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Love And Its Opposite  (Megaphon / PIAS)  mai 2010

Au début des années 80, Cherry Red Records était un label qui hébergeait en son sein quelques vieux punks comme The Exploited, mais c'était aussi l'écurie de toute une bande de joyeux jeunes gens romantiques et pop, qui préféraient souvent la guitare acoustique à l'électrique, Felt, Jane, Joe Crow, Eyless in Gaza ou encore Monochrome Set. Pas mieux pour passer une soirée à refaire le monde en se regardant le nombril et se disant que la vie est vraiment trop injuste. C'est sur ce label que sont sortis les premiers efforts discographiques d'un côté de Tracey Thorn, en solo ou avec les Marine Girls, et de l'autre côté de Ben Watt, c'est-à-dire de ceux qui allaient bientôt devenir un couple à la scène comme à la ville sous le nom d'Everything but The Girl.

Après des années de pop adulte, élevée au jazz et à Elvis Costello, ce n'est qu'avec le carton mondial du remix de Missing par Todd Terry en 1995 que le son du duo s'orientera vers la pop electro qu'on lui connaît. Tracey Thorn deviendra vite une égérie trip-hop suite à ses collaborations avec Massive Attack.

Sur ce disque, enregistré entre Londres et Berlin, Tracey Thorn s'entoure de la fine fleur de la nouvelle génération pop électro, le producteur des Delphic, Ewan Pearson, Al Doyle des Hot Chips à la basse et à la guitare, ou encore Jono le guitariste des Los Valentinos. Et pourtant, point d'électro dans ce disque, retour au bois, à l'acoustique.

Les thèmes abordés y sont l'engagement, les amours déçues, la séparation. Elle y reprend "Come on home to me" de Lee Hazlewood, après avoir ouvert avec la ballade triste "Oh, the divorces" et avoir continué en évoquant les fantômes du passé dans "Kentish Town" et la solitude dans "Single bar". Ce disque donne l'impression de croiser quelqu'un en pleine middle-life crisis. La voix de Tracey Thorn est toujours aussi somptueuse, magnifique pour véhiculer la mélancolie, mais le disque ne décolle jamais vraiment, et s'enlise dans des ambiances où pointent les regrets plus que les remords.

Si dans son ensemble, l'album ne convainc pas du début à la fin, il recèle cependant quelques petits trésors. Il y a d'abord le single et morceau d'ouverture, "Oh, the divorces" dont la mélodie reste en tête, élégante superposition de cordes frappées, pincées puis frottées. Il y a ensuite "Kentish Town", sur lequel la voix de Tracey Thorn a rarement été aussi poignante, soutenue par une seconde voix féminine plus haute. "You are a lover", plus léger, ouvrant sur quelques notes de guitare électro-acoustique est totalement intemporelle. Enfin le lumineux "Swimming", avec sa rythmique électro minimale qui s'enrichit de claviers, percussions, batterie et violons referme cet album sur une touche plus optimiste.

On craint que ce disque, qui sort quand les beaux jours reviennent, malgré les mélodies agréables et la voix toujours magnifique, ne trouve refuge que dans la discothèque de quelques personnes, rendues récemment célibataires et inconsolables le temps d'un été.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

L'interview de Tracey Thorn (15 avril 2010)

En savoir plus :
Le site officiel de Tracey Thorn
Le Myspace de Tracey Thorn


Laurent Coudol         
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# 24 mai 2020 : Culture pour tous !

Toujours pas de festival, de théâtre, de concert, et autres ouvertures de lieux de réjouissances diverses sinon quelques passe droits pour les amis de Manu. En espérant que tout rentre dans l'ordre et que l'on retrouve le plaisir du spectacle vivant bientôt. Soyez prudents, sortez couverts et restez curieux !

