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Cité internationale de la bande dessinée et de l'image  (Angoulême)  Du 28 janvier au 28 mars 2010

La BD s'expose au musée. Pas n’importe comment, ni n’importe où. Cela aurait pu être un gag à la Gaston, mais non ! Ici, c'est-à-dire à Angoulême, et pour être précis au Musée de la Bande Dessinée, le jeune et déjà estimable établissement ouvre ses portes à cent auteurs qui ont eu comme missions de s’approprier les planches des Maîtres du 9ème ART.

L’exposition a de quoi ravir la curiosité des plus blasés.

On pourrait écrire à la manière de De ! Mais cela sonne faux, et c’est terriblement désobligeant pour les cent artistes qui ont perpétué, et pourquoi pas d’ailleurs, remis au goût du jour, ce désir vivant qu’est un musée. Désir de lieu de travail, lieu d’exercice, lieu de réflexion. Il faut toujours, merci à la Cité de la BD de nous remettre le couvert, nous rappeler que "le musée du Louvre était d’abord un lieu où travaillaient les artistes, un lieu d’étude. Les peintres venaient là pour copier".

C’est ce qu’est en train de devenir le Musée de la Bande Dessinée, un musée/travail qui ouvre déjà, régulièrement ses portes aux étudiants en Master de la bande dessinée dispensé par l’École européenne supérieure de l’image.

Avouez qu’il y a là de la modernité dans l’air. Et il faut défendre ouvertement ce type d’entreprise hautement salutaire.

Alors voilà l’idée germée.

S’inspirer d’un modèle et ouvrir l’imagination. il ne restait qu’à l’appliquer à l’échelle mondiale (puisque l’on nous rabâche la mondialisation, allons y fièrement).

Dans un premier temps, le musée sort pas moins de sept cents planches originales d’un fond abyssal de près de huit milles œuvres, certaines datant du milieu du XIXème siècle. Un choix représentant les différents continents de "Notre bonne vieille terre" comme dirait ce cher capitaine Haddock. Ce qu’il y a de mieux comme planches (et donc comme auteurs).

Puis on invite cent artistes venus des quatre coins de notre planète ronde (je sais, c’est facile). Là encore il fallu du temps, pas moins de deux ans. Chacun a pu choisir une planche de la sélection avant de se mettre sur la planche à dessin et faire écho à l’œuvre choisie.

Vous allez me dire que tout cela fait un peu recette de cuisine à l’ancienne, du type la Mère Poulard. Il n’en est rien, bien au contraire. Tout y est libre, rien d’imposé autre que le talent. Et il est au rendez-vous le gaillard, a vous faire saliver de bonheur et de regrets, celui d’avoir arrêté trop tôt le dessin.

Un jeu de miroir, donc. Peut-être ? Ici encore gardons la prudence... Il ne s’agit nullement de copier, mais bien au travers une œuvre d’en créer une autre sans pour autant oublier le Maître. Vous imaginez bien que le doute chez les artistes s’installent, mais aussi l’enthousiasme, le questionnement , le rapport à la création. Doit-on faire table rase de ce qui existe ou au contraire dessiner un hommage ?

Les deux peut-être se conjuguent au même temps.

Le questionnement est là.

N’est-ce pas le rôle de chaque artiste ? Pas seulement, c’est aussi celui du public qui découvrira cette exposition pleine de talent. Comprendre le dialogue et le passage de témoin entre les œuvres, entre les auteurs, comment s’approprier l’héritage ? Voguez également à travers cette gigantesque œuvre collective (pas moins de vingt-cinq nations représentées et deux cent vingt-trois planches exposées), comprendre comme un message fort, cette pluralité.

Même avec des bulles, surtout diront beaucoup, il y a de quoi ouvrir les esprits. Je laisse donc le choix au public de découvrir les auteurs présentés et de ce dire définitivement que la BD est un art majeur.

 

En savoir plus :

Le site officiel de la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image

 


        
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