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L'Aéronef  (Tourcoing)  1er juin 2010

La prestation de Sophie Hunger à l’Aéronef fut remarquable, tant sur le plan humain que musical. Deux heures de concert pendant lesquelles la chanteuse a présenté son troisième album, 1983 – que j’avais jugé assez faible en regard de son chef-d’œuvre Monday’s Ghost. Je ne change pas d’avis à ce propos, mais les titres de ce dernier album ont été interprétés avec une certaine intensité, se mélangeant dignement avec les anciennes chansons.

Sophie Hunger est une personne captivante, incroyablement concentrée sur scène, dont on peut deviner la qualité d’inspiration par ses silences, qu’elle n’hésite pas parfois à prolonger sans que cela ne perturbe le public : dans ses silences on arrive à percevoir sa maîtrise d’un répertoire qui a autant avoir avec le jazz et le classique qu’avec le folk.

Seule au piano ou à la guitare, ou encore accompagnée par son groupe pour des moments plus électriques, elle s’implique entièrement, ne fût-ce que par de simples inflexions de voix. Autre point fort : sa capacité à modifier la structure initiale de ses chansons, par exemple en remplaçant la mélodie de l’introduction par un ton neutre mais tout autant chargé d’émotion : les chansons n’en restent pas moins reconnaissables. Certains enchainements semblent improvisés, mais un travail rigoureux les contient entièrement.

Sa voix au timbre si particulier est plus troublante lorsque les chansons sont en allemand : assise au piano, vêtue d’une robe rouge, nous tournant le dos, cette jeune femme au tempérament fort séduit sans le vouloir.

Il faut aussi noter sa lucidité à l’endroit de l’industrie musicale, consciente qu’elle participe elle-même, instrument de spectacle, à un "show-biz" nécessaire. Pouvoir s’en moquer, et dans un même mouvement se moquer d’elle-même − dans le titre "Invisible" − est ce qui fait sa force. A vingt-sept ans Sophie Hunger connaît parfaitement les rouages du système qui lui a permis de s’affirmer ; elle joue avec sans rien compromettre de sa droiture morale.

Vers la fin du concert, au milieu d’un morceau de piano, une reprise de "Con Toda Palabra" de Lhasa nous bouleverse plus que ce que nous ne saurions dire. Nous ne remercierons jamais assez Sophie Hunger d’avoir fait cet hommage à la grande chanteuse mexicaine, dont la disparition récente continue de nous perturber.

A la sortie du concert j’ai considéré autrement l’album 1983, comme si cette soirée permettait de compléter virtuellement ce qui manque à ce disque : un souffle qui est celui de la plus grande liberté.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Monday's Ghost de Sophie Hunger
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Sophie Hunger en concert au Festival GéNéRiQ 2008 (6 mars 2008)
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Sophie Hunger en concert au Grand Mix (samedi 17 otobre 2009)
Sophie Hunger en concert au Festival Fnac Live #3 (édition 2013) - Dimanche

En savoir plus :
Le Myspace de Sophie Hunger

Crédits photos : Cédric Chort (Toute la série sur Taste of Indie)


David Falkowicz         
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# 22 mars 2020 : Homeworks

Nos chroniqueurs ont fait leurs devoirs à la maison cette semaine. On vous parle toujours de musique, de littérature et de jeux vidéo mais aussi d'expositions virtuelles, de cinéma et de théâtre en DVD ou en ligne. C'est parti, voici de quoi vous occupez en restant chez vous.

Du côté de la musique :

"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander
et toujours :
"Ludi" de Chassol
"D'ombres" de Elodie Vignon
"L'univers" de Goodbye Moscow
"Single / Clip des champions" de Klub des Loosers
"Robert Schumann : L'hermaphrodite" de Laurianne Corneille
"A Milli" le podcast numéro 11 de Listen in Bed
"Outlaws" de Ludivine Issambourg
"It's only us" de Monophonics
"Premier EP" de Panic Party
"Ornithologie" de Un Poco Loco

Au théâtre :

dans un fauteuil de salon avec la sélection de la semaine en diffusion sur le net :
du boulevard avec :
"Le Sommelier" en replay sur la chaîne Paris-Première et la captation de "Un amour de jeunesse"
un classique avec la captation de "Ruy Blas" créé aux Fêtes Nocturnes de Grignan
un classique revisité avec le streaming de "L'Ecole des femmes" au Théâtre national de l'Odéon
une comédie circassienne avec la captation de "La Nuit du Cerf" du Cirque Leroux
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" : "Potiche" de Barillet et Grédy avec Jacqueline Maillan
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Récital emphatique de Michel Fau"
"Le Gros, la Vache et le Mainate"
"Elephant Man"
"Dans les yeux de Jeanne"
"Orphée"
"Il y aura la jeunesse d'aimer"

Expositions :

en toute tranquilité mais qui déménagent avec sur le Musée de la Sacem avec :
"Le Punk français" qui a fêté son quarantième anniversaire et "Le Disco français" toujours présent sur les dancefloors
le parcours virtuel sur le site du Petit Palais correspondant à l'exposition "Paris 1900"
en passant les frontières avec la visite virtuelle des collections du Rijksmuseum d'Amsterdam
et, en attendant la réouverture de l'exposition "Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée, le documentaire "Sur les pas de Christian Louboutin" de Olivier Garouste

Cinéma :

se faire une toile à domicile avec parmi les films récents sortis en DVD :
"Martin Eden" de Pietro Marcello
"Roubaix, une lumière" de Arnaud Desplechin

Lecture avec :

"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle
et toujours :
"Alerte rouge" de Tomaz Lavric
"Chez nous" de Louis Candlish
"de Gaulle et les grands" de Eric Branca
"El Nino de Hollywood" de Oscar & Juan José Martinez
"Idiot wind" de Peter Kaidheim
"L'intégrale de F A U S T" de Serge Lehman
"Pacifique" de Stéphanie Hochet

Froggeek's Delight :

Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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