Du côté de la musique :

Interview de Roman Rappak autour de son nouveau projet Miro Shot
"Par défaut" de Antoine Hénaut
"Three old words" de Eldad Zitrin
"Night dreamer direct to disc sessions" de Gary Bartz & Maisha
"Mareld" de Isabel Sörling
"Miroir" de Jean Daufresne & Mathilde NGuyen
"Self made man" de Larkin Poe
"Notre dame, cathédrale d'émotions" de Maitrise Notre Dame de Paris
"Enchantée" de Marie Oppert
"Miroirs" de Quintet Bumbac
et toujours :
"Chante-nuit" de Facteurs Chevaux
"9 songs" de Pierre
"Sex education" de Ezra Furman
"Cage meet Satie" de Anne de Fornel et Jay Gottlieb
Interview de Batist & the 73' réalisé à l'occasion de son live Twitch dont des extraits accompagnent cette entretien
"Hundred fifty roses" de Dune & Crayon
"F.A. Cult" de Hermetic Delight
"Love is everywhere" de Laurent Bardainne & Tigre d'Eau Douce
"Hum-Ma" de Les Enfants d'Icare
"Spirals" de Sébastien Forrestier

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Frida jambe de bois" de Pascal Rinaldi en vidéo
le diptyque Arne Lygre mis en scène par Stéphane Braunschweig :
"Je disparais" en vidéo
"Rien de moi" en vidéo
des comédies :
"Alors on s'aime"
"L'Appel de Londres"
"Hier est un autre jour"
du divertissement :
"On ne choisit pas sa famille"
"Double mixte"
du vaudeville avec "Le Système Ribadier"
du côté des humoristes :
"François Rollin - Colères"
"La Teuf des Chevaliers du fiel"
"Franck Duboscq - Il était une fois"
Au Théâtre ce soir :
"Le canard à l'orange"
"Le prête-nom"
"Deux hommes dans une valise"
des classiques par la Comédie française :
"Le Petit-Maître corrigé" de Marivaux
"Cyrano de Bergerac" d"Edmond Rostand
et aller à l'opéra pour :
"Fortunio" d'André Messager
"Falstaff" de Verdi

Expositions avec :

les visites commentées par les commissaires d'expositions qui se sont tenues au Musée Jacquemart-André :
"Hammershøi, le maître de la peinture danoise" en vidéo
et "La collection Alana - Chefs-d'oeuvre de la peinture italienne"
partir en province pour découvrir en images le Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg
et le Musée des Beaux-Arts de Nancy
puis en Europe en Espagne le Musée national Thyssen-Bornemisza à Madrid
en Allemagne au Städel Museum à Francfort
ailleurs au Brésil à la Pinacothèque de Sao Paulo
et au Japon au Ohara Museum of Art à Kurashiki
avant de revenir dans l'Hexagone pour une déambulation virtuelle dans le Petit Palais

Cinéma at home avec :

du drame : "Aime ton père" de Jacob Berger
de l'espionnage : "Les Ennemis" d'Edouard Molinaro
du thriller : "The Unseen" de Geoff Redknap
du thriller fantastique avec "La Neuvième Porte" de Roman Polanski
du divertissement :
"Cassos" de Philippe Carrèse
"Promotion canapé" de Didier Kaminka
"Les Frères Pétard" de Hervé Palud
de glorieux péplums italiens avec Steve Reeves :
"Les Travaux d'Hercule' de Pietro Francisci en VO
"La Bataille de Marathon" de Jacques Tourneur, Mario Bava et Bruno Vailati en VF
du western :
"L'Homme aux colts d'or" d'Edward Dmytryk
"Chino" de John Sturges
au Ciné Club, du cinéma français des années 30 :
"Mister Flow" de Robert Siodmak
"La Banque Némo" de Marguerite Viel
"Les amours de minuit" d'Augusto Genina et Marc Allégret
"Ces messieurs de la santé" de Pierre Colombier
et des films récents en DVD :
"Deux" de Filippo Meneghetti
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"La Dernière vie de Simon" de Léo Karmann

Lecture avec :

"J'aurais pu devenir millionnaire, j'ai choisi d'être vagabond" de Alexis Jenni
"Les Beatles" de Frédéric Granier
"Washington Black" de Esi Edugyan
et toujours :
"Là où chantent les écrevisses" de Delia Owens
"Les lumières de Tel Aviv" de Alexandra Schwartzbrod
"Faites moi plaisir" de Mary Gaitskill
"La chaîne" de Adrian McKinty
"Incident au fond de la galaxie" de Etgar Keret

Froggeek's Delight :

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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