Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Edvard Munch ou l"anti-cri"
Pinacothèque de Paris  (Paris)  Du 19 février au 18 juillet 2010

Loin d'être Munch

Découvrir ! Et puis ? il vous faudra peut-être du temps avant de pousser un cri de joie. Enfin ! Il se peut que vous n’en croyez pas vos yeux. D’ailleurs faut-il avoir confiance en ce que l’on voit ? Question "bateau" que notre société ultra médiatisée se flagelle au nom de sa bonne conscience. Naturellement non, avons-nous envie d’écrire. La tromperie est partout, seul subsiste le doute, ce moment d’équilibre, il est important devant un tableau, une œuvre que l’on croit connaître.

C’est un peu comme Edvard Munch (1863 - 1944), Nous croyons tout savoir de l’artiste à partir de sa seule œuvre marquante "Le Cri" ?

Un seul tableau peut-il résumer une vie d’artiste ? On voudrait nous le laisser croire tellement, il est vrai que cette œuvre forte semble, à elle seule, digérer le monde. N’est-ce pas présomptueux de notre part de résumer ainsi, le travail d’un artiste ? De clore une fois pour toute son œuvre à un seul tableau ?

Edvard Munch, fils d’un médecin militaire profondément religieux, sera élevé dans la mélancolie de la maladie et de la mort . Il commença sa carrière artistique dans les années 1880. Un cheminement de douleur, un cri déjà, devant les œuvres à finaliser, brusquant les conventions dans une logique libertaire. Tout semblait trop simple à ses yeux, la réalité du regard, était ailleurs, entre la peinture et les nouvelles formes d’expressions comme le cinéma.

Pas seulement naturellement.

La Pinacothèque de Paris ouvre ses portes, sans crier gare (naturellement) à l’univers d’un artiste secret. Ce "Salut Public" est une très bonne augure. Et l’on voit que l’Art comme l’info n’est pas affaire d’un seul angle, d’une seule vision, d’une seule œuvre. Cette réduction a vouloir se contenter de connaître ce que l’on nous propose (trop souvent par facilité) est ici balayé d’un revers de main. La Pinacothèque, une fois encore nous prend à rebrousse poil. Et c’est tant mieux.

Toute la finesse du commissaire Dierter Buchhaert est de ne pas avoir fait appel aux grands musées d’Oslo pour mieux se rapprocher de collectionneurs privés et de leurs trésors enfouis. Vous l’avez compris, ce que nous propose la Pinacothèque est une chose rare, une pépite pour le regard. La réelle existence artistique de Edvard Munch.

Un voyage en plusieurs étapes.

Cinq découvertes chez ce peintre qui dès le début affrontera la matière expérimentale comme outil de recherche fondamentale. Ce n’est pas une révolte de jeunesse, de peintre à fleur de peau, non, il s’agit d’un engagement qui dès 1880, sous l’influence du peintre paysagiste Frits Thaulow organisera ses petits formats aux regards de naturalistes norvégien.

Berlin, Paris, deux capitales. Un scandale. En 1892 ou la presse berlinoise l’attaque à poings fermés pour quelques jours plus tard sur la décisions d’un grand nombre d’artistes (bonjour la solidarité) on fermera l’exposition. Munch discrédité, mais le scandale contribue à la notoriété du peintre dont un critique d’alors résumait le travail de l’artiste à "des œuvres semblant inachevées, laides...". Cela n’empêchera pas Munch de continuer ses expérimentations à Berlin.

Ce sont des tableaux comme "Nuit d’été à Studenterlunden" où l’on commence à voir le changement. La rupture déjà engagée et qui confirmera dans le choix des couleurs, les lignes, la perspective et la surface monumentale devenant décorative, l’œuvre adulte d’Edvard Munch est sous nos yeux.

Il ne pouvait que rencontrer l’avant-garde ! Mais n’en faisait-il pas déjà partie ?

L’exposition réunit 175 œuvres de ce peintre qui n’hésitait pas à offrir un "traitement de cheval" à ses tableaux dans la violence des intempéries pour leurs assurer une maturité du temps. Il y a chez Munch, cette précipitation d’œuvrer comme-ci l’art pouvait être mortel.

Il n’en est rien. Heureux que nous sommes de découvrir la face cachée du "cri".

