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puce Un voyage d'hiver
Théâtre Paris-Villette  (Paris)  janvier 2010

Spectacle performance conçu par Stéphane Olry et Corine Miret, mis en scène par Stéphane Olry, avec Hubertus Biermann, Sandrine Buring, Elena De Renzio, Jean-Christophe Marti, Corine Miret et Stéphane Olry.

Sur le sol du Théâtre Paris-Villette, tout au long de la pièce, les comédiens disposent des morceaux de tissu ou de moquette. La scène se transforme alors en un ensemble de champs du plat pays vus du ciel. Puis sont disposés des maquettes de maisons et des bandeaux de tissu gris, les routes. Le paysage se construit au fur et à mesure que le temps se déroule.

Au centre de la scène, Corine Miret, la narratrice, se tient droite, immobile. L'auteur et metteur en scène, Stéphane Olry, explique les règles du jeu que lui et sa partenaire se sont fixés : Corine Miret est partie, seule, durant sept semaines s'installer dans un village de l'Artois, une région où elle est étrangère et où elle ne connaît personne.

Son but est de s'isoler de ses amis, de quitter son environnement familier, d'établir des contacts avec les habitants puis d'envoyer à Stéphane Olry des cassettes enregistrées sur un dictaphone afin qu'il écrive un texte à partir des anecdotes qu'elle lui racontera, mais surtout qu'il retranscrive par le biais de l'écriture les émotions qu'il ressentira à travers le filtre des enregistrements.

Il est en cela aidé par un musicien, Jean-Christophe Marti, qui fera improviser aux acteurs des morceaux, a capella, en polyphonie.

La difficulté de ce spectacle/installation/performance consiste à traduire en mots ce qui relève presque exclusivement du ressenti, d'exhumer de la matière à partir de presque rien.

Le metteur en scène fait le choix de ne pas intégrer de dialogues mais de faire réciter aux acteurs ce qui relève du monologue intérieur. Or en choisissant d'aborder l'écriture de son texte sous cet angle, il efface le principe de la rencontre qui devrait pourtant être l'un des éléments essentiels de l'exercice qu'il s'impose.

Que reste-t-il alors dans la peinture que Stéphane Olry élabore à partir de son matériau ? Il reste l'Artois, et surtout l'impression d'un quotidien, à l'image du paysage, sans beaucoup de relief, comme englué dans l'habitude.

Corine Miret a beau avoir, durant son voyage, effectué des rencontres et tissé des liens, seuls deux personnages périphériques à l'aventure se trouvent dotés de la parole. Leur vision de Corine Miret est celle d'une étrangère, qui le restera forcément puisqu'elle est appelée à repartir.

Au final, la pièce distille une impression de doux ennui à peine troublé par quelques interventions du metteur en scène et du musicien qui, au fur et à mesure que se déroule le spectacle, expliquent leurs intentions en matière de scénographie.

Peut-être est-ce en effet un des sentiments vécus par Corine Miret lors de son immersion au cœur de la vie du village, mais un traitement plus frontal des liens qui se nouent entre elle et les habitants aurait peut-être amené plus de matière à l'exercice.

 

Laurent Coudol         
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# 19 août 2018 : Place aux livres

C'est bientôt la rentrée, et donc la rentrée littéraire, voici déjà quelques chroniques pour terminer agréablement l'été avec également une sélection de spectacles de l'été et bien entendu du cinéma, de la musique et des expositions !

Lecture avec :

"Cette maison est la tienne" de Fatima Farheen Mirza
"Empreintes de crabe" de Patrice Nganang
"L'habitude des bêtes" de Lise Tremblay
"Sergent papa" de Marc Citti
"Tous les hommes désirent naturellement savoir" de Nina Bouraoui
et toujours :
"Forêt obscure" de Nicolas Krauss
"Les grandes épopées qui ont fait la science" de Fabienne Chauvière
"Rien de plus grand" de Malin Personn Giolito

Au théâtre :

un incontournable :
"Le Gros diamant du Prince Ludwig" au Théâtre Le Palace
un nouvau venu :
"Hypo" au Théâtre de la Contrescarpe
les inoxydables :
"Les Faux British" au Théâtre Saint-Georges
"Dernier coup de ciseaux" au Théâtre des Mathurins
les outsiders :
"Dîner de famille" au Théâtre d'Edgar
"Iliade" au Théâtre Le Lucernaire
"Oui !" au Café de la Gare
"Tinder Surprise" au Théâtre d'Edgar
"Speakeasy" au Palais des Glaces
"Chance" au Théâtre La Bruyère

Expositions avec :

dernière ligne droite pour :
"Van Dongen et le bateau-Lavoir" au Musée de Montmartre
"Margiela - Les Années Hermès" au Musée des Arts Décoratifs
"Parfums de Chine - La culture de l'encens au temps des Empereurs" au Musée Cernushi

Cinéma avec :

les films de la semaine :
"Silent Voice" de Naoko Yamada
"La Belle" de Arunas Zebrunias
et la chronique des autres sorties d'août

Du côté de la musique :

"When the earth was flat" de Quiet Dan
"A quality of mercy" de RVG
Sélection d'albums blues avec Sue Foley, Ian Siegal, Fred Chapelier et Archie lee Hooker
et toujours :
"Schtick" de Danny Goffey
"Prokofiev for two" de Martha Argerich & Sergei Babayan
"South by west" de Pampa Folks
"Press rewind" de Devil Jo & the Blackdoormen
"Bonsoir shérif" de Keith Koona
"Home" de Kian Soltani & Aaron Pilsan
"La green box" de La Green Box
"Modernéanderthal" de Le Pied de la Pompe
"Art autoroutier" de Nuage Fou

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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