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puce Trans Am - Lazer Crystal
L'Aéronef  (Lille)  14 mai 2010

On m'a dit : "Trans Am, c'est vachement bien". Le post-rock-électro-dégénératif-futuriste-psycho-mathématique, je n'y connais pas grand chose mis à part Kraftwerk, il était temps de rafraîchir mes références.

Aussi j'ai décidé de suivre la recommandation et de combattre mon inculture en me lançant dans ce concert, il fallait bien un départ pour combler mes lacunes.

Première constatation : Trans Am n'a pas réussi à battre le pont de l'Ascension. Le club vide de l'Aéronef avait bien triste mine à mon arrivée, pourtant, le concert était gratuit pour les abonnés de la salle... Ce genre musical serait-il réservé à une certaine élite ?

Deuxième constatation : j'étais bien contente d'avoir mes bouchons d'oreille en assistant au démarrage de la première partie, Lazer Crystal (plus cliché que ça comme nom, tu meurs).

Sans connaître le genre, je suis pratiquement sûre que le groupe en est un condensé d'influences : des synthés faisant des blips sur une batterie aux rythmes lourds et asynchrones tandis qu'une voix aux paroles indéchiffrables s'étire et se déforme, ça doit fatalement être un cliché du genre rock-électro germanique des années 90.

Hélas, leurs morceaux ne me parlent pas vraiment : à peine je m'y accroche qu'ils s'achèvent, alors que j'en attends bien plus. Comme un avion trop lourd qui peine à décoller, Lazer Crystal m'entraîne bien difficilement jusqu'en bout de piste pour me planter là, dans l'attente d'une montée en puissance qui n'arrive pas.

Cette révélation, je l'aurai lors du passage de Trans Am sur scène.

Même disposition, une batterie au milieu encadrée de deux musiciens, cette fois-ci armés de guitares. Sont-ce celles-ci qui ont changé la donne, ou la bière que j'ai avalée entre temps ?

Quoiqu'il en soit, au départ du premier morceau, "Television eyes", je sens enfin ce décollage que j'attendais tant.

Pourtant on a là aussi un batteur déchaîné, une voix transformée au vocodeur et des synthés futuristes, mais c'est une toute autre dimension que je réussis à atteindre. Je ferme alors les yeux pour mieux plonger dans cette explosion de puissance sonore à laquelle je n'avais jamais encore assisté ; les boucles mélodiques répétitives de chaque morceau sont comme un fil d'Ariane dans cette traversée d'un nouveau monde que découvre mes oreilles.

Le parallèle me paraît évident, cette musique, c'est la même émotion que je peux retrouver face à un orage : une énergie concentrée libérée par le tonnerre. C'est agressif, c'est furieux, c'est mordant, c'est dangereux, une révélation pour moi qui me croyais imperméable au crachage de bruit à tendances spatiales, loin de soupçonner toute la richesse qu'on pouvait y trouver. Il faut dire que le jeu de batterie de Sebastian Thomson est hypnotique tant il monte en puissance sans jamais montrer le moindre signe de ralentissement, à mon plus grand plaisir.

On me dit que le groupe a joué de ses classiques, piochant dans tous ses albums (et ils sont nombreux). Certains titres comme "Black matter" ou "City in flames" parleront peut-être au connaisseur, pour ma part je les ai reçus de plein fouet pour une première écoute sans savoir de quel album, de quelle influence. La claque de la découverte n'en était que plus forte.

Pendant plus d'une heure, les membres de Trans Am auront déroulé leur  concert dans une tension continue à très haut voltage. À peine le spectacle fini qu'à mon tour, redescendue sur terre, j'ai pu m'exclamer sans retenue : "Trans Am, c'était vachement bien".

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Volume X de Trans Am
Trans Am en concert au Point Ephémère (26 mars 2007)

En savoir plus :
Le Myspace de Lazer Crystal
Le site officiel de Trans Am
Le Myspace de Trans Am

Crédits photos : Cédric Chort (Toute la série sur Taste of Indie)


Léa S.         
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# 18 octobre 2020 : Le grand incendie

Plutôt que de subir ce nouveau couvre feu, faisons feu de tout bois et sortons, chacun avec nos moyens, la culture de ce marasme actuel. Voici donc le programme de la semaine sans plus attendre.

