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Interview  (Paris)  18 septembre 2009

EditorsIls sont jeunes – la formation date de 2003 -, beaux et brillants et viennent de sortir leur troisième album : In this light and on this evening. Un virage tout aussi réussi que les précédents pour ces quatre Editors de Birmingham, une touche synthétique en plus. Plongée en eaux troubles Ed Lay (batterie) et Chris Urbanowicz (guitare).

Comment s'est passé l'enregistrement ?

Ed : C'était assez simple, surtout très agréable. On a eu le sentiment de s'être donné à fond. C'était assez spécial, assez nouveau parce qu'on a essayé de nouveaux instruments, de nouveaux sons et de tout mettre en boîte pour en faire des chansons. Je suis très heureux qu'on l'ait fait. On ne savait pas au début si on aurait les capacités pour enregistrer tout ceci, y compris des sons assez synthétiques, électroniques. Tout s'est bien emboîté et on a réussi à rendre l'enregistrement assez humain, assez vrai.

Que signifie le titre ?

Ed : C’est les paroles de la 1e chanson. C'est quelque chose que Tom a vécu des centaines de fois mais qui ne l'avaient jamais fait tilter et qui tout d'un coup, pour on ne sait quelle raison, prend sens. Tout le monde a déjà connu ça. On peut passer des centaines de fois à côté de quelque chose sans s'en rendre compte et d'un coup ça prend sens. A un certain moment, certaines choses a priori sans intérêt deviennent spéciales.

Ed Lay EditorsEst-ce que c'est la chanson la plus représentative de l'album ?

Ed : Pas forcément mais c'est celle qui a donné, le ton, sa direction à l'album en terme de son, de sens. Mais chaque chanson a son propre sens, il n'y en a pas de plus représentative que l'autre.

Pourquoi avoir choisi Papillon en tant que single ?

Chris : Car c'est la seule chanson pop de l'album. C'est la plus évidente, la plus accessible.
Ed : C'est une façon d'attirer les gens pour leur donner envie de creuser. Elle rend l'écoute possible.

Comment définiriez-vous l'identité de l'album ?

Ed : C'est difficile, il a une identité assez schizophrène. D'un côté il est assez sombre, assez maussade. Il a une ambiance industrielle, même horrible, on ne sait pas ce qui est en train de se passer. Mais il y a aussi des mélodies assez faciles, qu'on retient facilement, sans qu'elles soient non plus positives ou joyeuses. C'est à la fois agressif et charmant.

Quelle est votre chanson préférée ?

Ed : Pour l'instant, c'est Like Treasure mais ça change régulièrement. Elle est justement un exemple de cette ambiance schizophrène dont je parlais. Elle a un côté rêveur, on sait pas où on va, et en même temps, elle a un côté club. Ca peut être facile, dansant, et en même temps on se pose des questions.
Chris : You don't know love. Il y a un vrai changement de rythme, c'est pas une chanson pop classique avec l’alternance complet-refrain, en plein milieu ça change. On est surpris par le changement. Et elle sonne bien, tout simplement.

Qu'est-ce qui vous inspire ? La société, l'actualité ?

Ed : C'est difficile, je ne suis pas vraiment inspiré. Je n’ai pas vraiment de modèle en terme d'inspiration, c'est ce qui vient. Ce que j'aime avant tout c'est faire de la musique, de jouer avec ces trois-là.

Est-ce qu'il y a quand même des choses qui vous ébranlent ?

Ed : Oui, bien sûr mais avant tout ce sont des mélodies, des chansons, qui me remuent tellement que ça devient parfois difficile de les écouter. Et j'espère sincèrement que nos mélodies parviendront à remuer autant les gens que certaines que j'écoute.
Chris : J'aime mettre en musique les images que j'ai en tête et qui sont liées à des bandes-sons, à des films d'horreur par exemple, et qui lui laissent une empreinte. Ces images ont beaucoup plus d'influence que des musiques d'autres groupes. Je n'ai pas de références musicales à proprement parler.

Chris Urbanowicz EditorsEst-ce que vous aimeriez composer une bande-son pour un film ?

