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puce Fernand Pelez, la parade des humbles
Petit Palais  (Paris)  Du 24 septembre 2009 au 17 janvier 2010

A l'instar de l'exposition consacrée fin 2007 au sculpteur Jean Carriès, le Petit Palais, légataire du fonds d'atelier du peintre Fernand Pelez, lui consacre une rétrospective intitulée "Fernand Pelez, la parade des humbles" en exposant l'intégralité des œuvres picturales et graphiques détenues complétées de prêts de collections publiques et privées.

Si Fernand Pelez n'appartient pas au panthéon des grands génies dont l'œuvre a révolutionné l'histoire de l'art, il n'en demeure pas moins un petit maître reconnu à son époque grâce à une carrière au Salon, représentant de la peinture académique et peintre officiel vivant des commandes de l'Etat, dont la manière, tout comme aujourd'hui encore, alimentait la polémique entre ceux qui le considérait comme "peintre de la pitié" et ceux qui éructaient contre sa "peinture de concierge sensible".

L'exposition est organisée sous le commissariat du conservateur en chef Isabelle Collet qui a opté pour un déroulement chrono-thématique qui présente donc l'avantage du didactisme pour évoquer un peintre tombé dans l'oubli, qui fut un artiste majeur de la fin du 19ème siècle, et qui s'avère cohérente dans la mesure où son oeuvre connaît une évolution stylistique et thématique.

La monstration est soutenue par une excellente scénographie de Nicolas Hugon qui, non seulement, traduit une esthétique remarquable de sobriété mais également tire partie des contraintes et des atouts des lieux dévolus à l'exposition et élaborer un parcours scandé par la géométrie dynamique de l'agencement des cimaises pour mettre en exergue et résonance les oeuvres et exalter l'humanité et l'émotion sensible qui s'en dégagent.

Du naturalisme à l'épure monochrome, une compassion mélancolique

Issu d'une famille de dessinateurs-illustrateurs romantiques, Fernand Pelez a été formé dans la stricte observance des règles académiques, sous l'égide de l'illustre peintre pompier Cabanel qui a rénové le style académique.

Bon élève, il se consacre à la peinture d'histoire avant d'embrasser de manière délibérée, la mouvance naturaliste en optant pour la peinture de genre.

Il prend "la résolution" de raconter les pauvres de Paris en précisant qu'il ne s'agit pas de militantisme mais "d'un sentimentalisme de bon aloi et de la charité républicaine".

Ainsi, se met-il en phase avec le réalisme social ambiant et aux préoccupations politiques républicaines.

Et la catégorie des pauvres est large et tous subissent leur sort dans une résignation toute chrétienne, sans l'once d'une révolte.

Elle comprend aussi bien les femmes laborieuses ("L'asphyxiée", "Au lavoir"), que les enfants ("Le marchand de violettes", "La première cigarette"), les chérubins faméliques et les anges des ruelles et des taudis que chante Aristide Bruant, que les hommes que le travail ne sort pas de la misère et qui font la queue à la soupe populaire ("Une bouchée de pain").

Le trait est minutieux et précis, l'approche distanciée et la sombre palette chromatique composée de bruns et de gris permet de beaux effets de clairs-obscurs.

Les tonalités sépia des études préparatoires pour "Une bouchée de pain" annoncent le monochrome des oeuvres tardives qui sont consacrées à la thématique du monde du spectacle.

Et plus particulièrement celui de la danse - le Palais Garnier constitue un des lieux de divertissement de la haute société parisienne - dont Fernand Pelez va peindre l'envers du décor en s'immisçant dans l'intimité des loges des danseuses.

Qu'il s'agisse de la toilette des petits rats aux silhouettes diaphanes ("Les petites figurantes") ou des graciles danseuses dénudées du diptyque "Les danseuses", une lumière diffuse et tamisée jette un voile ambré sur les corps alanguis, comme saisis dans un instantané photographique, qui se révèlent d'autant plus troublants.

