Endroit
célèbre pour y avoir vu débuter de nombreux
talents, le dernier en date étant l'hilarant Titoff
qui l'avait pris d'assaut à l'automne 2000 (spectacle d'ailleurs
gravé sur dvd), le Palais des Glaces accueille Philippe
Lellouche qui est un parfait inconnu pour moi. C'est d'ailleurs
comme cela qu'il se présente nous énumérant
son CV comme il peut mais, désolé, ça ne me
dit strictement rien.L'avantage, c'est que j'ai pu ainsi découvrir
un artiste avec un œil complètement objectif.
Et force est de constater que ses sketches pour le moins originaux
tiennent bigrement bien la route.
Accompagné des Demi Frères
qui se chargent des interludes et des introductions ou qui participent
même au dialogue, Philippe Lellouche enchaîne des textes
tantôt hilarants, tantôt sidérants et à
la limite du politiquement (in)correct. On pense bien sûr
à Dieudonné pour la liberté de ton (rares sont
les humoristes qui se permettent - ou qui peuvent se le permettre
- de dépasser les limites du politiquement correct aujourd'hui)
et un peu à Louis De Funès
pour la mise en scène (dans Rabi Jacob : quand vous l'aurez
vu, et si le spectacle ne change pas, vous comprendrez...).
Tapant avec son martinet gentiment sur toutes les communautés
possibles et imaginables, Lellouche fait mouche (hum !). Bon, en
tous cas, je me souviendrai du "belge
bricoleur", de "l'instructeur
CRS" (terrible !), du monsieur atteint de la maladie
d'Alzheimer (et de moi plié en deux avec les gens qui se
retournent vers moi, faut dire que le public dont la moyenne d'âge
dépassait... ouh là !... pouvait se sentir concerné.
Désolé.), du journal radiodiffusé, de la cérémonie
des Molières aménagée, etc.
Bref un tour de piste de plus d'une heure quinze où tout
était très bon. Il ne reste plus qu'à ce que
Lellouche trouve son public. En tous cas celui du 27 décembre
2003, un peu sceptique au début, a fini par une ovation debout
avec les artistes super contents d'avoir joué devant une
audience aussi enthousiaste.
D'après ce qu'il a dit, il revient au printemps. Voilà
c'est le moment !
|