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puce Bertrand Louis - La Blanche
L'Européen  (Paris)  mardi 1er décembre 2009

20h30 : Bertrand Louis entre dans une salle aux trois-quarts vides et vient s'installer au clavier.

Costume noir, chemise brillante, lunette design, demi-santiags aux pieds, il entame directement son concert avec "Je balaye" de son album 2 et enchaine avec "20h00".

L'éclairage fixe sur le clavier Roland et Bertrand Louis devant rappelle d'une certaine manière un William Sheller au piano qui aurait la voix d'un Thomas Fersen. D'ailleurs, il n'hésite pas à nous suggérer d'imaginer un piano à queue, sinon "ce serait comme baiser avec une capote", précise-t-il. On ne le sent pas très à l'aise, devant ce public qui applaudit timidement entre chaque chanson.

Nous apprenons que son prochain album, Le Centre Commercial, qui raconte l’histoire d’un tueur en série, sortira fin février 2010 dont "La putain publicitaire" est issue.

Bertrand Louis se lève et prend sa guitare pour "Le Cirque" puis "Scène de crime". Il revient au clavier pour "On n'est pas à l'abri d'un succès" et sort une liasse de billets. "Je vais faire en sorte que vous m'aimiez plus vite" dit-il et jette les billets dans la salle. Le public ne réagissant pas, il ajoute : "ne vous battez pas, il y en aura pour tout le monde". Après ce flop, Bertrand Louis enchaine avec une dernière chanson au clavier et quitte la scène au bout de 40 minutes de concert.

La salle se vide à nouveau, sans doute l'appel impérieux de la cigarette. On doit supporter Supertramp en guise de musique d'attente.

Petit à petit, une centaine de personnes viennent s'éparpiller dans la salle, donnant la sensation d'un Européen plein. La moyenne d'âge du public oscille entre 35 et 45 ans.

Sur scène, le clavier a disparu laissant place à deux musiciens de chaque côté de la scène : un guitariste à la gueule de Brad Pitt barbu et aux cheveux longs et un multi-intrumentiste (clavier noir, clavier marron, contrebasse, guitare, cloche, cymbale et autres percussions).

Eric La Blanche arrive, s'installe au devant de la scène, seul face au micro et entame directement "Je suis content", tiré de son dernier album Imbécile Heureux. A l'écoute de "Je renvoie", le public se réveille et tape dans les mains.

Un jeu d'éclairage vertical à la manière d'une pluie de lumière apporte un caractère effrayant au visage du chanteur sur "Le Forcené" dont les paroles traduisent bien l'atmosphère : "je n'ai pas choisi la haine, toute seule elle est montée".

On ne changera pas d'ambiance avec "La Balançoire" ou "Un Monsieur sans histoires", pour laquelle Eric prend sa voix d'outre-tombe.

Jusqu'ici, les chansons se sont enchainées sans jamais un mot adressé au public froid et transi. Enfin, on nous parle de la Conférence de Copenhague qui se tiendra dans 10 jours en se demandant ce qui va en sortir. Le constat qu'il ne nous restera pas grand chose permet une magnifique transition pour introduire "Effondrement". Les paroles parlent d'elles-même : "on vivra de rien du tout, quand on s'aime on s'en fout, notre amour c'est déjà beaucoup" ou "tu sais le monde peut bien s'écrouler, ça ne m'empêchera pas de t'aimer".

Puis vient une autre maginifique chanson d'amour, hommage : "La Mort à Johnny", issu de son précédent album La Blanche - Disque d'or. La salle qui s'est réveillée participe enfin.

Eric nous explique qu'il a eu l'occasion de faire la rencontre d'un psy. Pendant les séances, le psy lui demandait : "racontez-moi votre enfance". Lui, qui n'avait pas très envie, inventait des histoires ou racontait celles que ses grand-parents lui contaient. On apprend que la cause de ces séances provient d'une relation amoureuse avec "La Folle". C'est alors que l'on assiste à la sortie de la contrebasse qui donne un côté théâtral à la situation.

La folle, on aurait pu croire qu'elle était présente dans la salle : elle était là, grande, longue, avec ses cheveux blonds qu'elle enroule autour de ses doigts tel un toc, vautrée dans son fauteuil, jambes écartées, avec ses bottes marron. Les yeux remplis de larmes, elle renifle, pleure, puis éclate subitement de rire, surprise par le jeu de scène du chanteur.

Eric nous invite ensuite à un séminaire d'entreprise à la campagne avec "Allongé dans un pré en automne", Puis enchaine avec "Imbécile heureux", morceau qui met tellement sa voix sensuelle en valeur.

Il présente ses deux musiciens : Nicolas Deutsh qui a également réalisé les arrangements sur son dernier album et son guitariste qui, à l'appel de son nom, improvisera un solo de guitare à la Hendrix. Eric ne manquera pas d'ajouter : "un imbécile heureux..."

Nous aurons droit à "Alcoolique", morceau sur lequel il se jettera à genoux depuis le fond de la salle, pour un magnifique final. Eric aime bien en faire un peu trop...

Les trois musiciens quittent la salle et reviennent pour un premier rappel. Eric nous parle alors de deux types de chansons d'amour : celles qui finissent mal et celles qui commencent mal. C'est alors qu'il fera l'éloge de sa bien aimée, en empruntant parfois la voix de Nougaro : "Ma bite".

