La
Cinémathèque de Toulouse
fête le documentaire, mémoire du pays. Sait-on
qu’aujourd’hui le "docu" se retrouve à
la même place que la fiction. Longtemps sur une voie de
garage servant de bouche trou télévisuel, ou encore
dans les temps reculés de première partie cinématographique.
Pour les plus anciens qui ne se souvient pas de ces films enthousiasmants
sur les châteaux de la Loire ?
Blague à part, heureusement cette forme cinématographique
est sortie du maquis pour dépoussiérer le grand
écran. Et aujourd’hui les noms de ces réalisateurs
sont de notoriété publique. Georges Rouquier,
Raymond Depardon ou encore Chris Marker pour ne citer que les
plus connus.
Des pointures qui, au lendemain de la seconde guerre mondiale,
ont traînés leurs guêtres en captant les
mutations de notre pays. Un portrait à la multiple facette
que nous offre la cinémathèque.
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’honorable
établissement ouvre grand ses écrans pendant un
mois et demi aux documentaires, c’est pour mieux s’inscrire
dans le colloque du Centre de Liaison de l’Enseignement
et des Médias d’Information (Clemi), consacré
au cinéma documentaire. Un colloque qui s’installe
à la cinémathèque.
A découvrir donc, ce travail unique, véritable
mémoire cinématographique d’une France aux
mille rebondissements de la seconde partie du XXème siècle.
Mais naturellement à Toulouse, comme il se doit que
la fête du cinéma ne se résume pas à
un seul évènement. Une main tendue à la
grande fête du documentaire avec une table ronde le 28
janvier 2010 concernant "la production du documentaire
dans la région Midi-Pyrénées".
Le 14, 15 et 16 janvier 2010, à ne pas manquer le colloque
de la Clémi concernant les différentes facettes
d’un genre qui n’en fini pas d’être
majeur. Remercions donc la cinémathèque de nous
en mettre plein les yeux, sans truquages s’il vous plait,
uniquement avec des images et du son.
Du cinéma, quoi ! |