Ruine nouvelles" Le Flegmatic
"Echoplain Ep" de Echoplain
"Michel on my mind - Tribute to Michel Petrucciani" de Laurent Coulondre

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Pompiers" au Théâtre du Rond-Point
"La Vie de Galilée" à La Scala
"Suite française" au Théâtre La Bruyère
"The ways she dies" au Théâtre de la Bastille
"La Fin de l'Homme rouge" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Pour un oui ou pour un non" à la Manufacture des Abbesses
"Louise au parapluie" au Théâtre du Petit Gymnase
"La Réunification des deux Corées" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
"Ecoutez leur silence" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
"Les Naufragés" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Vive Bouchon !" au Théâtre du Splendid
"Marie-Antoinette" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Tempête en juin" au Théâtre La Bruyère
"Aux rats des paquerettes" au Théâtre La Croisée des Chemins
"Pas vue, Ni connue" au Théâtre Essaion
des reprises
"L'homme à tête de chou" au Théâtre du Rond-Point
"Fables" au Studio Hébertot
"Le Défunt" au Théâtre La Croisée des Chemins
"Dom Juan ou les limbes de la mémoire" au Théâtre La Croisée des Chemins
"Une leçon d'Histoire de France - De l'An mil à Jeanne d'Arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France - De 1515 au Roi-Soleil " au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Karine Dubernet - Souris pas !" au Point Virgule
"Sandra Colombo - Instagrammable et cervelée" à la Comédie des Trois Bornes
"Marion Mezadorian - Pépites" à la Nouvelle Seine
"Carla Bianchi -Migrando" à la Nouvelle Seine
"Giorgia Sinicorni - Comment épouser un milliardaire" à la Nouvelle Seine
et la chronique des spectacles à l'affiche en septembre

Expositions avec :

"Le Monde selon Roger Ballen" à la Halle Saint-Pierre

Cinéma avec :

"Les Fleurs amères" de Olivier Meys
Oldies but Goodies avec "Les Idoles" de Marc'O
et la chronique des films à l'affiche en septembre

Lecture avec :

"Ici seulement nous sommes uniques" de Christine Avel
"Les altruistes" de Andrew Ridker
"Les yeux fumés" de Nathalie Sauvagnac
"Un autre tambour" de William Melvin Kelley
"Un mariage américain" de Tayari Jones
"Week end à New York" de Benjamin Markovits
et toujours :
"Autoportrait d'une vie heureuse" de Ingo Schulze
"Conversations entre amis" de Sally Rooney
"Le dernier grenadier du monde" de Bakhtiar Ali
"Le siècle des dictateurs" Sous la direction d'Olivier Guez
"Les opérations extraordinaires de la seconde guerre mondiale" de Claude Quétel
"Les réfugiés" de Viet Thanh Nguyen

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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