Il remercie ensuite Thibaut Derien, le photographe qui a collaboré à la réalisation du livret et qui expose ses oeuvres actuellement à l'Européen. Il enchainera avec une reprise improbable de Jean-Pierre Mader : "Macumba". Pour cette chanson qui tient tant à coeur des musiciens, Sylvain Gontard qui a joué sur le dernier album viendra accompagner les musiciens sur scène avec sa trompette.

Au second rappel, les deux musiciens arrivent seuls, Eric arrivera ensuite pour chanter "Mon ennemi" et sera rejoint par le trompettiste.

Un ultime remerciement pour celui qui a fait des lumières magnifiques ce soir.

Au deuxième rappel, la folle se sera calmée puis endormie, tombant de fatigue. Son visage semble alors apaisé. Elle se réveillera lorsque les lumières de fin de concert surgiront et disparaitra...

 

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En savoir plus :
Le Myspace de Bertrand Louis
Le Myspace de La Blanche

Crédits photos : Diane Hion (Toute la série sur Taste of Indie)


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# 5 février 2012 : Enfin l'hiver

Alors voilà, cela fait des mois que tout le monde s'étonne que le climat est plutôt clément en ce dernier hiver avant la fin du monde et puis d'un seul coup, quand il se met à faire un temps... d'hiver, c'est la panique, la télé sort ses reportages, l'instagrameur guette le moindre flocon et surtout tout le monde se plaint du froid. En attendant, on risque de se retrouver avec un album de Mallaury Nataf avec ces conneries. D'ici là, voici le programme de la semaine.

Du côté des platines :

"Violent hearts" de Shimmering Stars,
"The night visitor" de Anna Ternheim,
"Have som faith in magic" de Errors,
"Breakers" de Gem Club,
"Hall music" de Loney Dear,
"Future this" de The Big Pink, retrouvez aussi The Big Pink en interview et en images,
"Le temps qu'il faut" de Bertrand Betsch, ainsi que la deuxième partie de son interview qui fait logiquement suite à la première,
Watine en Froggy's Session, après la sortie de son disque "Still grounds for love",
Ibrahim Maalouf en concert au Fil de Saint-Etienne, Ibrahim Maalouf nous a également accordé une interview,
Shaka Ponk à l'Aéronef de Lille,

Au théâtre :
Les nouveautés de la semaine :
"Mystère Poe" au Théâtre L'Atalante
"S'envoler" au Nouveau Théâtre de Montreuil
"L'heure d'après" au Théâtre du Petit Hébertot
"Sortir du corps" à la Maison des Métallos
"Jacques et son maître" à la Pépinière Théâtre
"La trilogie degli occhiali" au Théâtre du Rond-Point
"Urbik/Orbik à la ville comme à l'univers" au Monfort Théâtre
"Sade 2.0" au Théâtre Les Déchargeurs
"Etty" au Théâtre de l'Ouest Parisien
"Copines d'avant" au Théâtre des Blancs Manteaux
"Amour, action ou vérité" au Théâtre des Blancs Manteaux
et un spectacle jeune public : "Lancelot, le chevalier de Merlin" au Théâtre de la Porte Saint Martin
Les reprises à ne pas rater :
"A toi pour toujours, ta Marie-Lou" au Théâtre Essaïon
"L'or" au Théâtre La Bruyère
"Même si tu m'aimes" au Théâtre Michel
Toujours à l'affiche :
"Simpatico" au Théâtre Marigny
"Le désert des Tartares"au Théâtre du Petit Hébertot
"Le bourgeois gentilhomme" au Théâtre de la Porte Saint Martin
"F-X" au Théâtre Le Lucernaire
"Le système de Ponzi" au Théâtre des Abbesses
"L'envers du décor" au Théâtre Le Ranelagh
"La scaphandrière" au Théâtre André Malraux à Chevilly-Larue
"La trilogie de la villégiature" à la Comédie Française
"Rose" à la Pépinière Théâtre
"Naples millionnaire" au Théâtre de la Tempête
"Les Roches Noires" au Vingtième Théâtre
"Sur le chemin" à l'Auguste Théâtre
"Dialogues de sourds" à l'Auguste Théâtre
"Lo Speziale" au Théâtre des Artistic Athévains
"Richard III n'aura pas lieu" au Théâtre 13/Jardin
"Bronx" au Théâtre des Bouffes Parisiens

Exposition avec :

"Paint B.A.L." au Musée de la Poste

Lecture avec :

"Le refuge" de Niki Valentine

Cinéma avec :

La sélection de la semaine :
"Le Marin Masqué" de Sophie Letourneur
"Un monde sans femmes" de Guillaume Brac
"La taupe" de Tomas Alfredson
Les sorties récentes :
"Sur la planche" de Leïla Kilani
"Fleur de béton" de Stéphane Esse et Audrey Lange
"Tahrir, place de la Libération" de Stefano Savona
"Anonymous" de Roland Emmerich
"Le Printemps de Téhéran" de Ali Samadi Ahadi
"2018" de Quentin Théron
"Il n'y a pas de rapport sexuel" de Raphaël Siboni
"Let My People Go !" de Mikael Buch
"Les Nouveaux Chiens de garde" de Gilles Balbastre et Yann Kergoat

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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