Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Pixies
Zénith  (Paris)  jeudi 15 otobre 2009

Dire que j’attendais cet évènement avec impatience serait assez réducteur… Mettez vous à ma place : pour la petite histoire, j’ai découvert le groupe (via Doolittle justement) en 1993, soit quelques temps après leur séparation. De quoi être frustré d’être passé à côté du groupe culte de toute une génération. L’écoute approfondie et répétée de leur discographie n’a d’ailleurs fait depuis qu’attiser un peu plus ce regret et finit par élever le groupe au sommet de mon culte personnel, toisant de très haut les Throwing Muses, Smiths, et autres Pink Floyd.

A défaut d’autre chose, je me suis bien vite rabattu sur la discographie prolifique et les prestations scéniques généreuses du Sieur Black Francis alias Frank Black alias Charles Thomson IV… Que ce soit en solo, avec ses Catholics graisseux ou avec Violet et leur "Grand Duchy", sans oublier les autres branches du défunt groupe, des Breeders des frangines Deal (aussi bonnes sur album que bordéliques sur scène) aux Martinis de Joey Santiago.

Bref, tout cela m’a ravi durant toutes ces années (notamment lorsque après avoir digéré la séparation, Frank Black s’est enfin autorisé à glisser quelques hymnes Pixiens dans ses setlists) mais j’espérais secrètement une reformation, après être passé au travers de l’épopée à vocation remplissage-de-bourse de 2004.

Qu’on ne s’y méprenne pas : je doute fort d’un long terme, d’un hypothétique nouvel album (maintes fois annoncé et qui serait sans doute très décevant, tant les lutins ont roulé leur bosse dans des directions très différentes) ; il suffit d’ailleurs de jeter un œil sur l’excellent DVD Loud Quiet Loud pour comprendre que ces quatre là n’ont plus grand-chose à partager, à part leurs souvenirs et quelques bières.

Ceci dit, lorsque l’annonce d’un Doolittle Tour a commencé à faire le buzz sur le Net, je me suis précipité pour prendre une place au Zénith de Paris. Doolittle, l’album mythique joué dans son intégralité, faces B comprises… Le rêve devenait réalité !
Ne restait plus qu’à prier que la grippe A ou une "Oasisade"  (les relations Kim / Charles étant presque aussi chaotiques que celles des deux frangins Mancuniens, quoique plus courtoises et moins physiques) ne nous privent pas de cette belle rencontre.

Internet regorge déjà de témoignages détaillés, de vidéos et de photos sur cette tournée souvenir et tout a déjà été dit sur la structure du concert : lumières et visuels impeccables, ouverture sur des séquences d’ Un Chien Andalou  de Bunuel, arrivée du groupe dans la pénombre et Faces B jouées dans un éclairage indirect ne laissant entrevoir que leur silhouette, puis Doolittle, enfin, ressuscité dans son intégralité et dans l’ordre, suivi de quelques rappels plus ou moins longs suivant les villes (chanceuse Glasgow, triste Dublin)…

Pour ce premier concert parisien, le Zénith se remplit progressivement de trentenaires et de quadras cravatés fraîchement sortis du travail et venant revivre un pan de leur jeunesse.
Après le court passage des Dinosaur Pile-Up  qui, quoique sympathiques, auront moins marqué les esprits que les tympans (n’est pas Nirvana qui veut…), nous avons droit au ¼ d’heure d’auto-promo sur le live du concert vendu dès la sortie de la salle, sous forme de double CD, de bracelet USB… L’entreprise Pixies n’est pas là pour beurrer les biscottes (mais bien les épinards) et après tout, ils le valent bien, eux qui n’ont connu qu’un succès financier très relatif et qui ont biberonné toute une génération de remplisseurs de stade...

