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Bang Goes The Knighthood  (Divine Comedy Records)  mai 2010

La pop orchestrale de l’irlandais Neil Hannon semble n’avoir pas beaucoup changé depuis cette extraordinaire année 1993 où, coup sur coup, se succédaient de grands albums qui feront l’histoire de la pop. Parmi ces albums – ai-je besoin de les citer ? – on trouve Liberation de The Divine Comedy : paradigme d’une pop savante, dont les qualités d’écriture sont incontestables. On pourrait retracer ici la progression de cette musique sur une quinzaine d’années ; enregistrer les pics d’intensité se confondant avec Liberation (par exemple Promenade et Casanova) ; parler ensuite d’une autre période moins bonne (Regeneration).

La question importante à se poser reste la suivante : qu’est-ce qui fait que The Divine Comedy nous touche moins qu’avant ? En quoi les quatre premières années du groupe de Neil Hannon déterminent un grand moment qui n’a jamais ensuite pu être dépassé − alors que le style musical reste sensiblement le même ? Lorsque j’écoute le dernier album, Bang Goes the Knighthood, quelque chose m’empêche d’être réellement satisfait, comme si cette œuvre n’était qu’une tentative de retrouver la grandeur de ces quatre années ; comme s’il s’agissait d’une musique reconstituée. Ou alors est-ce moi qui ne suis plus sensible à un programme qui s’est si parfaitement répété depuis quinze ans ?

Je pense que si Liberation paraissait aujourd’hui, j’eusse été aussi enthousiaste qu’en 1993. En réalité Bang Goes the Knighthood, par son absence de relief, et ce malgré ses incontestables qualités mélodiques (pour ne citer qu’un titre, l’audacieux "Can You Stand Upon One Leg"), révèle un problème remarquable de notre temps : la pop ne parvient plus à se renouveler ; et par ce manque une compensation est recherchée dans la répétition (au mieux), ou l’imitation (au pire). Dans le cas de The Divine Comedy, une période est reconnue comme révolue, et sa répétition est recherchée.

Kierkegaard a fait de la répétition un concept fort, expliquant qu’elle définit un "ressouvenir en avant" : nous vivons pour pouvoir revivre ce que nous vivons, parce que la nouveauté est ennuyeuse (ce qui reste discutable). Nous souhaitons écouter une musique qui nous fasse penser à celle d’un temps perdu, qui ne sera jamais retrouvé. Et par cette répétition un stade est franchi – en l’occurrence, chez Kierkegaard, il s’agirait du stade esthétique : un saut qualitatif permettant de dévier de la trajectoire, fût-ce légèrement. Mais de cette manière la perfection ne peut être atteinte ; le processus est bloqué dès le début : tous les albums de The Divine Comedy répètent Liberation qui était à lui seul l’album de la totalité pop. Aucune dialectique ne pouvait transformer ce premier agencement.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de The Divine Comedy
Le Myspace de The Divine Comedy


David Falkowicz         
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# 14 juillet 2019 : Les pieds dans l'eau

C'est l'été, les vacances pour certains, mais cela n'empêche pas de découvrir quelques petites perles musicales, littéraires, théâtrales, cinématographiques... Alors ne perdons pas de temps et découvrons le programme de la semaine.

Du côté de la musique :

"Reward" de Cate Le Bon
"Walk on a mirror" de Beautiful Badness
"You're here now what ?" de Matmatah
"Verdée" de Verdée
"Circo circo" de Who's the Cuban
Tom Mascaro et The Daggys au M'art in the street de St Symphorien s/ Coise
Beauregard #11 :
Jeudi avec MNNQNS, Gossip, Fatboy Slim entre autres
Vendredi avec Balthazar, Lavilliers, NTM, Etienne de Crécy...
Les Eurockéennes de Belfort #31 : Interpol, Fontaines DC, Idles, Mass Hysteria...
et toujours :
"Lung bread for daddy" de Du Blonde
"Orgue" de Guero
Hellfest #14 avec No one is innocent, Gojira, Kiss, Cannibal Corpse, Sister of Mercy et pas mal d'autres
"L'envoutante" de L'Envoûtante
"Uncovered Queens of the Stone Age, The lost EP" de Olivier Libaux
"Praeludio" de Patrick Langot
"Carnet de voyage, livre 1 : Beethoven Cras" de Quatuor Midi Minuit
"The twin souls" de The Twins Souls

Au théâtre :

"Glissement de terrain" au Théâtre de la Reine Blanche
"Philippe Chevallier et Bernard Mabille - Chacun son tour" au Théâtre L'Archipel
"De Judas à Manuel Valls" à la Comédie Saint-Michel
"Philippe Fertray - En mode projet" au Théâtre de la Contrescarpe
"Florian Lex - Pas de pitié !" au Théâtre du Marais
des reprises :
"Nature morte dans un fossé" au Petit Gymnase
"Muriel Lemarquand - Trop forte !" au Théo Théâtre
la chronique des spectacles à l'affiche parisienne en juillet
et la chronique des spectacles programmés au Festival Off d'Avignon

Expositions avec :

"Back Side/Dos à la mode" au Musée Bourdelle
et dernière ligne droite pour :
"L'Orient des peintres, du rêve à la lumière" au Musée Marmottan-Monet
"Hammershoi - Le Maître de la peinture danoise" au Musée Jacquemart-André
"La Lune - Du voyage réel aux voyages imaginaires" au Grand Palais
"La Collection Emil Bürhle" au Musée Maillol

Cinéma :

"Le Voyage de Marta" de Neus Ballus
et la chronique des sorties de juillet

Lecture avec :

"L'enfer du commissaire Ricciardi" de Maurizio de Giovanni
"Hitler et la mer" de François-Emmanuel Brézet
"La villa de verre" de Cynthia Swanson
"Le fossé" de Herman Koch
"Les apprentis de l'Elysée" de Jérémy Marot & Pauline Théveniaud
et toujours :
"Entrer dans l'arène en même temps que l'orage" de Danny Denton
"Et tout sera silence" de Michel Moatti
"Je te donne" de Baptiste Beaulieu, Agnèes Ledig, Laurent Seksik, Martin Winckler
"Le dernier thriller norvégien" de Luc Chomarat
"Néron" de Catherine Salles

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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