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Smashes & Trashes - Best Of  (XIII Bis Records)  novembre 2009

Exercice bien difficile que la chronique d'un best of tant il est moins emballant de parler de morceaux connus de tous (enfin, ceux qui s'intéressent à Skunk Anansie) que de faire connaître un album. Et pourtant ici, je couperai volontiers la poire en deux, s'agissant plus de redécouvrir voire de découvrir de vieux morceaux de ces anglais pour le moins énergiques.

Si je peux encore positiver plus l'exercice, j'espère que ma chronique donnera envie à ceux qui ne connaissent pas les Skunk Anansie de se précipiter dans les bacs acheter leurs albums.

15 morceaux choisis ici sur trois albums en 5 ans (Paranoid and Sunburnt, Stoosh et Post Orgasmic Chill), trois albums assez proches à quelques nuances musicales près. Du coup, on retrouve donc une forte homogénéité musicale sur ce condensé des Skunk, très représentatif de ce que le groupe savait (bien) faire. Bon équilibre entre les trois albums : 3 à 4 morceaux de chaque, plus trois nouveautés tirées d'un imminent prochain album. Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, pour plus de cohérence chronologique (discographique ?), je choisirais de parler des morceaux par album plutôt que dans l'ordre sur le Best of, pas toujours bien pensé je trouve.

Le groupe avait frappé fort sur leur première galette Paranoid and Sunburnt, comme on s'en rend compte sur le classique "I can dream" – un incontournable – avec sa batterie bien brutale, ses guitares lourdes, la rage vocale de Deborah Dyer (alias Skin), morceau sec à l'energie brute, brûlot punk dans l'esprit qui flirte avec le metal techniquement. "Selling Jesus" franchit la ligne hard rock avec ses riffs et solos à la Motorhead. Quant à "Charity", j'en avais presque oublié la diversité de guitares qui y règne, tantôt douces puis soudainement hurlantes et metal, mélange de Red Hot et de Radiohead période The Bends. Car il est vrai que si un son heavy metal bien à eux s'impose dès ce premier album, le guitariste a su tempérer cette débauche d'énergie par des morceaux comme "Weak", nerveux certes, mais proposant des riffs funky très Eed Hot en effet.

A l'image de "Hedonism (Just because you feel good)", sans conteste le morceau le plus accessible et connu du groupe, ballade mélodieuse plaçant toutefois un pur solo de guitare à la Prince, le groupe s'est un peu calmé sur l'album Stoosh. Contrairement à ce que l'on pourrait penser en voyant la terrible pochette (Skin flouttée, la rage se lit sur son visage), ce nouvel opus est moins rentre-dedans que le premier. Mais pour moi, sa diversité musicale en fait probablement le meilleur album des Skunk. Impression renforçée sur le savoureux enchaînement de "All I want", "Brazen (Weep)" et "Twisted". La voix de Skin a gagné en variété d'intonations, elle ne fait plus que hurler, son timbre est limite sensuel à présent, plus posé. Ça reste du gros rock, ça envoie bien punk mais plus un rock alternatif tantôt mélodieux tantôt puissant, et "Brazen" montre aussi une ouverture aux cordes dans le processus de composition.

L'energie est toujours présente sur Post Orgasmic Chill mais plus tempérée, la production du moment misant franchement sur un ensemble de cordes omniprésents aux côtés de la basse et de la guitare. Ainsi, "Charlie big Patatoe" balance bien entre grosses guitares et orchestration léchée. On se réécoute avec plaisir "Secretly", belle composition prenante et inquiétante avec ses reverb de guitares et ses cordes soignées.

Bien bien bien, après avoir bien pris plaisir avec ces vieux morceaux, que penser à présent des trois nouveaux ? Si "Squander" ne m'a pas laissé un souvenir impérissable, "Tear the place up" et "Because of you" m'ont en revanche bien calmé. "Tear the place up" est une sorte de fuerie heavy metal, avec ses riffs lourds, sa batterie déchaînée et la chanteuse vraiment à bloc. Plus proche de l'urgence de Paranoid Sunburnt que de Post Orgasmic Chill. "Because of you" est aussi très très rock, enlevé par de grosses guitares et une Deborah Dyer à la voix endiablée.