Chris : Oui, beaucoup. Je n'ai pas trop le temps pour l'instant mais si un jour quelque chose d'intéressant se présente et que j'ai du temps et de l'inspiration, oui.

Pour quel type de film ? D'horreur ?

Chris : Non plutôt pour quelque chose de réel, de réaliste, avec une certaine forme de violence urbaine, psychologique. Je pense par exemple aux films que peut faire un réalisateur qui m'inspire beaucoup, Shane Meadows. Il a notamment réalisé Dead man's shoes, une histoire de revanche et This is England plus récemment, sur les skinheads dans les années 80. J'aimerais mettre ce genre de films en musique.

Y a-t-il un message que vous voudriez faire passer ?

Ed : Non, pas particulièrement. Ce n’est pas ce qui motive notre travail. On n'essaie pas de convaincre qui que ce soit. Peace and love (rires). Ca vient selon l'inspiration.

Qu’est-ce qui vous anime ? Créer, expérimenter, simplement jouer ensemble ?

Ed : Jouer ensemble et expérimenter comme on l'a fait pour cet album en utilisant de nouveaux sons, en s'ouvrant à d'autres horizons. Essayer des instruments, des technologies qu'on n'avait jamais utilisés avant. C’était un challenge. Tout a été très intuitif, on s'est laissé aller. Ca s'est fait naturellement.
Chris : Créer. Se retrouver le matin et passer la journée à enregistrer pour aboutir à quelque chose de durable, qui marquera les gens. J’aime l’idée de laisser une empreinte, quelque chose de concret qui restera plus longtemps que nous. C'est une récompense pour moi.
Ed : Le fait de créer quelque chose, d'avoir ce possible résultat en fin de journée ça m'excite et en même temps ça m'effraie. Le live, c'est excitant, on peut faire un truc fabuleux, un moment qui laissera une empreinte dans la tête de centaines et de centaines de gens. Mais pour un album, c'est ce qu'on laisse vraiment et que tout le monde pourra écouter. Si on fait des erreurs, elles restent gravées.

Russell Leetch EditorsQuels sont les groupes que vous écoutez ?

Chris : J’aime le nouvel album de The Horrors et celui des Maccabees. Sinon je n'ai pas été marqué par grand-chose dernièrement. Le nouvel album des xx aussi.
Ed : Pour moi c'est le nouvel album de Jamie T, Kings and Queens. Il est naturellement cool, il en jette.

Quels sont les 3 albums, tout époque confondue, que vous garderiez en mémoire ?

Ed : David Bowie, Low (1977).
Chris : Remain in light des Talking Heads (1980).
Ed et Chris : Et un dernier, commun : Power, corruption and lies, des New Order (1983).

Que voulez-vous faire après la tournée ?

Chris : A l'inverse de l'album précédent où on a eu besoin de souffler, là on se sent d'humeur créative. Ca ne me dérangerait pas d'enchaîner directement mais on a une tournée d'un an qui se profile donc ce n'est pas possible. Mais après ça, on aura besoin de se poser.
Ed : On est fiers et contents de ce qu'on a fait. On se sent capable de retourner en studio. On a ce qu'il faut. Si on était encore à l'époque des Beattles où on pouvait se débarrasser rapidement des concerts, on retournerait en studio. Mais on a besoin d'argent. Techniquement ce n'est pas possible d'enchaîner directement. C'est jouer qui nous permet de gagner de l'argent et donc de produire un nouvel album.

Tom Smith EditorsComment vous voyez-vous dans 10 ans ?

Ed : Question très difficile ! Certains jours j'ai l'impression qu'on fera exactement la même chose. Mais parfois, après un concert difficile, lourd, j'ai l'impression que dans 10 ans je serai incapable de reproduire le même effort. Mais je pense qu'on sera toujours ensemble dans 10 ans.
Chris : on sera toujours ensemble. Pour pouvoir produire toujours autant, voire mieux, je pense qu'onb aura besoin de se poser un peu plutôt que se disperser comme on le fait aujourd'hui. On a encore besoin de grandir et de mûrir ensemble.