 
En savoir plus :

Le site officiel de la Pinacothèque de Paris


        
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pas d'autres articles sur le même sujet


# 5 février 2012 : Enfin l'hiver

Alors voilà, cela fait des mois que tout le monde s'étonne que le climat est plutôt clément en ce dernier hiver avant la fin du monde et puis d'un seul coup, quand il se met à faire un temps... d'hiver, c'est la panique, la télé sort ses reportages, l'instagrameur guette le moindre flocon et surtout tout le monde se plaint du froid. En attendant, on risque de se retrouver avec un album de Mallaury Nataf avec ces conneries. D'ici là, voici le programme de la semaine.

Du côté des platines :

"Violent hearts" de Shimmering Stars,
"The night visitor" de Anna Ternheim,
"Have som faith in magic" de Errors,
"Breakers" de Gem Club,
"Hall music" de Loney Dear,
"Future this" de The Big Pink, retrouvez aussi The Big Pink en interview et en images,
"Le temps qu'il faut" de Bertrand Betsch, ainsi que la deuxième partie de son interview qui fait logiquement suite à la première,
Watine en Froggy's Session, après la sortie de son disque "Still grounds for love",
Ibrahim Maalouf en concert au Fil de Saint-Etienne, Ibrahim Maalouf nous a également accordé une interview,
Shaka Ponk à l'Aéronef de Lille,

Au théâtre :
Les nouveautés de la semaine :
"Mystère Poe" au Théâtre L'Atalante
"S'envoler" au Nouveau Théâtre de Montreuil
"L'heure d'après" au Théâtre du Petit Hébertot
"Sortir du corps" à la Maison des Métallos
"Jacques et son maître" à la Pépinière Théâtre
"La trilogie degli occhiali" au Théâtre du Rond-Point
"Urbik/Orbik à la ville comme à l'univers" au Monfort Théâtre
"Sade 2.0" au Théâtre Les Déchargeurs
"Etty" au Théâtre de l'Ouest Parisien
"Copines d'avant" au Théâtre des Blancs Manteaux
"Amour, action ou vérité" au Théâtre des Blancs Manteaux
et un spectacle jeune public : "Lancelot, le chevalier de Merlin" au Théâtre de la Porte Saint Martin
Les reprises à ne pas rater :
"A toi pour toujours, ta Marie-Lou" au Théâtre Essaïon
"L'or" au Théâtre La Bruyère
"Même si tu m'aimes" au Théâtre Michel
Toujours à l'affiche :
"Simpatico" au Théâtre Marigny
"Le désert des Tartares"au Théâtre du Petit Hébertot
"Le bourgeois gentilhomme" au Théâtre de la Porte Saint Martin
"F-X" au Théâtre Le Lucernaire
"Le système de Ponzi" au Théâtre des Abbesses
"L'envers du décor" au Théâtre Le Ranelagh
"La scaphandrière" au Théâtre André Malraux à Chevilly-Larue
"La trilogie de la villégiature" à la Comédie Française
"Rose" à la Pépinière Théâtre
"Naples millionnaire" au Théâtre de la Tempête
"Les Roches Noires" au Vingtième Théâtre
"Sur le chemin" à l'Auguste Théâtre
"Dialogues de sourds" à l'Auguste Théâtre
"Lo Speziale" au Théâtre des Artistic Athévains
"Richard III n'aura pas lieu" au Théâtre 13/Jardin
"Bronx" au Théâtre des Bouffes Parisiens

Exposition avec :

"Paint B.A.L." au Musée de la Poste

Lecture avec :

"Le refuge" de Niki Valentine

Cinéma avec :

La sélection de la semaine :
"Le Marin Masqué" de Sophie Letourneur
"Un monde sans femmes" de Guillaume Brac
"La taupe" de Tomas Alfredson
Les sorties récentes :
"Sur la planche" de Leïla Kilani
"Fleur de béton" de Stéphane Esse et Audrey Lange
"Tahrir, place de la Libération" de Stefano Savona
"Anonymous" de Roland Emmerich
"Le Printemps de Téhéran" de Ali Samadi Ahadi
"2018" de Quentin Théron
"Il n'y a pas de rapport sexuel" de Raphaël Siboni
"Let My People Go !" de Mikael Buch
"Les Nouveaux Chiens de garde" de Gilles Balbastre et Yann Kergoat

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=