Du côté de la musique :

"Armand-Louis Couperin : pièces de clavecin" de Christophe Rousset
"Ce qui suit" de Mondo Cane
"Awaiting ship" de Dominique Fillon Augmented Trio
"Soné ka-la 2 odyssey" de Jacques Schwarz Bart
"Killing Eve + Australie" nouveau mix de Listen in Bed
"LP2" de Pointe Du Lac
"Jorn" de Box Bigerri
et toujours :
"Glover's mistake" de Mickaël Mottet
"Chanson d'amour" de Alexandre Tharaud et Sabine Devieilhe
"Deux mezzos sinon rien" de Karine Deshayes
"Visible(s)" de La Phaze
"Seven Inch" 2eme émission de la 2eme saison de LISTEN IN BED
"Introsessions EP" de Minshai
"Faune" de Raphaël Pannier Quartet
"Shaken soda" de Shaken Soda
"Y" de The Yokel
"L'ancien soleil" de Yvan Marc

Au théâtre :

les nouveautés :
"L'Art de conserver la santé" au Théâtre de la Bastille
"Don Juan" au Théâtre national de Chaillot
"On purge bébé" au Théâtre de l'Atelier
"Saccage" à la Manufacture des Abbesses
"Le Dernier jour d'un condamné" au Théâtre Essaion
"Jeanne d'Arc" au Théâtr de la Contrescarpe
"Here & Now" au Centre Culturel Suisse
"Virginie Hocq ou presque" au Théâtre Tristan Bernard
"Le destin moyen d'un mec fabuleux" au Studio Hébertot
les reprises :
"La promesse de l'aube" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Les Swinging Poules - Chansons synchronisées" au Théâtre L'Archipel
et les spectacles déjà à l'affiche

Expositions :

la nouvelle saison muséale avec :
"Pierre Dac - Du côté d'ailleurs" au Musée d'art etd'Histoire du Judaïsme
"Gabrielle Chanel - Manifeste de mode" au Palais Galliera
"L’Age d’or de la peinture danoise (1801-1864)" au Petit Palais
"Man Ray et la mode" au Musée du Luxembourg
"Victor Brauner - Je suis le rêve. Je suis l'inspiration" au Musée d'Art Moderne de Paris
"Sarah Moon - PasséPrésent" au Musée d'Art Moderne de Paris

"Alaïa et Balenciaga - Sculpteurs de la forme" à la Fondation Azzedine Alaïa
"Pierre et Gilles - Errances immobiles" à la Galerie Templon

Cinéma :

at home avec :
"India Song" de Marguerite Duras
"De beaux lendemains" de Atom Egoyan
"La légende du piano sur l"océan" de Giuseppe Tornatore
"Une femme mélancolique" de Susanne Heinrich
"Atanarjuat, la légende de l'homme rapide" de Zacharias Kunuk

Lecture avec :

"L'ange rouge" de François Médéline
"Le prix de la vengeance" de Don Wislow
"De Gaulle, stratège au long cours" de François Kersaudy
"Georges Clemenceau, lettres d'amérique" de Patrick Weil et Thomas Macé
"Justice de rue" de Kris Nelscott
"Plus fort qu'elle" de Jacques Expert

et toujours :
"Etouffer la révolte" de Jonathan M. Metzl
"Infographie de la Rome antique" de John Scheid, Nicolas Guillerat & Milan Melocco
"L'accident de chasse" de David L. Carlson & Landis Blair
"Le voleur de plumes" de Kirk Wallace Johnson
"Mon père et ma mère" de Aharon Appelfeld
"Réparer les femmes : un combat contre la barbarie" de Denis Mukwege & Guy-Bernard Cadière
"Un coeur en sourdine" de Alexandra Pasquer

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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