Fernand Pelez, "peintre montmartrois au profil de mousquetaire" qui fut un "missionnaire du pinceau" pour immortaliser "le sombre carnaval des traîne-savates", selon les termes de l'écrivain Patrick Cauvain, a changé de facture. Il aborde la figuration et a franchi le pas vers la modernité.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'exposition "Jean Carriès - La matière de l'étrange"

En savoir plus :

Le site officiel du Petit Palais

Crédits photos : MM (Plus de photos sur La Galerie)
avec l'aimable autorisation du Petit Palais


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# 5 février 2012 : Enfin l'hiver

Alors voilà, cela fait des mois que tout le monde s'étonne que le climat est plutôt clément en ce dernier hiver avant la fin du monde et puis d'un seul coup, quand il se met à faire un temps... d'hiver, c'est la panique, la télé sort ses reportages, l'instagrameur guette le moindre flocon et surtout tout le monde se plaint du froid. En attendant, on risque de se retrouver avec un album de Mallaury Nataf avec ces conneries. D'ici là, voici le programme de la semaine.

Du côté des platines :

"Violent hearts" de Shimmering Stars,
"The night visitor" de Anna Ternheim,
"Have som faith in magic" de Errors,
"Breakers" de Gem Club,
"Hall music" de Loney Dear,
"Future this" de The Big Pink, retrouvez aussi The Big Pink en interview et en images,
"Le temps qu'il faut" de Bertrand Betsch, ainsi que la deuxième partie de son interview qui fait logiquement suite à la première,
Watine en Froggy's Session, après la sortie de son disque "Still grounds for love",
Ibrahim Maalouf en concert au Fil de Saint-Etienne, Ibrahim Maalouf nous a également accordé une interview,
Shaka Ponk à l'Aéronef de Lille,

Au théâtre :
Les nouveautés de la semaine :
"Mystère Poe" au Théâtre L'Atalante
"S'envoler" au Nouveau Théâtre de Montreuil
"L'heure d'après" au Théâtre du Petit Hébertot
"Sortir du corps" à la Maison des Métallos
"Jacques et son maître" à la Pépinière Théâtre
"La trilogie degli occhiali" au Théâtre du Rond-Point
"Urbik/Orbik à la ville comme à l'univers" au Monfort Théâtre
"Sade 2.0" au Théâtre Les Déchargeurs
"Etty" au Théâtre de l'Ouest Parisien
"Copines d'avant" au Théâtre des Blancs Manteaux
"Amour, action ou vérité" au Théâtre des Blancs Manteaux
et un spectacle jeune public : "Lancelot, le chevalier de Merlin" au Théâtre de la Porte Saint Martin
Les reprises à ne pas rater :
"A toi pour toujours, ta Marie-Lou" au Théâtre Essaïon
"L'or" au Théâtre La Bruyère
"Même si tu m'aimes" au Théâtre Michel
Toujours à l'affiche :
"Simpatico" au Théâtre Marigny
"Le désert des Tartares"au Théâtre du Petit Hébertot
"Le bourgeois gentilhomme" au Théâtre de la Porte Saint Martin
"F-X" au Théâtre Le Lucernaire
"Le système de Ponzi" au Théâtre des Abbesses
"L'envers du décor" au Théâtre Le Ranelagh
"La scaphandrière" au Théâtre André Malraux à Chevilly-Larue
"La trilogie de la villégiature" à la Comédie Française
"Rose" à la Pépinière Théâtre
"Naples millionnaire" au Théâtre de la Tempête
"Les Roches Noires" au Vingtième Théâtre
"Sur le chemin" à l'Auguste Théâtre
"Dialogues de sourds" à l'Auguste Théâtre
"Lo Speziale" au Théâtre des Artistic Athévains
"Richard III n'aura pas lieu" au Théâtre 13/Jardin
"Bronx" au Théâtre des Bouffes Parisiens

Exposition avec :

"Paint B.A.L." au Musée de la Poste

Lecture avec :

"Le refuge" de Niki Valentine

Cinéma avec :

La sélection de la semaine :
"Le Marin Masqué" de Sophie Letourneur
"Un monde sans femmes" de Guillaume Brac
"La taupe" de Tomas Alfredson
Les sorties récentes :
"Sur la planche" de Leïla Kilani
"Fleur de béton" de Stéphane Esse et Audrey Lange
"Tahrir, place de la Libération" de Stefano Savona
"Anonymous" de Roland Emmerich
"Le Printemps de Téhéran" de Ali Samadi Ahadi
"2018" de Quentin Théron
"Il n'y a pas de rapport sexuel" de Raphaël Siboni
"Let My People Go !" de Mikael Buch
"Les Nouveaux Chiens de garde" de Gilles Balbastre et Yann Kergoat

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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