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Les yeux fermés  (Labels)  mars 2004

Téléphone Exit, Noir Désir Out, qui reste-t-il dans le monde rock français ? Et bien sans doute Eiffel qui, contrairement à ce que pensait un éminent critique musical, ne restera pas qu’un point d’ancrage apprécié des radios pour remplir leurs quota de chansons françaises.

Eiffel, c’est une ambition terrible pour tenir sans faire de compromis, c’est le rock sauvage et brut, au sens animal des termes, loin du petit rock policé pour jeunes gens de bonnes familles, c’est un sens mélodique aigu et des compositions qui tiennent le choc de l'acoustique, c’est l’énergie d’une écriture incisive qui sait prendre le temps de l’émotion tout en évitant la pop, c’est une voix aux limites du cri qui navigue des brûlots hard rock à la tendresse amoureuse.

Formé en 1998, guitares, basse, batterie et claviers, Eiffel c'est deux albums Abricotine (2001) et Le quart d'heure des ahuris (2002) et des centaines de concerts. Car Eiffel a bien compris que seul le live pouvait les faire connaître et leur permettre d'exprimer, et de partager, ce plaisir violent qu'il éprouve à jouer.

Comme Romain Humeau, auteur-compositeur, nous le confiait en interview : "Des fois il suffit de dix secondes dans un morceau au début du concert pour que tout bascule irrémédiable dans le génial ou dans le mauvais. C’est la vie. C’est Le live. Eiffel c’est la vie c’est le live !".

Pour nous le confirmer et nous le prouver en cas de besoin, Eiffel sort un superbe double album live Les yeux fermés absolument indispensable !

Le premier disque, consacré aux concerts électriques enregistrés pendant leurs dates parisiennes, permet de retrouver les incontournables d'Eiffel dans des déclinaisons rock de toute beauté.

De l’urgence psalmodiée de "Il pleut des cordes" enchaîné sur la puissance noisy de "T’as tout, tu profites de rien", du rock tripal avec "Au néant" au punk rock aux accents hagenien de "Hype", des guitares saturées de "Ne respire pas" à l'entêtant "Off" avec un clin d'oeil à Dutronc.

Et puis deux versions longues ahurissantes (sic!) de "Te revoir" et en clôture une apocalyptique "Douce adolescence".

Par ailleurs, Eiffel aime explorer et même si "Nous sommes un groupe de rock donc on a choisi d’aller dans le sens du bruit mais il y a d’autres choses qui nous plaisent et on va éclairer différemment", d'où le projet de live plus acoustique, avec des instruments à cordes et à vent. Et le deuxième disque restitue l’ambiance plus intimiste de ces concerts intitulés spéciaux, enregistrés à Rennes et Paris où le groupe s'est entouré de violons, alto, violoncelle et hautbois.

Ces concerts permettent de constater l'une des influences revendiquées d'Eiffel, en l'espèce la chanson française, la "vieille" chanson française comme il nous l'avait précisé, celle de Vian, Brassens, Ferré, Gainsbourg et Brel auquel il rend un vibrant hommage avec une exceptionnelle interprétation du "Plat pays".

Trois morceaux présents en électrique et en spécial permettent de vérifier l'excellent travail d'écriture et d'arrangement accompli par Romain Humeau. "Sombre", avec une longue intro à la flûte byzantine et hypnotique, nous emmène dans les jardins persans chers à Shéhérazade, "Les yeux fermés" se love autour d'une guitare et "Ne respire pas" flirte avec des déluges de cordes tsiganes.

Bien sûr, impossible de renoncer totalement à l'énergie et aux décibels du rock. Ainsi si "Les écorchés" démarrent sur des cordes plaintives, les riffs de guitare ne sont pas loin et quand la batterie s'en mêle...on frôle la perfection !

A écouter sans modération donc ...et ne ratez pas leur prochaine tournée !

 

 

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# 5 avril 2020 : sous le soleil... mais pas vraiment

Les beaux jours sont au rendez vous en ce début avril mais nous, sages et confinés n'allons pas cette année envahir parcs et terrasses à comparer son bronzage à coup de vin rosé douteux... non on attend que la mort détourne les yeux de notre pauvre monde. Donnons nous un peu de baume au coeur avec notre sélection culturelle hedbo.

Du côté de la musique :

"Shut up Mix #13" par Listen in Bed à écouter en ligne
"Cerc" de Artus
Interview avec Christophe Chassol autour de son album "Ludi"
"Que faire de son coeur ?" de Eskimo
"Bonheur ou tristesse" de Lesneu
"Super lâche" de Maalers
"Zeno" de Muzi
"Shostakovich : Symphony N 8" de Orchestre National du Capitole de Toulouse & Tugan Sokhiev
"It's a mighty hard road" de Popa Chubby
"Chapter 3" de Tropical Mannschaft
"Cimes" de Volin
et toujours :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
un classique revisité avec la vidéo de "Le Misanthrope"
une comédie dramatique historique avec le streaming de "A tort et à raison"
une comédie dramatique contemporaine avec le streaming de "Ils n'avaient pas prévu qu'on allait gagner"
une comédie contemporaine avec "L'heureux élu"
du divertissement caustique avec des inoxydables :
"J'aime beaucoup ce que vous faites"
"Sexe, magouilles et culture générale"
du boulevard avec :
"Ma femme s'appelle Maurice"
"Le Nouveau testament"
dans la série "Au Théâtre ce soir" :
"Folie douce"

"Chat en poche"
une gourmandise avec "La Belle Hélène" façon peplum hybridé comics
et des spectacles à voir ou a revoir en DVD :
"Orphée"
"Poisson et Petits pois !"
"Road Trip"

Expositions avec:

des balades muséales à Paris en en bord de Seine avec la visite virtuelle des collections permanentes du Musée d'Orsay, du Musée des Arts Décoratifs et du Musée du Quai Branly
pousser en province jusqu'au Musée des Beaux Arts de Lyon et même au Mucem à Marseille
et commencer un Tour d'Europe par l'Italie direction Galerie d'Art Moderne de Milan puis la Galerie des Offices à Florence
mettre la zapette dans le sac à dos pour s'aventurer dans les musées du bout du monde du Japon au The National Museum of Modern Art de Tokyo aux Etats Unis avec le Musée Guggenheim à New York
enfin retour at home en toute tranquillité mais en musique en son électro avec sur le Musée de la Sacem "Musiques électroniques - Des laboratoires aux dance floors"

Cinéma at home avec :

en mode Ciné-Club avec :
"Dementia" de Francis Ford Coppola
"M le maudit" de Fritz Lang
"La maman et la putain" de Jean Eustache
découvrir en DVD la filmographie de Jean-Daniel Pollet, réalisateur atypique - et méconnu - de la Nouvelle Vague pour lequel la Cinémathèque française avait prévu une rétrospective avec en parallèle la sortie en salles de ses films restaurés avec en streaming "Méditérranée
et des films récents sortis en DVD :
"Adults in the room" de Costa Gavras
"Au bout du monde" de Kiyoshi Kurosawa
"Martin Eden" de Pietro Marcello

Lecture avec :

"Aotea" de Paul Moracchini
"Fille et loup" de Roc Espinet
"Ghosts of L.A." de Nicolas Koch
"Pierre le Grand" de Thierry Sarmant
"Propriétés privées" de Lionel Shriver
et toujours :
"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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