L'impresssion (forte) laissée par ces 15 morceaux qui n'ont pas pris une ride (à part un ou deux morceaux, ça va) est qu'au milieu du flot de groupes anglais relançant le rock sous toutes ses formes dans la scène alternative de la décennie 90, il ne faudrait pas oublier l'énergie puissante et le sens de la mélodie des Skunk Anansie. Un vrai putain de groupe (excusez l'expression) dont chaque membre taquine son sujet, bien que Skin y prenait une place folle rien qu'avec son organe vocal, capable de doser autant que de tout lâcher et des engagements/textes parfois excessifs. Je conclurais en disant que je suis ravi qu'ils remettent le couvert prochainement, sur des bases très punk/rock, comme au commencement.

 

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L'interview de Leopold Skin (12 mai 2009)


En savoir plus :
Le site officiel de Skunk Anansie
Le Myspace de Skunk Anansie


Yannick Maquenhen         
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# 5 juillet 2020 : Un avant goût de vacances

il fait (presque) beau partout, on sort un peu de chez nous, on voit nos amis, on pense aux vacances. Chez Froggy's on continuera tout l'été à vous alimenter en culture mais ce sera peut être un peu plus calme. En attendant, voici le sommaire et bien sûr le replay de La Mare Aux Grenouilles #5 !

Du côté de la musique :

"Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.
et toujours :
"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"La Putain respectueuse" par Gérard Gélas
"Dracula Asylum" par Felicien Chauveau
"L'Homme qui rit" par Gaële Boghossian
"Cage" par Jacques Bellay
"Kyste" de et par Eloïse Hallauer et Camille Soulerin
et une pépite : "Jimmy's blues" de James Baldwin par Nicolas Repac et Anouk Grinberg
du théâtre moderne :
"Vient de paraître" d'Edouard Bourdet par Jean-Paul Tribout
"La vie de Galilée" de Bertold Brecht par Eric Ruf
le répertoire classique par la Comédie français d'hier et d'aujourdhui :
"Le Mariage de Figaro" de Beaumarchais
"On ne badine pas avec l'amour" d'Alfred de Musset
Au Théâtre ce soir :
"Les Petits oiseaux" d'Eugène Labiche
"La Reine Blanche" de Barillet et Grédy
"Les Petites têtes" d?André Gillois
des comédies :
"L'Opération du Saint-Esprit" de Michel Heim
"Jeux de mots bêtes pour gens laids" autour de textes de Bobby Lapointe
"Pochettes Surprise" de Jacky Goupil
du côté des humoristes :
"Jean Luc Lemoine - Au naturel"
"Moustapha El Atrassi - Second degré"
du théâtre visuel avec "L'Avare" par la Compagnie Tàbola Rassa
et enfin du théâtre lyrique avec"Ercole Amante" de Francesco Cavalli par Christian Hecq et Valerie Lesort

Expositions :

les réouvertures de la semaine :
le Musée d'Art Moderne dela Ville de Paris avec les collections permanentes de "La Vie Moderne" dans sa nouvelle présentation et la salle Matisse
le Musée Rodin
le Musée national des Arts asiatiques-Guimet
le Musée Cognacq-Jay et le Musée du Louvre
et les expositions en "real life" à ne pas manquer :
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :
en salle "L'Envolée" de Eva Riley
at home avec :
du thriller :
"La Isla minima" de Alberto Rodriguez
"La Onzième heure" de John Lyde
de la romance :
"La revanche d'une blonde" de Robert Luketic
'"Aime-moi comme je suis" de Stephan Meyer
"Coup de foudre en cuisine" de James Hacking
du drame :
"L'ombre du doute" d'Aline Issermann
"Tout va bien on s'en va" de Claude Mouriéras
"Henri" de Yolande Moreau
Ciné-Club français des années 60 :
"L'Insoumis" d'Alain Cavalier
"Le Chien" de François Chalais
"La Voleuse" de Jean Chapot
"Les Ennemis" d'Edouard Molinaro
et des raretés :
"Le Champignon des Carpathes" de Jean-Claude Biette
"King of the White Elephant de Sunh Vasudhara

Lecture avec :

"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
"Un été norvégien" de Einar Mar Gudmundsson
et toujours :
"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
"Les jours brûlants" de Laurence Peyrin

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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