L’ambiance monte lors de la projection des extraits du surréaliste Chien Andalusia; les quatre compères s’emparent ensuite de la scène pour jouer les très rares faces B de Doolittle, à commencer par un "Dancing the Manta Ray" plein de réverbération. Une chose est sûre : le son est énorme et Black Francis en pleine(s) forme(s) ; sa voix fait des merveilles, toujours aussi à l’aise dans les aigus ou dans les hurlements…
Le public est sur la réserve, apparemment décontenancé par cette introduction peu familière. Pourtant lorsque l’écran, qui couvre tout le fond de la scène, annonce "Doolittle" en lettres majuscules et que les premières notes de "Debaser" se font entendre, le ton est donné !

S’en suit un enchaînement de tubes dont on redécouvre pleinement sur scène le potentiel : "Tame", "Monkey Gone to Heaven" bien sûr, "I Bleed" et ses gouttes de sang…On frôle l’excellence sur un "N°13 Baby" où la basse de Kim fait des ravages, sans parler du sommet atteint par "Hey" et la vidéo associée, faisant défiler quelques paroles et transformant le Zénith en Karaoké géant. Un "Gouge Away" toujours survolté vient clôre une première partie de concert exécutée de mains de maîtres, avec des versions très fidèles aux originaux et un comportement typiquement Pixien : aucune communication avec le public à l’exception d’une Kim Deal souriante et très en verve. Joey Santiago, toujours dans la sobriété et l’efficacité, gagne le titre du guitariste le plus discret de la planète (mais à quoi sert donc le micro qu’il a sous le nez ?), David Lovering cogne toujours aussi fort et Black Francis, malgré quelques apartés avec le groupe, ne décrochera pas un mot de la soirée.

L’heure du rappel est enfin arrivée : on a droit à la version UK Surf de "Wave of Mutilation" suivie d’un "Into the White" d’anthologie, plein de distorsions, noyant la salle dans un brouillard blanc qui mettra longtemps à se dissiper !

Les quatre de Boston nous gratifient ensuite d’un second rappel orienté Come on Pilgrim / Surfer Rosa avec uniquement du bon : "Bone Machine", "Nimrod’s Son", "Caribou" (les "Repent" hurlés de Frank Black résonnent encore tant c’était chouette) et l’inévitable "Where is my Mind" qui électrise un public bien sage pendant tout le concert.

L’ensemble était certes très maîtrisé, sans réelle surprise, sans échanges avec le public, mais que c’était bon ! Le bon point de la soirée est incontestablement la bonne ambiance qui semble s’être installée au sein du groupe (sourires, échanges, blagues potaches), à croire que les vieux griefs sont bel et bien enterrés ?

Vivement le Bossanova Tour de l’année prochaine !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pixies en concert au Zenith / Parc des Princes (14 et 15 juin 2004)
Pixies en concert au Festival des Vieilles Charrues 2006 (dimanche)
Pixies en concert au Festival International de Benicassim 2006 (vendredi)
Pixies en concert à Zénith (jeudi 15 otobre 2009) - 2ème
La chronique de l'album Show me your tears de Frank Black
Frank Black en concert au Festival Le Rock dans tous ses Etats 2007 (samedi)
La chronique de l'album Bluefinger de Black Francis
La chronique de l'album Svn Fngrs de Black Francis
Black Francis en concert à l'Elysée Montmartre (16 février 2008)
La chronique de l'album Mountain battles de The Breeders
Breeders en concert à La Cigale (18 avril 2008)
Breeders en concert au Festival Summercase 2008 (Samedi)
Breeders en concert au Festival La Route du Rock 2008

En savoir plus :
Le Myspace des Pixies


LaBat’         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 5 février 2012 : Enfin l'hiver

Alors voilà, cela fait des mois que tout le monde s'étonne que le climat est plutôt clément en ce dernier hiver avant la fin du monde et puis d'un seul coup, quand il se met à faire un temps... d'hiver, c'est la panique, la télé sort ses reportages, l'instagrameur guette le moindre flocon et surtout tout le monde se plaint du froid. En attendant, on risque de se retrouver avec un album de Mallaury Nataf avec ces conneries. D'ici là, voici le programme de la semaine.