Est-ce que vous voulez dire quelque chose au public français ?

Chris : "Au revoir".
Ed : Rendez-vous au Bataclan (le 14 décembre, NDLR).

 

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En savoir plus :
Le Site Officiel des Editors
Le Myspace des Editors

crédits photos : Laurent Hini (Toute la série sur Taste of Indie)


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# 16 février 2020 : Pour les amoureux de culture

La Saint Valentin est passée. Nous espérons que vous avez pioché des idées de cadeaux culturels dans notre sélection de la semaine dernière. Ceci dit il n'y a jamais assez d'occasions de faire plaisir, alors voici une nouvelle sélection qui saura vous séduire. C'est parti !

Du côté de la musique :

"Monolithe" de Octave Noire
"Origenes" de Sotomayor
"Perdida" de Stone Temples Pilots
"Endless voyage" de Sunflowers
"Brothers in ideals" de The Inspector Clouzo
"Come on in" de Thorbjorn Risager & The Black Tornado
"Bury the moon" de Asgeir
"The wall single" de Fontiac
"M. I. A." la 10ème émission de Listen in Bed à écouter en ligne
"Cailloux & météores" de Mira Cétii
"Ghosts" de Mokado
Frustration & The Jackson pollock au Fil de Saint Etienne
et toujours :
"I become a beast" de Caesaria
"Hopetown" de Claudial Solal et Benoit Delbecq
"L'îlot" de Cyril Adda, à retrouver aussi en session
"Granados Goyescas" de Jean Philippe Colard
"On both sides of the atlantic" de Jon Bouteiller
"Lovers" de Kid Francescoli
"Ooh Hah" le mix numéro 10 de Listen in Bed
"Show no mercy" de Loki Lonestar
"Cailloux & météores" de Mira Cétii
"Simido" de Moonlight Benjamin

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"La Collection" au Théâtre L'Etoile du Nord
"Correspondance avec la mouette" au Théâtre Les Déchargeurs
"Ni couronne ni plaque" au Théâtre de Belleville
"Dans les forêts de Sibérie" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Hedda" au Théâtre de Belleville
"Roi du silence" au Théâtre Les Déchargeurs
"Aime-moi" au Théâtre de Belleville
"Mon Olympe" au Théâtre de Belleville
"Ciel, mon Paris !" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Les Faucheuses" à la Comédie Nation
"Le petit résistant illustré" au Théâtre Essaion
des reprises :
"Huis Clos" au Théâtre Dejazet
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"What is love" à la Divine Comédie
"Ah ! Félix (n'est pas le bon titre)" au Trois Baudets
et la chronique des spectacles à l'affiche en février

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour :
"Picasso - Tableaux magiques" au Musée national Picasso
"Luca Giordano - Le triomphe de la peinture napolitaine" au Petit Palais
"Le Rêveur de la forêt" au Musée Zadline
"Du Douanier Rousseau à Séraphine - Les grands maîtres naïfs" au Musée Maillol
"Le Marché de Art sous l'Occupation 1940-1944" au Mémorial de la Shoah

Cinéma avec :

"Sortilège" de Ala Eddine Slim
Oldies but Goodies avec "Les Vertes Années" de Paulo Rocha
et la chronique des films sortis en février

Lecture avec :

"Apaiser hitler" de Tim Bouverie
"L'odysée du plastique" de Eric Loizeau
"La résurrection de Joan Ashby" de Cherise Wolas
"Les lumières de Niteroi" de Marcello Quintanilha
"Préférer l'hiver" de Aurélie Jeannin
"Ted" de Pierre Rehov et "Grand froid" de Cyril Carrère
"Undercover" de Amaryllis Fox
et toujours :
"Alt life" de Joseph Falzon & Thomas Cadène
"Ce qui est nommé reste en vie" de Claire Fercak
"Dévorer les ténèbres" de Richard Lloyd Parry
"Il est juste que les forts soient frappés" de Thibault Bérard
"L'homme qui n'est jamais mort" de Olivier Margot
"La chute" de Jacques Ravenne
"Le livre de Sarah" de Scoot McClanahan

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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