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High Violet  (4AD / Beggars)  mai 2010

Cela a dû leur faire bizarre, aux membres de The National de se retrouver avec la pression d'un Domenech en route pour l'Afrique du sud. Une pression imputable à un truc très en vogue en ce moment que l'on appelle la spéculation. Ainsi donc, sans trop savoir pourquoi, les braves types de The National ont vu leur cote grimper à l'annonce et à l'approche de la sortie de leur du coup "très attendu nouvel album" (j'insiste sur les guillemets). Or, ceux qui fréquentent le groupe depuis leurs débuts savent très bien que s'il y a bien une qualité que l'on peut leur attribuer aux natifs de Brooklyn, c'est bien la constance. D'ailleurs cet aboutissement (entendez une certaine reconnaissance hors du champs des fans invétérés) est largement mérité, à une époque où n' importe quel péquin se retrouve intronisé nouvelle sensation sur la foi de trois morceaux potables balancés sur Myspace.

Pour les National, il en aura été tout autrement. Il aura fallu une bonne dizaine d'années pour que leur nouvel album, High Violet, leur cinquième, leur confère un statut de groupe attendu, ayant quelque chose à prouver. Autant mettre les choses au clair d'emblée... Ces types, responsables d'albums habités et hautement fréquentables (Alligator et Boxer, mais également Sad Songs For Dirty Lovers), n'ont pas ou plus grand chose à prouver. D'ailleurs, High Violet est loin d'être un album immédiat et ne déborde pas d'hymnes anthémiques à la U2. High Violet se dévoile peu à peu et se mérite au fil de nombreuses et patientes écoutes.

D'abord, ne pas se fier à cette pochette colorée et arty... Si The National avait voulu annoncer la teneur musicale de ce nouvel opus par la biais de la pochette, un monochrome marron ou noir de Rothko aurait fait l'affaire. High Violet est de loin le disque le plus sombre et en retenue du quintet, un voyage au bout de l'introspection et de la mélancolie. Les textes de Matt Berninger contribuent beaucoup à cette impression d'ensemble. "Terrible Love", "Sorrow", "Anyone's ghost" évoquent les tranches de vie dépeintes dans les nouvelles de Raymond Carver. De sa voix de baryton, Berninger parle d'amours qui prennent l'eau, du refus d'être le fantôme de quiconque, de maux enracinés depuis des lustres qui ankylosent l'existence.

Musicalement, The National trouve un équilibre entre sombre introspection et fulgurances épiques. "Terrible Love" illustre parfaitement ce périlleux numéro d'équilibriste, largement aidé par le jeu de batterie de Bryan Devendorf. Ce dernier alterne les roulements funéraires proches de Cure circa Faith avec de soudaines cavalcades rythmiques. Les National ont aussi porté une attention méticuleuse aux divers et nombreux arrangements : cuivres et cordes luxuriants bien sûr, mais s'offrent également les choeurs de Sufjan Stevens et de Justin "Bon Iver" Vernon.

Cependant pas de méprise sur ce High Violet : malgré la gravité du ton et du propos, Berninger et son gang évitent l'écueil misérabiliste et l'auto-apitoiement pour tendre vers une élégance et une classe folles. The National incarne la classe américaine, et High violet place le groupe largement au-dessus de la mêlée des "hipsters" à la petite semaine. Les aspirants aux récompenses en tout genre (meilleur groupe, meilleur album...) auront du souci à se faire au moment de faire les comptes à la fin de l'année 2010.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de The National
Le Myspace de The National


Julien P.         
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# 13 octobre 2019 : On Manque de Mains D'oeuvres

Alors que la mairie de Saint Ouen a décidé de la fermeture de la salle mythique Mains d'Oeuvres, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour la culture. Alors on continue de notre côté avec beaucoup de musique, la fin de la session de Orouni, des tas de livres, du théâtre pour tous les goûts, des expos et plein d'autres choses (mais rien sur Dupont de Ligonnès). C'est parti.

Du côté de la musique :

"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Rencontre avec Orouni dans les rayons d'une librairie
et bien entendu, Orouni en session live, toujours dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos
et toujours :
"Pas plus le jour que la nuit" de Alex Beaupain
"Matriochka : Romantic fantasies & Transcriptions from Russia" de Alexandra Luiceanu
"La nuit devant" de Baden Baden
"aMour(s)" de Fabien Martin
"L'arbre rouge" de Hugues Mayot
"Why me ? why not" de Liam Gallagher
"Les disques dans notre vide poche" le podcast #1 de Listen in Bed
"Drive" le premier mix de Listen in Bed
"Mademoiselle in New York" de Lucienne Renaudin Vary
"Still life : A tribute to Philip Glass" de Maud Geffray
"The flood and the fate of the fish" de Rabih Abou Khalil
Rencontre avec The Great Old Ones
"Sprayed love" de Xavier

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Fausse note" au Théâtre de la Contrescarpe
"Sabordage" au Théâtre 71 à Malakoff
"Rêves d'Occident" au Théâtre de la Cité internationale
"Donnant Donnant !" au Théâtre Athénée
"Piège pour Cendrillon" au Théâtre Michel
"La Famille Ortiz" au Théâtre Rive Gauche
"La Promesse de l'aube" au Théâtre de l'Atelier
"Yannick Jaulin - Causer d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Yannick Jaulin - Ma langue maternelle va mourir et j'ai du mal à pas parler d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Ciel, ma belle mère !" au Théâtre d'Edgar
"De quoi je me mêle !" au Théâtre Athénée
"On est mal Macron, on est mal" au Théâtre des Deux Anes
"Looking for Beethoven" au Théâtre Le Ranelagh
des reprises :
"Adieu Monsieur Haffmann" au Théâtre Rive-GAuche
"Anna Karénine" au Théâtre de la Contrescarpe
"Les Crapauds fous" au Théâtre de la Renaissance
"La Convivialité" au Théâtre Tristan Bernard
"Il y aura la jeunesse d'aimer" au Théâtre Le Lucernaire
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"Une leçon d'Histoire de France : de l'An mil à Jeanne d'arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France : de 1515 au Roi Soleil" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Vipère au poing" au Théâtre du Gymnase
et la chronique des spectacles à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Moderne Maharajh, un mévène des années 1930" au Musée des Arnts décoratifs
"Balzac & Granville, une fantaisie mordante" à la Maison de Balzac

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Martin Eden" de Pietro Marcello
"Little Monsters" de Nicolas
"Les Chemins de la haute ville" de Nicolas
la chronique des films de septembre
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann
et toujours :
"Archives des enfants perdus" de Valeria Luiselli
"De pierre et d'os" de Bérengère Cournut
"L'accident de l'A35" de Graeme Macrae Burnet
"Le mystère Sammy Went" de Christian White
"Les furtifs" de Alain Damasio
"Lost man" de Jane Harper
"Vers une nouvelle guerre scolaire" de Philippe Champy

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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