Du côté des platines :

"Violent hearts" de Shimmering Stars,
"The night visitor" de Anna Ternheim,
"Have som faith in magic" de Errors,
"Breakers" de Gem Club,
"Hall music" de Loney Dear,
"Future this" de The Big Pink, retrouvez aussi The Big Pink en interview et en images,
"Le temps qu'il faut" de Bertrand Betsch, ainsi que la deuxième partie de son interview qui fait logiquement suite à la première,
Watine en Froggy's Session, après la sortie de son disque "Still grounds for love",
Ibrahim Maalouf en concert au Fil de Saint-Etienne, Ibrahim Maalouf nous a également accordé une interview,
Shaka Ponk à l'Aéronef de Lille,

Au théâtre :
Les nouveautés de la semaine :
"Mystère Poe" au Théâtre L'Atalante
"S'envoler" au Nouveau Théâtre de Montreuil
"L'heure d'après" au Théâtre du Petit Hébertot
"Sortir du corps" à la Maison des Métallos
"Jacques et son maître" à la Pépinière Théâtre
"La trilogie degli occhiali" au Théâtre du Rond-Point
"Urbik/Orbik à la ville comme à l'univers" au Monfort Théâtre
"Sade 2.0" au Théâtre Les Déchargeurs
"Etty" au Théâtre de l'Ouest Parisien
"Copines d'avant" au Théâtre des Blancs Manteaux
"Amour, action ou vérité" au Théâtre des Blancs Manteaux
et un spectacle jeune public : "Lancelot, le chevalier de Merlin" au Théâtre de la Porte Saint Martin
Les reprises à ne pas rater :
"A toi pour toujours, ta Marie-Lou" au Théâtre Essaïon
"L'or" au Théâtre La Bruyère
"Même si tu m'aimes" au Théâtre Michel
Toujours à l'affiche :
"Simpatico" au Théâtre Marigny
"Le désert des Tartares"au Théâtre du Petit Hébertot
"Le bourgeois gentilhomme" au Théâtre de la Porte Saint Martin
"F-X" au Théâtre Le Lucernaire
"Le système de Ponzi" au Théâtre des Abbesses
"L'envers du décor" au Théâtre Le Ranelagh
"La scaphandrière" au Théâtre André Malraux à Chevilly-Larue
"La trilogie de la villégiature" à la Comédie Française
"Rose" à la Pépinière Théâtre
"Naples millionnaire" au Théâtre de la Tempête
"Les Roches Noires" au Vingtième Théâtre
"Sur le chemin" à l'Auguste Théâtre
"Dialogues de sourds" à l'Auguste Théâtre
"Lo Speziale" au Théâtre des Artistic Athévains
"Richard III n'aura pas lieu" au Théâtre 13/Jardin
"Bronx" au Théâtre des Bouffes Parisiens

Exposition avec :

"Paint B.A.L." au Musée de la Poste

Lecture avec :

"Le refuge" de Niki Valentine

Cinéma avec :

La sélection de la semaine :
"Le Marin Masqué" de Sophie Letourneur
"Un monde sans femmes" de Guillaume Brac
"La taupe" de Tomas Alfredson
Les sorties récentes :
"Sur la planche" de Leïla Kilani
"Fleur de béton" de Stéphane Esse et Audrey Lange
"Tahrir, place de la Libération" de Stefano Savona
"Anonymous" de Roland Emmerich
"Le Printemps de Téhéran" de Ali Samadi Ahadi
"2018" de Quentin Théron
"Il n'y a pas de rapport sexuel" de Raphaël Siboni
"Let My People Go !" de Mikael Buch
"Les Nouveaux Chiens de garde" de Gilles Balbastre et Yann Kergoat

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=